‹ Végétaux fossiles de NormandieChapitre 5 sur 27 · ÉTUDE DES · texte numérisé non relu

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truction à peu près complète. Peut-être aussi un tissu différent dont les cellules étaient moins résistantes aux agents destructeurs que ne l’étaient les trachéides fibrifiées ? Dans les angles inférieur et supérieur des rayons médullaires se trouve un parenchyme, p, parsemé d'éléments scléreux, sel; il pénètre dans la périphérie de la masse ligneuse précédente en y formant quelques amorces de rayons de faisceaux, Rf. Ce parenchyme est très réduit au dos du faisceau ; il l’est moins du côté

du protoxylème, tr.

En résumé, par l’absence de couches annuelles, par la nature et la distribution spiralée de ses aréoles sur les parois radiales des trachéides, par le petit nombre habituel des étages de ses rayons et par le gonflement de ces étages, par les ponctuations petites et nombreuses de ses aires mitoyennes, ainsi que par la persistance de ses faisceaux foliaires sortants, l'échantillon n° 4 se rapproche du type Araucarioxylon. Mais, d'autre part, l'aspect général du bois dans lequel les files de trachéides sont souvent irrégularisées par des recloisonnements obliques irréguliers, la taille, l'abondance et la distribution des ponctuations aréolées qui peuvent arriver à recouvrir complètement les parois des trachéides, enfin la grande taille des faisceaux sortants rappellent beaucoup plus la structure de certains Dadoxæylon et même celle de certain Cordaixylon que celle des Araucarioxæylon. Toutefois en raison du niveau géologique auquel l’échantillon appartient et qui est bien supérieur à celui (Has moyen) dans lequel ont été trouvés jusqu'ici les restes les plus récents des Cor daitées (32, II, p. 135), en raison surtout de la réduction probable que présentait la moelle du présent échantillon, je n'ose le rapporter au type Cordaixylon et me contenterai de le rattacher aux Araucarioxæylon.

Mais alors, parmi les bois de ce dernier type, il mérite une mention spéciale surtout en raison de la grande taille de son faisceau sortant. Cette taille, qui est en effet bien supérieure à celle de tous les faisceaux sortants des Araucaria actuels (1), laisse supposer que les feuilles portées par la plante de l'échantillon n° 4 étaient notablement plus grandes que celles de ces derniers. Elles devaient être environ le double, et peut-être plus, de celles de l’Araucaria imbricata. C’est là d’ailleurs une conclusion qui trouve encore son appui

(1) Chez les Agathis les faisceaux sortants sont couplés et non simples comme ceux des Arau-

cariu.

dans le fait que le bois, bien que sans zones printanières aucunes, offre des régions de vascularisation relativement intense au milieu desquelles sont même placées des trachéides d’un diamètre anormal.

Me rappelant en outre que l'échantillon n° 4 appartient certainement à une tige et qu'il a été trouvé auprès de Dives, je lui donnerai le nom de Cormaraucarioxæylon divesense.

Parmi les bois d’Araucariées déjà décrits c’est, ce me semble, chez l’'Araucarioxylon Ægyptiacum Ung. trouvé dans leCrétacé (?)d’'Egypte, que l’on observe le plus de ressemblance avec l’échantillon n° 4 ; encore y a-t-il là des différences évidentes particulièrement en ce qui concerne la taille notablement plus petite des aréoles radiales et probablement aussi la structure des rayons de faisceaux.

af

Cormaraucarioxylon divesence sp. nov.

Couches annuelles à peu près nulles. Trachéides de forme régulière contre les rayons médullaires, mais souvent irrégulière dans les régions intermédiaires. Dans ces dernières, tissus spécialement vascularisés, c'est-à-dire formés de trachéides fortement aréolées sur les parois radiales et tangentielles, trachéides dont certaines peuvent isolément, acquérir un diamètre anormal de 70-80 x ; diamètre normal des trachéides 20-30 v. Paroi trachéidienne épaisse de 8-10 ».. Aréoles des parois radiales larges de 14-19 v, serrées-comprimées, soit empilées en une file unique, soit, plus souvent, distribuées en 2 files, ou même en 3 et 4 files et formant alors un réseau hexagonal qui recouvre toute la paroi, Rayons médullaires unisériés, larges de 22u en moyenne, avec 1-7 étages hauts chacun d'environ 22 x et gonflés latéralement. 36-40 rayons par millim. carré langentiel. Aires miloyennes pourvues de ponctuations nombreuses, petites et aréolées. Faisceaux persistants larges de 430 v.

