‹ Végétaux fossiles de NormandieChapitre 3 sur 27 · PI. XXI · texte numérisé non relu

PI. XXI

k à 1 étage 50 80 94

14 à 2 étages 6 à 7 étages k à 13 étages 2 à 19 étages SAN » 9vartee » n RENE TA » 1:2:20 »

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Sur les sections radiales l'aspect des rayons est muriforme., En section tangentielle la hauteur des étages est de 17 à 22 y et leur largeur probable de 20 à 25 y (avant toute altération, car pour beaucoup d’entre eux celle-ci a produit une turgescence plus ou moins accusée). Leurs parois semblent avoir été minces dans tous les cas.

Les sections transversales montrent un certain nombre de cellules à contenu noir qui sont probablement des cellules résinifères car les sections longitudinales montrent des files de cellules à recloisonnements transversaux. Elles sont soit éparses soit réunies en petits groupes et fréquemment leur présence dérange un peu l’ordre radial des trachéides.

En résumé, le bois étant très mal conservé, son attribution présente une certaine difficulté. Cependant l'absence de couches annuelles nettes, la petite taille des ponctuations aréolées et surtout leur distribution serrée en files alternantes, me le font considérer, malgré la grande hauteur de beaucoup de ses rayons médullaires, comme appartenant au type Araucarioxylon. Du reste des rayons inédullaires à grande hauteur ont été déjà signalés chez certains bois de ce type.

Parmi les bois décrits c’est peut-être de l'A. virginianum Knowlton trouvé dans les couches de Potomac (31) que l'échantillon n° 2 se r'approche le plus. Mais ce dernier est vraiment en trop mauvais état pour qu'une telle assimilation puisse être faite autrement que d’une

(1) Tous les chiffres relatifs aux rayons de faisceaux sont, dans le cas présent, un peu sujets à caution. Car, malgré mes précautions pour éviter des erreurs, la mauvaise conservation de l'échantillon a pu, dans une certaine mesure, fausser mes résultats.

ao)

De ÉTUDE DES ÉCHANTILLONS

facon très douteuse, d'autant plus qu'il ne m'a pas été possible de consulter l'ouvrage même de Knowlton.

Il y a lieu de remarquer aussi que l'échantillon n° 2 offre d'assez nombreux points de ressemblance avec l'échantillon n° 9 (Araucarioxylon Tranchanti) du Corallien de Lisieux dont la description sera donnée plus loin. Peut-être donc ces deux échantillons qui sont d'un niveau peu différent et de deux localités voisines, appartiennent-ils à la même espèce ?

Echantillon n° 3.— Don de M. Bigot.

(PL. XVIL fig. 4-9, PI. XXI, fig. 65 et diagr. 3, PL. XXII, fig. 70)

Ce bel échantillon était déposé dans la collection de Géologie de l'Université. [l ne porte aucune indication de provenance. Mais, par l'examen de sa gangue, M. Bicor, professeur de Géologie à l'Université de Caen, est amené à penser qu'il provient des couches siliceuses à Trigonies d'Hennequeville (Calvados). On devrait par suite le rapporter. à l'Oxfordien supérieur.

C'est un fragment cylindrique de branche, contenant encore sa moelle ; il est long de 20% environ avec un diamètre de 7% dans sa plus grande épaisseur, mais qui tombe par places à 5% et même 4%. L'écorce manque ainsi que toute la partie extérieure du cylindre | lignéux. Sa couleur est grise ; son apparence est celle d’un bois bien conservé. Il est silicifié. En quelques points et surtout à ses extrémités le bois se montre corrodé et creusé, d’une façon qui rappelle complètement celle de l'échantillon n° 1. L'aspect de ces deux échantillons offre d’ailleurs beaucoup d’analogie et ferait penser qu'ils proviennent du même niveau. | Sur une section transversale et vu au microscope, ce bois montre des stries concentriques, très nombreuses, excessivement serrées c’est-àdire très minces mais, d'autre part, très peu accusées. Il est évident que certaines de ces stries représentent des zones automnales, mais peut-être certaines autres ne sont-elles que des régions correspondant à des périodes de ralentissement de la végétation en cours d'année. En somme il existe des couches annuelles mais faiblement indiquées et souvent difficilement délimitables.

Malgré les difficultés de l'étude, je crois pouvoir affirmer que l'épaisseur moyenne des couches est au plus de 0"*30 ; en tous cas la plus grande n’est que de 1""30.

