‹ Végétations Adénoïdes Du Pharynx NasalChapitre 5 sur 15 · A IE · texte numérisé non relu

A IE

Enfin la portion sous-jacente de la muqueuse, formée d’un tractus fibreux très vasculaire, présente à la coupe une série de vaisseaux sanguins très distendus et d’un diamètre assez considérable.

Cette turgescence des vaisseaux, cette prolifération d'éléments embryonnaires et des cellules lymphatiques donnent la raison de l’hypertrophie. Ajoutons à cela une dégénérescence granulo-graisseuse d’une partie de ces éléments, qui ne peuvent subsister à cause de leur compression réciproque. Cette dégénérescence est telle en certains points qu'ils se réunissent en foyers et peuvent simuler de petits kystes.

Après cette étude rapide des éléments de nouvelle formation, nous arrivons à constituer les éléments de l’exsudat qui accompagne constamment la présence des végétations adénoïdes.

C’est un liquide muqueux, gris verdâtre, parfois jaunâtre, souvent strié de sang. Il est formé de globules de pus, de granulations graisseuses, débris de cellules épithéliales, à cils vibratiles ou non, quelquefois caliciformes. Avec cela, des globules blancs, des globules rouges, quelquefois des poussières apportées par la resniration.

La cause des siries sanguines est donnée par la fragilité des éléments de ja tumeur, qui, au moment où le malade se mouche ou éternue, au moindre effort d’expuition, se déchirent, et avec eux quelques vaisseaux sanguins.

On remarque aussi une âssez grande quantité de muens, qui n’est pas seulement donné par la partie saine de la muqueuse, mais aussi par la partie malade.

Nous avons à dessein laissé de côté cette partie de la question pour en parler ici. Les glandes acineuses, qui existent en grand nombre dans les autres parties du pharynx, ne font point défaut dans le pharynx nasal, mais elles ne participent pas à l’hyperplasie du reste de la muqueuse, et c'est à peine si la couche qui les entoure est légèrement injectée. « On peut dire (suivant M. Cornil) que les glandes acineuses, lorsqu'elles entrent dans la constitution des tumeurs adénoïdes, ne jouent aucun rôle dans leur production, tandis que le rôle des follicules clos est prédominant. »

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Mais il n’est pas étonnant cependant que ces glandes, quoique n'étant pas hypertrophiées, sécrètent une plus grande quantité de mucus qu'à l’état normal ; le contact irritant des liquides qui les entourent et l’inflammation des tissus voisins suffisent pour l’expliquer.

On a souvent comparé les végélations adénoïdes du pharynx nasal à l’hypertrophie des amygdales, précisément à cause de l’analogie de la muqueuse de la région avec l’amygdile, puisqu'on l’a appelée tonsille pharyngienne (Kôlliker). « Mais, dit M. Cornil, elles en diffèrent surtout parce que l’hypertrophie de l’amygdal: amène avec elle une formation de tissu conjonctif dense qui sépare les groupes de follicules clos et détermine une induration de l’organe. La nature de revêtement épithélial pavimenteux, stratifié dans celie-ci, à cellules cylindriques dans l’'amygdale pharyngienne, donne aussi un tout autre aspect aux sécrétions qu'on observe à la surface des tumeurs ou dans les plis et dépressions de la muqueuse. »

Donc, différence : 1° par la consistance ; pas de prolifération conjonctive dans les végélations adénoïdes du pharynx nasal (Tédenat); d’où fragilité. Au contraire, induration dans lhypertrophie des amygdales.

& Différence dans l’exsudat : celluies cylindriques caliciformes ou à cils vibratiles dans celui des premières ; cellules pavimenteuses analogues à celles de la muqueuse buccale dans les secondes.

SAR Leu

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