Falaise de Dives (Calvados) ; Oxfordien inférieur (?).

Échantillon n° 5.— Bléville, Hève (Seine-Inférieure) ; Gault ; don de M. Lennier, 1889.

(PI. XVII, fig. 15, 16 et 17 ; PI. XXI, fig. 66 et diagr. 5; PI. XXII, fig. 72 et PI. XXII, fig. 87)

Cet échantillon est une plaquette de 1% d'épaisseur sur 10% de jong et 4% de large. Le bois semble bien conservé ; il est noir, sauf vers l'extérieur, dans une mince couche superficielle qui est blanchâtre, probablement par altération.

Les couches annuelles, quoique indiscernables sur l'échantillon même, apparaissent nettement sur les coupes transversales et leur direction permet de supposer que l'échantillon a été pris à au moins 15% du centre de l’organe auquelil a appartenu.

Un premier examen microscopique, fait sur une section transversale, montre que parmi les couches annuelles, la moins épaisse a 1""40 et la plus épaisse 2m" 10. Ces couches sont nettement distinctes les unes des autres, grâce à l’existence de zones automnales très bien caractérisées, quoique très minces, fig. 72, PI. XXII. Chacune des couches présente une grande uniformité de structure ; mais il y a des différences dans le genre d’uniformité qu'offrent les couches successives.

Les trachéides sont distribuées en files radiales régulières dans chacune desquelles la section des éléments reste sensiblement de même taille sur toute l'épaisseur de chaque couche annuelle, sauf-tout à fait à la fin pour la formation de la mince zone automnale ; mais, de même qu’à l'ordinaire, cette taille peut varier d'une file à l'autre dans la même couche. D'une couche à l’autre, la variation d'aspect de l'ensemble peut, ainsi que je lai dit, être assez considérable et cette variation provient à peu près uniquement de l'intensité du recloisonnement radial dans les files trachéidiennes, c’est-à-dire de leur dédoublement tangentiel sur toute l'épaisseur de la couche. C’est ainsi, par exemple, qu'en comptant, dans deux couches annuelles successives, le nombre des files trachéidiennes comprises entre deux mêmes rayons, j'en ai trouvé d'une part 17 et de l’autre 25 ; bien entendu les trachéides de la première étaient notablement plus larges que celles de la seconde.

La section transversale des trachéides «est presque toujours circulaire ou ovale ; presque jamais.elle n'est angulaire ; leur diamètre radial ne varie guère, sauf dans les zones automnales, qu'entre 40 et 50 & ou un peu plus. Quant à leur diamètre tangentiel il peut aller jusqu’à 60 p dans les files très larges, mais en général, toute

les fois que la file n’est pas dédoublée, il est à peu près égal au diamètre radial, Dans les files dédoublées, il descend souvent à 30 u ou même moins.

Les membranes intercellulaires sont épaisses (15 à 20 ue).

Les zones automnales proprement dites portent au plus sur 4 ou 5 trachéides superposées dont la section est aplatie, leur diamètre radial pouvant descendre à 12 4. Les membranes intercellulaires ne semblent d’ailleurs pas y être plus épaisses qu'ailleurs, Entre le bois d’été et le bois d'automne, il y à toujours passage progressif, quoique en général assez rapide.

Les parois radiales des trachéides portent des aréoles nombreuses qui sont presque toujours distribuées en une file unique assez lrégulière, très rarement en deux files, Ces aréoles sont d'ordinaire espacées, fig. 15, PI. XVIII et 66, P1. XXI] ; elles peuvent cependant être presque contiguës, mais, probablement, elles ne sont jamais comprimées. Lorsqu'elles sont sur une double file, elles sont plutôt alernantes et quelquefois un peu comprimées, a, fig. 16; cependant j'en ai observé qui étaient plutôt opposées et non comprimées, Ÿ, ou d’autres qui étaient nettement

‘opposées, c.