La moelle est irrégulièrement elliptique avec 3"»2 d'épaisseur suivant son grand axe et 1"" seulement suivant le petit. Il ne semble d'ailleurs pas que cette forme soit due à une compression quelconque ; elle paraît absolument normale.

Au microscope la moelle se montre constituée en grande partie par des sclérites sel, fig. 4, pl. XXII et pour le reste par des cellules parenchymateuses peut-être résinifères. On y observe ni planchers transversaux ni canaux résinifères.

Les faisceaux de l’étui médullaire forment des saillies inégales dans lesquelles out le bois est centrifuge et distribué en lames parallèles, Certains d’entre eux Se MON° trent comme sortants; ils sont étroits. à

La symétrie de l’organe est spiralée, sans qu'il m'ait été possible de définir son cycle d’une façon plus précise. |

Dans le bois secondaire les files ligneuses radiales présentent une grande régularité partout où celle-ci n'a pas été masquée par écrasement, PI, XXIT, fig. 70. La taille des trachéides considérée dans chaque file est d’une uniformité remarquable qui n’est rompue que par l’intercalation des minces zones automnales, vraies ou fausses. Toutefois cette taille augmente progressivement à partir de la moelle; au delà de 2cm à partir de cette dernière elle atteint une moyenne radiale à peu près constante de 17 a, moyenne qui ne faiblit que peu dans les zones automnales, 54; fig. 5. Quant au diamètre tangentiel des trachéides, il varie évidemment avec les files ligneuses considérées, mais il est en moyenne de 20 } et peut atteindre jusqu'à 28 à dans les files les plus larges, de telle sorte que, sauf dans les files étroites, la section transversale des trachéides est d'ordinaire un peu élargie tangentiellement. L’épaisseur des parois trachéidiennes offre assez de constance : elle est d'environ 9 x. Cependant dans les files qui bordent les rayons de faisceaux, cette

épaisseur est presque toujours un peu plus grande, tb, fig. 5et rc, fig. 70, P1. XXII 3 souvent même elle s'accroît jusqu'à réduire fortement la lumière des trachéides, tb’. Ce fait qui rappelle celui déjà signalé dans l'éch® n° 1 est tout particulièrement visible dans les régions écrasées parce que là les fortes parois des trachéides de bordure ont beaucoup plus résisté que les autres à la compression, 4’, fig. 6.

Les ponctuations aréolées des parois trachéidiennes radiales sont très régulièrement rangées en une file longitudinale simple, fig. 6 bi, dans laquelle elles sont contiguës et atteignent un diamètre maximum de 12 1. Quelquefois ces aréoles peuvent être un peu comprimées entre elles ; plus rarement elles sont distribuées en deux files contiguës et alternantes. Peut-être leurs pores centraux sont-ils le plus

Souvent normalement arrondis, mais j'en ai, au moins parfois, aperçu qui étaient en croix.

Il existe également des ponctuations aréolées sur certaines parois tangentielles ; elles ne diffèrent des précédentes que par leur taille plus petite (au plus 8 x). Je n'ai pu reconnaître les conditions de leur localisation.

Le nombre moyen des rayons de faisceaux au millim. carré tangentiel (à 2% de la moelle est de 69. Considérés d’après le nombre de leurs étages, ces rayons se répartissent de la façon suivante :

37 à 1 étage | 93

26 à 2 étages k à 5 étages 21 à 3 » 2à 6 »

9à4 >» | Lan) 93 100

Tous, à part quelques rares recloisonnements radiaux dans des cellules isolées, sont unisériés, Dans beaucoup d’entre eux les cellules sont toutes sclérifiées et remplies d’un contenu noir, fig. 7 ; certaines cependant peuvent être restées parenchymateuses ; peut-être même y avait-il des rayons entièrement parenchymateux ?

La largeur de ces rayons est de 18-24 L et la hauteur de leurs étages de 20 p en moyenne. La profondeur (suivant le rayon) des cellules qui les composent est très variable ; j'en ai vu qui n’avaient que 56 & et correspondaient à l'épaisseur de 3 trachéides, tandis que d’autres atteignaient 130 u correspondant à 7 trachéides. Vusen section radiale, les planchers de ces rayons ne sont pas toujours rigoureusement rectilignes et les cellules peuvent y être un peu renflées en tonneau.