Sur les trachéides les plus larges le diamètre des aréoles atteint 16 et 18 p, mais bien entendu, leur taille diminue notablement dans le bois d'automne. Leurs pores sont à peu près toujours arrondis, au moins dans le bois d'été ; cependant par places on en observe quisont en fente large et oblique ; quelquefois même les pores obliques succèdent aux pores arrondis sur nne même trachéide, fig. 15. Peut-être n’existaitil pas de ponctuations aréolées sur les parois tangentielles ? En tous cas elles \ étaient certainement peu nombreuses.

Beaucoup de trachéides sont très finement striées.

Les rayons de faisceaux sont unisériés, fig. 87, PL. XXIII : on y observe cependant quelques rares recloisonnements radiaux. Leur nombre est de 42 au mm. carré. Au point de vue du nombre de leurs étages ils se répartissent de la façon suivante, diagr. 5, PI. XXI :

5 à 1 étage 10 à 6 étages 96 20) 4402; Li NAT 1 à 11 étages 224 Sr RE AS RS SR LES PE HORS EE at de à d'at :p 104 6) a 0 np air IE 73 96 100

Assez fréquemment il arrive que 2 ou 3 rayons de faisceaux sont placés les uns immédiatement au-dessus des autres, comme s'ils représentaient ensemble un rayon unique beaucoup plus long mais divisé par des étranglements plus ou moins allongés, fig. 87, PI. XXIII.

La hauteur des étages est en moyenne de 21 y; leur largeur varie entre 13 et 16 vu.

Les membranes des rayons de faisceaux m'ont paru épaisses au moins dans un certain nombre de cellules ; je crois même pouvoir dire que si la plupart des parois semblent lisses, certaines cependant parmi les tangentielles sont traversées par des perforations en trou, Sur la section radiale les planchers des étages se montrent bien rectilignes.

Les ponctuations des aires mitoyennes sont ordinairement nombreuses (parfois jusqu'à 12), petites (environ 5 p de diamètre), serrées et distribuées sans ordre apparent ; rarement elles apparaissent un peu comme rangées horizontalement ; elles sont aréolées avec pore en fente étroite et oblique, fig. 66, PI. XXI. Dans quelques cas d'altération avancée, j'ai vu ces ponctuations formées par l'écartement local des stries de la parois trachéidienne, fig. 17, PI. XVIIT.

L'examen de la section transversale, fig. 72, PL. XXII, donne la notion qu'il existe un petit nombre de résinifères à contenu noir, dispersés dans toute l'épaisseur des couches annuelles, et cependant sur aucune des sections longitudinales il n’est possible d'observer de files cellulaires parenchymateuses. Seules quelques trachéides renferment une substance noire sur une plus ou moins grande longueur. Il y a d’ailleurs lieu de noter qu'un assez grand nombre de trachéides sont coupées par une cloison transversale, mince au niveau des rayons de faisceaux, lorsqu'elles viennent à leur contact, C’est là un fait que j'ai déjà signalé dans les échantillons précédents (voir fig. 7, PL. I), mais il est ici plus fréquent.

Pas de canaux résinifères ; pas de faisceaux foliaires persistants.

La détermination de ce bois me paraît particulièrement difficile, car les caractères y semblent contradictoires. Par la distribution quelquefois spiralée de ses ponctuations aréolées sur les parois radiales des trachéides, par le grand nombre de petites ponctuations aréolées, serrées, à pore en fente oblique sur les aires mitoyennes, par l’existence (?) de trachéides résinifères, il se rattacherait plutôt au type Araucarioxæylon. Mais, d'autre part, par la distribution généralement espacée des aréoles radiales, par leur grosse taille et la forme arrondie de leur pore dans le bois de printemps et surtout par leur opposition, dans certains cas il s’en éloigne nettement. En somme, ce n’est donc pas un Araucarioxæylon.

Mais, parmi les autres Conifères, à quel type faut-il le rattacher ? Les parois plutôt lisses, qunique probablement un peu épaissies, des cellules de ses rayons de faisceaux le rapprochent du Cupressinoxylon, toutefois l'absence de cellules résinifères, l'existence probable de quel-

ques trous dans les parois tangentielles des rayons de faisceaux et la hauteur relativement assez forte de beaucoup de ses rayons, plaident plutôt en faveur du type Cedroxylon. C'est en effet sous ce nom que nous le cataloguerons (1), mais en le considérant comme représentant probablement un type de passage.

DE SaporTA (48, p. 653) a décrit sous le nom de Cedroxylon reliculatum un fragment de bois qui provenait du Néocomien de l'embouchure de la Risle (Seine-Inférieure), c’est-à-dire d'une localité et d'un niveau peu éloignés de ceux de l'échantillon n° 5; FLICHE en à retrouvé de nouveaux exemplaires dans l'Albien de lArgonne (15, p. 139 et de l'Aube (16, p. 7). Nous devons donc, tout d’abord, nous demander si notre échantillon n’appartiendrait pas, lui aussi, à cette espèce. Malheureusement la description de DE SaporrTa est très succincte et ne permet guère une comparaison sérieuse. En tout cas je n’ai jamais observé dans mon échantillon le caractère qu'il donne comme spécifique, en le figurant PI. IIT, fig. 3 et en le décrivant de la facon suivante : « ..… ponctuations aréolées éparses et mal conformées, entremélées de filaments ou stries repliés sur eux-mêines, constituant un réseau irrégulier qui serpente dans l'intervalle des ponctuations et semble les relier entre elles ». En outre, tandis que pen le C. reticulatum les rayons de faisceaux sont habituellement

à 4 étages, dans l'échantillon n° 5 ils sont beaucoup plus souvent à 2 et 3 étages. En somme, je ne crois pas qu'entre ces deux fragments l'assimilation spécifique soit possible.

D'autre part, Fuicme (15, p. 136) a décrit, sous le nom de C. Manahildense, un autre échantillon qui provenait d’un niveau un peu supérieur ‘Cénomanien) de l’Argonne. Mais, ici encore, les dissemblances sont-notables. Par exemple, la formule des rayons de faisceaux y est de 4-40 étages, avec optimum entre 16 et 25, ce qui est

(4) Il me faut cependant pas oublier que ‘c’est dans le type Cupressinoxzylon (pris ausens large), que l'on range les bois du Saxegothea, de quelques Dacrydium et du Ginkgo (22,1p. 100)), qui seuls, parmi les Conifères actuels et en dehors des Araucariées, montrent encore parfois des aréoles radiales en files alternantes (id., p. 86 et 57). Il est vrai que la largeur et la hauteur des rayons de faisceaux est, dans l'échantillon, très différente de celle du Ginkgo.Mais, d'autre part, les ponctuations des aires mitoyennes sont, chez. le Saxegothea et les Dacrydium, de même nature quecelles des Araucariées, c’est-à-dire que celles de l'échantillon, quoique moins nombreuses et moins serrées. En somme, on peut se demander si cet échantillon n° 5 ne serait pas un bois de Dacrydiée ayant, plus que ceux actuels,

rétenu les caractères des Araucariées.

vraiment trop différent de ce qu'offre mon bois, pour qu'une assimilation soit possible.

C'est peut-être du Pinites. Brauneanus Güpp. (20, p. 211) que mon échantillon se rapproche le plus. Il en a les rayons de faisceaux étroits, comprimés, de 1-20 étages et les trachéides uniformes à parois épaisses. Toutefois la description qu'en donne GÔPPERT est trop vague pour que l’assimilation soitcomplètement permise, d'autant plus que le P. Brauneanus est beaucoup plus ancien (Keuper sup° et Lias inf) et provient d'une localité très éloignée de la Normandie (Kulmbach et Bayreuth).

Ces diverses considérations m'ont déterminé à inscrire l'échantillon n° 5 sous le nom spécifique nouveau de blevillense qui rappelle son lieu d’origine. |

Cedroxylon blevillense sp. nov.

Couches annuelles épaisses de 1""40 à 2""10 avec zones automnales nettes et minces. Trachéides en files régulières, de taille uniforme dans chaque file (sauf dans les zones automnales), à section presque circulaire, larges en moyenne de 45 p, avec membranes épaisses de 1 5-20 y. Surface interne des trachéides presque toujours couverte de stries spiralées, fines et serrées. Aréoles des parois radiales nombreuses, plus ou moins espacées, ordinairement en files simples, très rarement en files. doubles et alors soit alternes soit opposées, larges de 16-18 w (dans. le bois ordinaire) et pourvues de pores ordinairement circulaires. 42 rayons médullaires au millim. carré. Rayons médullaires avec 1-10 étages et quelquefois plus, larges de 13 à 16. ; hauteur des étages 21w en moyenne ; parois un peu épaissies, les langentielles parfois trouées. Ponctuations des aires mitoyennes petites, souvent nombreuses et aréolées avec pore en fente oblique. Pas de cellules résinifères, mais peut-être des trachéides résinifères.