Il m'a été presque partout impossible de reconnaître le genre de ponctuations que portaient les aires mitoyennes ; seules deux ou trois aires me laissent supposer qu’elles devaient être petites, nombreuses et aréolées. Quant à celles des autres parois des rayons, J'ai cru voir qu'elles étaient simples et telles que les représentent de profil mes fig, 6 bis, 7 et 9. Cependant la présence de la substance noire dont elles sont souvent tapissées et peut-être plus encore une sorte de fendillement radial dont elles sont aflligées, a, fig. 7, me forcent à émettre ici un doute et à dire que peutêtre elles étaient lisses.

Sur la section transversale on peut, sauf au voisinage de la moelle, observer un certain nombre de cellulles résinifères qui se distinguent facilement grâce à leur contenu noir, cr, fig. 8. Elles sont les unes dispersées sans ordre apparent dans tout le bois, les autres distribuées sur certains cercles peut-être accidentels ; les premières sont souvent très grêles et toujours isolées ; les dernières plus larges et quelquefois groupées en amas qui, par leur aspect, rappellent un peu les tissus de roulures peu importantes.

Sur les sections longitudinales on retrouve facilement ces divers éléments, mais

on peut constater de suite que les uns sont cloisonnés et les autres pas, fig. 9, ces derniers ne se rencontrant que parmi ceux qui sont grêles et les premiers surtout parmi ceux qui sont larges. Du reste entre les termes extrêmes on trouve tous les passages. Leurs parois sont ordinairement minces lorsque les éléments sont grèles et sans cloisons : elles sont plutôt épaisses et même scléreuses toutes les fois qu'ils sont cloisonnés,

‘ Enfin, par places, les sections longitudinales montrent des cordons cellulaires longitudinaux, uni- bi- ou même trisériés aussi bien dans le sens radial que dans le sens tangentiel. Dans ces cordons, psci, fig. 6 Pis, les cellules sont larges, un peu allongées longitudinalement ; elles ont des parois ordinairement scléreuses et un contenu noir plus ou moins dense; en un mot elles sont en tout, sauf la direction verticale, semblables à celles de beaucoup de rayons médullaires. Certaines de ces files, fig. 6, mettent d'ailleurs des rayons en communication les uns avec les autres.

Il se peut que ces cordons scléreux longitudinaux représentent les roulures citées plus haut, mais, en tous cas, par leur structure ils se rattachent, d’une part, aux rayons médullaires et, d'autre part, à l'appareil résinifère cloisonné et non recloisonné. Et en effet les résinifères même les plus simples sont généralement en un point quelconque en contact avec au moins un rayon médullaire, fig. 9.

Quelquefois les trachéides sont coupées de cloisons transversales minces qui se trouvent toujours au niveau des rayons de faisceaux, r, fig. 7.

Ma section tangentielle, pratiquée à 2°" de la moelle, coupe trois petits faisceaux sortants. La largeur de deux d’entre eux est de 100 p avec une hauteur d'environ 200 y ; celle du troisième n’est que de 70 y sur 130 w de haut (ce sont là des tailles qui rappellent celles que l’on observe chez l'Araucaria excelsa). Sur l’un deux il est visible qu’un certain nombre des éléments ligneux situés dans sa moitié supérieure sont scalariformes, PI, XXI, fig. 65. Dans la moitié inférieure se voient surtout des trachéides étroites, à parois épaisses et dont l’aspect rappelle celui des fibres.

En résumé le bois de cet échantillon n°3 se rapporte sans conteste au type Araucarioxæylon. Non seulement il en à les caractères histologiques mais encore la persistance des faisceaux foliaires sortants.

Sa comparaison avec l'échantillon n° 1 montre des ressemblances vraiment frappantes. Il y a bien quelques dissemblances aussi : la forme de la moelle, circulaire et plus parenchymateuse chez le n° 1, très elliptique et plus scléreuse chezle n°3; l'appareil résinifère plus développé, plus recloisonné, plus scléreux chez le second que chez le premier ; la sclérification fréquente dans les rayons médullaires du deuxième, à peine indiquée chez le premier ; enfin, chez le second, une