Gault de Bléville, Hëve (Seine-Inférieure).

Échantillon n° 7. — Etage Cénomanien, Hève (Seine-Inférieure). Don de M. Lennier, 1889.

(PI. XVII, fig. 18-24 ; PL. XXII, fig. 84 et 92)

C’est un petit fragment de bois silicifié long de 9° environ, encastré et fortement écrasé à l’intérieur d'une gangue argilo-siliceuse. A l'œil nu ni même à la loupe il n'est possible d'y discerner aucun détail de structure. Les lignes de la surface, elle-même profondément déformée, ne donnent non plus aucune indication sur la nature de ce bois. En un mot, à première vue, ce fragment est informe.

En beaucoup de points J'examen microscopique lui-même ne révèle rien de plus, soit parce que les tissus y ont été trop puissamment comprimés, soit parce qu'ils ont été rendus trop transparents par l'inclusion dans la silice.

Cependant dans quelques régions où la compression a été un peu moindre et où les tissus des préparations se sont laissé pénétrer par les colorants, il devient possible de constater la présence de véritables vaisseaux (v. fig. 18 et.19) au milieu d'une masse de fibres ligneuses, fb, et de reconnaître par suite que le bois en he appartient sans doute possible à une Dicotylédone.

Partout, là même où l’écrasement des tissus est le plus considérable, les cadres des membranes primaires sont bien conservés, mais ils sont toujours plus ou moins frippés et écrasés. Quant aux membranes secondaires, sauf, ainsi que je le montrerai, dans les rayons de faisceaux, elles ont toujours été décollées des membranes primaires par contraction et se retrouvent plus ou moins frippées, plus ou moins écrasées à l’intérieur du pre primaire, fig. 19. Ce sont ces diverses altérations qui, poussées à l'extrême, rendent les tissus illisibles dans : la plus grande partie de l'échantillon ; les cas où la structure se voit encore comme dans les fig. 18, 19 et 84 sont relativement très rares.

Les couches annuelles ne devaient être que peu marquées sur la plante vivante; en effet, elles sont devenues totalement invisibles en l’état actuel du bois et, en outre, il semble que les vaisseaux soient à peu près uniformément répartis partout.

Aspect général. La distribution générale des éléments est visiblement radiée c'est-à-dire que les fibres y sont rangées en files radiales nettes ; les vaisseaux eux= mêmes, isolés ou groupés, semblent ne faire que gonfler momentanément les files auxquelles ils appartiennent sans déranger sérieusement l’ordre des files voisines.

Vaisseaux, Le plus souvent les vaisseaux sont isolés, Cependant ils peuvent aussi être groupés par 2, 3 ou même rarement 4, V, fig. 18 ; maïs alors le groupement se fait presque toujours aux dépens d'éléments successifs d'un même rayon, c'està-dire en série radiale, Les plus gros d’entre eux ont près de 100 x de diamètre ; la plupart sont notablement plus petits.

L'étude de leur histologie est rendue extrêmement difficile par l'altération et la transparence des membranes. Cependant je ne crois pas me tromper en donnant d’eux la description suivante.

Les articles dont ils sont formés étaient peu allongés ; leurs cloisons transversales, toujours peu inclinées, ont dû être largement perforées, ne laissant comme traces de leur existence que des collerettes pariétales circulaires plus ou moins réduites, o, fig. 20. Sur leurs parois latérales, les ponctuations manquaient peutêtre par places, mais ailleurs elles les recouvraient complètement et étaient probablement toujours nettement aréolées (certaines paraissent simples mais presque assurément par altération), un peu elliptiques dans le sens transversal et larges d'environ 5 à 6 p., fig. 20 et 21. Il semble que parfois elles pouvaient n'être pas aussi serrées que l'indique la figure.

Peut-être faut-il attribuer à des thylles certaines membranes minces et circulaires, th, fig. 21, que présentent les sections longitudinales ?

Fibres. La grande masse du bois est constituée par des fibres, fb, fig. 18, 19 et 22, et j'ai déjà dit qu’elles y sont distribuées en files radiales nettes, Les plus larges d’entre elles ont à peine 20 de diamètre. Leurs membranes secondaires n'étaient pas très épaisses — elles avaient probablement à peu près 2 à 3 h — et, ainsi que je l’ai déjà indiqué, elles ont subi une contraction qui les a décollées de la membrane primaire et plus ou moins frippées à l'intérieur de l’utricule primaire, fb, fo’, fig. 19. Sur les sections longitudinales il est visible que ces fibres portaient quelques ponctuations simples et espacées le long de leurs faces,

Parenchyme ligneux. Sur les sections longitudinales j’ai reconnu parfois la présence d'éléments parenchymateux surtout caractérisés par la fréquence des cloisons transversales et probablement localisés au voisinage des vaisseaux.

Il m'a semblé retrouverles mêmes éléments sur la section transversale, p, fig. 19, où ils se distinguaient des fibres voisines par une membrane secondaire plus mince. Peut-être étaient-ils quelquefois un peu aplatis contre les vaisseaux (1).

(4) C'est probablement aux dépens de ces éléments que se seraient formés les thylles que j'ai décrits dans les vaisseaux.

Rayons de faisceaux. Les. rayons de faisceaux sont très abondants. D'ordinaire ils sont bisériés, assez fréquemment unisériés et, rarement trisériés, fig. 18, 19 et 22. Leur hauteur.est variable, mais on peut dire qu'en moyenne elle est de 200:à 300 x, leur largeur étant de,30 à 40 x, De même, la hauteur de leurs étages est en moyenne de 18 à 20 y ; mais celle.des étages terminaux est toujours notablement plus grande et peut atteindre jusqu’à 60 1. La longueur radiale des cellules varie entre 60 et 180 pu.

Ces rayons de faisceaux, sont formés de deux sortes de cellules, irrégulièrement mélangées, même dans un même étage : les unes ont des parois minces, Rp, fig. 22 et 23, les autres des parois très scléreuses et fortement ponctuées, sel. Dans les cellules scléreuses la membrane secondaire, non contractée, est restée adhérente à la membrane primaire ; sa surface interne est, jusque dans les perforations, recouverte par un enduit noir qui manque totalement dans les cellules parenchymateuses. Par contre, certaines de ces dernières, m, fig. 22, renferment, au centre de leur lumière, une petite masse à peine teintée de jaune et nettement délimitée à sa surface ; je n'ai pu déterminer la valeur certaine de cette masse jaune, mais elle pourrait bien représenter une membrane secondaire fortement contractée et frippée, analogue à celle que l’on observe dans certaines fibres, fig, 19.Si mon interprétation assez hypothétique d'ailleurs, est juste, il y aurait peut-être dans les rayons de faisceaux des cellules fibroïdes horizontales en outre des cellules parenchymateuses et des cellules scléreuses. La forme et la taille sont d’ailleurs identiques dans ces diverses cellules, quelle que soit la nature de leur différenciation.

Dans les cellules scléreuses la ponctuation est beaucoup plus abondante sur les parois tangentielles que sur les autres, fig. 23. Contre les vaisseaux, les parois radiales sont ornementées de, ponctuations simples beaucoup plus larges, qui par leur ensemble, paraissent former une sorte de réticule, fig. 24. |

Malgré des recherches très prolongées et très étendues, je n’ai pu trouver aucune famille de Dicotylédone actuelle, à laquelle l'échantillon de la Hève put être rapporté sans conteste. Toutefois, il m'a paru que c’est avec le bois des Salicinées qu'il offie le plus d’affinités.

Dans cette famille l’aspect général du bois, en section transversale, est le même, à cela près que les vaisseaux sont plus grêles et peutêtre plus nombreux. En outre, ces vaisseaux y sont vaguement ordonnés suivant des lignes obliques sur le rayon, or, l’état d’écrasement du bois de la Hève ne m'a pas permis de constater si ce caractère des Salicinées actuelles s’y trouve également.