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2200 oo NS ee

taille un peu plus faible des faisceaux foliaires persistants (1). Mais ce sont là des dissemblances qui sont plutôt d'ordre quantitatif que qualitatif et telles qu’elles se peuvent, par suite, observer à des niveaux différents d'une même plante ou au moins sur deux pieds différents d’une même espèce. Elles sont donc insuffisantes pour contredire l’assimilation de ces deux bois, alors qu’elle est ordonnée par tant d’autres caractères sérieux, tels que la différenciation de la moelle suivant un mode identique, la ressemblance dans le mode de croissance annuelle, la similitude de structure des tissus ligneux primaires et secondaires, la présence, dans les deux cas, d'épaississements pariétaux dans les portions des trachéides qui sont au contact des rayons de faisceaux, la similitude de la ponctuation aréolée, celle du nombre et de la Structure des rayons de faisceaux (en dehors de l'intensité de la sclérification) ; la présence commune de certains éléments résinifères à forme de trachéides ; enfin la persistance de faisceaux sortants de taille peu différente. :

En somme donc l'échantillon n° 3 me paraît appartenir à la même espèce que l'échantillon n° 1 et doit prendre, comme lui, le nom de Cormaraucarioxylon crasseradiatum.

Si, en partant de cette conclusion, on vient à comparer l'extérieur des deux échantillons, on est très frappé de la grande ressemblance de leur aspect général. Certes ils ne peuvent provenir d’un échanüllon unique, mais ils Semblent vraiment avoir subi une fossilisation identique.Et alors, étant donnée la proximité de l’oolithe corallienne de Trouville et des couches à Trigonies d'Hennequeville, toutes deux dans l’'Oxfordien supérieur, on doit se demander si en réalité ces deux bois ne proviendraient pas d'une seule et même couche (dénommée peu exactement dans le cas de l’éch°* n° 1). Ce sont là autant de considérations qui viennent encore faciliter l'assimilation spécifique que je propose.

(1) Peut-être la description que j'ai donnée de la structure des uns et des autres semble-t-elle les différencier davantage, l’éch°* n° 4 semblant ne posséder que des vaisseaux aréolés, alors que l'éch°* n° 3 ne montrerait que des vaisseaux scalariformes, Mais il ne faut pas oublier que des deux parts ma lecture des tissus a dû se borner à quelques éléments de telle sorte que vraisemblablement ces deux lectures doivent être admises dans un sens complémentaire au lieu de l'être dans un sens contradictoire. Il faut probablement penser que dans les faisceaux sortants de ces deux échantillons les tubes scalariformes très grêles succédaient à des frachées et à des tubes annelés que je n’ai vus nulle part et qu'ils étaient suivis de l'apparition de tubes aréolés, puis de trachéides fibroïdes. Dès lors toute contradiction disparaît.

Échantillon n° 4. — Falaises de Dives (Calvados); Oxfordien inférieur (?).

(P. 260, fig. I ; PI. XVI, fig. 10-13 ; PI. XVIIL, fig. 14; PL. XXI, diagr. 4; PL. XXII, fig. 71 et PI. XXII, fig. 86)

Cet échantillon a été trouvé dans la falaise de Dives par M. Noury, négociant à Dives, qui ne put me donner aucun renseignement sur le niveau géologique qu’il y occupait. Toutefois le mode de conservation de ses tissus par le carbonate de fer rappelle d’une facon suffisamment remarquable celui du Bennettites Morierei. Sap. et Mar. sp. (33, I), pour m'amener à penser qu’il provient du même niveau que lui, c'est-à-dire des couches oxfordiennes inférieures.

C’est un fragment de bois roulé, long de 65, large de 8 et épais de 2° : sa couleur est brune. Sur une section transversale la convergence de ses rayons est telle que le centre de l'organe auquel il appartenait ne devait pas se trouver à plus de 2 ou 3"* de l’un de ses bords. C’est du reste ce que confirme la lecture non des couches annuelles, car elles n'existent pas à proprement parler, mais de la zonation très vague qui les remplace. En résumé j’échantillon n° 4 représente un bois jeune. |

Bien que la moelle manque, la présence de faisceaux foliaires sortants dans les couches ligneuses, nous permet d'affirmer que nous avons ici affaire, non à une racine, mais à une {ige ou probablement mieux à une branche.

D'autre part, la façon dont se fait la convergence des rayons m'amène à penser que la moelle de cette branche devait être peu large.

Vu sous un faible grossissement l’ensemble de la section transversale est remarquablement uniforme, fig. 71, pl. XXII.

Contre les rayons de faisceaux la régularité des files trachéidiennes est assez constante ; les trachéides y sont en général rectangulaires ou hexagonales à angles un peu arrondis avec un diamètre tangentiel de 25 à 40 p et un diamètre radial de 35 à 40 p. Maïs il n’en est pas toujours de même dans les régions intermédiaires ; là, en effet, l’ordre radié est d'ordinaire contrarié par l'établissement dans certaines files de trachéides d’un recloisonnement soit radial, fig. 14, PI. XVIIT, soit plus souvent oblique, fig. 10, PI. XVII. Les éléments qui résultent d’un tel recloisonnement sont toujours d’une forme moins régulière que ceux des files non recloi-

sonnées ; en outre, tantôt ils sont très petits, et tantôt très gros. Certains d’entre eux, #, peuvent même s’être accrus iso/ément de manière à acquérir une taille bien supérieure à la normale. J'en ai ainsi observé dont le diamètre atteignait jusqu’à 70 et même 80 u.

Dans ces groupes de trachéides recloisonnées, les parois sont toujours beaucoup plus aréolées qu'ailleurs, et il semble vraiment que les régions qui les renferment aient subi cette particularisation énergique en vue d’une vascularisation plus intense. C'est dans ces régions que se trouvent les parois à 2, 3 et 4 files d’aréoles dont j'aurai ‘à parler plus loin,

L’épaisseur habituelle des membranes intercellulaires est, en moyenne, de 7 pu; elle peut cependant quelquefois atteindre jusqu’à 10 x dans les régions de vague zonation dont il a été parlé ci-dessus. Partout ces membranes comprennent nettement une couche primaire et des couches secondaires très distinctes, la première très mince et jaune brillant (quand elle n’est pas détruite), la seconde épaisse et brune.

Les ponctuations aréolées des trachéides ne se voient guère que sur les régions vascularisées dont il vient d’être question et l’on peut se demander si, ailleurs, leur absence provient de ce qu'elles auraient été détruites par la fossilisation ou bien, plutôt, si elle ne résulterait pas de ce qu’elles n’y ont jamais existé. Leur diamètre est assez large, de 14 à 19 x. Sur les: parois radiales, elles sont quelquefois rangées en une file unique, PI. XVII, fig. 11, mais le plus souvent elles sont sur deux files, fréquemment même sur trois ou encore sur quatre files alternes, Dans ces derniers cas, elles recouvrent toute la paroi radiale comme chez les Cordaites. Toujours les aréoles sont serrées les unes contre les autres et comprimées ; lorsqu'elles sont sur plusieurs files, leurs contours deviennent Lexagonaux. Quant aux pores centraux, jamais je n’ai pu distinguer leur forme avec certitude ; le plus souvent, ils m'ont paru être circulaires ou ovales, quelquefois en boutonnière oblique, jamais en croix.

Fréquemment, les sections tangentielles montrent des parois trachéidiennes également couvertes de ponctuations aréolées qui, à part un diamètre peut-être un peu moindre (environ 13 x), ressemblent absolument à celles des parois radiales et sont, de même, serrées en 1, 2 ou 3 files alternes. Dans ces derniers cas, les parois qui les portent sont toujours plus ou moins obliques sur le plan tangentiel, et, d'autre part, toutes ces parois aréolées m'ont toujours paru localisées dans les régions vascularisées dont il a déjà été parlé précédemment.

En somme, dans l'échantillon n° 4, les ponctuations aréolées tangentielles sont très abondantes, maïs il est infiniment probable qu'elles ne doivent jamais être confondues avec celles que l’on observe dans le bois d'automne de beaucoup des

Conifères actuels.

Les rayons de faisceaux sont unisériés, fig. 12, PI. XVII et fig. 86, PI. XXIII. Par places, cependant, certaines de leurs cellules peuvent isolément être dédou-

blées. Leur largeur habituelle est de 22 x en moyenne et c'est aussi la mesure en hauteur de leurs étages ; leurs extrémités sont plutôt arrondies qu'eflilées. Cependant ceux qui sont très courts ont, en général, des extrémités plus pointues, Dans les rayons à 3 étages ou plus, chaque étage, vu en section tangentielle, est comme renflé latéralement.

En section tangentielle, j'ai compté de 36 à 40 rayons de faisceaux au millim, carré. Ils se répartissent de la façon suivante, d’après le nombre de leurs étages, diagr. 4,

PL'KXL::

8 à 1 étage 70 96 26 à 2 étages 14 à 5 étages 2 à 9 étages 1009: 6: 6.12 ta 100»

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