Chez les Salicinées, de même que sur le fossile, les cloisons transversales des vaisseaux sont largement perforées ; leurs parois

latérales sont de même couvertes de ponctuations aréolées et celles-ci sont à peu près de même taille et de même forme. Contreles vaisseaux, l'ornementation. pariétale des cellules des rayons de faisceaux est également formée par de larges ponctuations simples ; toutefois, Paspect réticulé'y est plus net ;'en outre, ces parois réticulées y sont beaucoup plus fréquentes, mais c’est là un fait en rapport avec la plus grande abondance des vaisseaux et avec la plus grande fréquence des contacts entre vaisseaux et rayons de faisceaux.

Comme dans le fossile, les vaisseaux des Salicinées sont accompagnés de cellules parenchymateuses ; toutefois celles-ci semblent y être plus abondantes.

Les différences les plus importantes se rencontrent dans la structure des rayons de faisceaux. Ceux des Salicinées sont foujours unisériés et leur sclérification est toujours notablement moins accusée que celle du fossile. En outre, s'il est vrai qu'ils sont toujours, eux aussi, formés par la réunion de deux sortes de cellules, leur bimorphisme est assez différent de celui du fossile. Il est en effet dû à ce que certains étages sont entièrement et uniquement formés de cellules basses, allongées radialément et à parois faiblement ponctuées, tandis que d’autres sont constitués par cellules hautes et courtes, ces dernières prenant seules, contre les vaisseaux, l’ornementation réticulée si particulière dont il vient d’être parlé plus haut.

En résumé, nous retrouvons chez les Salicinées, avec des variations certaines, mais qui sont plutôt quantitatives que qualitatives, à peu près tous les caractères importants du bois de la Hève ; et la différence la plus accusée réside dans le fait que les rayons de faisceaux sont tous unisériés d’une part et plus souvent bisériés d’autre part.

D'un autre côté, ce que l’on sait de l’ancestralité des Salicinées, loin de s'opposer au rapprochement ci-dessus, vient au contraire le corroborer. On a en effet trouvé des témoins de cette famille jusque dans l’Infracrétacé du Groënland, du Portugal et de l'Amérique du Nord (33, pp. 1336, 1347). Il n’est donc nullement surprenant de les rencontrer dans le Cénomanien de la Hève.

En conséquence, je propose de donner à l'échantillon n° 7, le nom de Salicinoxylon biradiatum. (1).

(4) UNGER a déjà rencontré dans un bois crétacé de Carinthie, qu’il rapporta aux Salicinées, des rayons de faisceaux plurisériés et il a cru devoir, pour cette raison, créer en sa faveur le genre

Salicinoxylon gen. nov.

Couches annuelles nettes, mais non très accentuées. Vaisseaux dispersés dans tout le bois, de taille moyenne (au plus 100 v), isolés ou groupés en pelit nombre en séries radiales, distribués d'ordinaire de telle sorte qu'ils semblent vaguement rangés sur des lignes obliques au rayon. Parois transversales des vaisseaux largement perforées ; parois longitudinales couvertes de ponctuations aréolées, élirées transversalement. Fibres distribuées en séries radiales nettes, à parois peu épaisses. Cellules parenchymateuses peu abondantes, localisées surtout au voisinage des vaisseaux. Rayons médullaires uni- ou bisériés, à cellules dimorphes dont une partie scléreuse. Aires mitoyennes des vaisseaux el des rayons de faisceaux caractérisès par une ponctuation réticulée.

S. biradiatum Sp. nov.

Caractères du genre et en plus : Vaisseaux larges quelquefois de 100 v, ordinairement isolés ou groupés par 2, 3 ourarement 4. Cellules parenchymateuses probablement très peu nombreuses. Rayons médullaires le plus souvent bisériés, quelquefois uni- ou trisériés, bi- ou peut-être même trimorphes (avec cellules parenchymateuses, scléreuses el peut-être fibroïdes).

Cénomanien de la Hève (Seine-Inférieure).

Échantillon n° 8. — Crétacé inférieur de La Hève (Seine-Inférieure). Don de M. LENNIER, 1889.

(PI. XIX, fig. 25-28; PI. XXI, diagr. 8; PL. XXIL, fig. 73 et PL. XXII, fig. 88)

Fragment de bois silicifié de couleur brune, prenant un peu, par places, l'aspect cireux ; longueur 5%, largeur 3%, épaisseur 3%. De la forme des couches annuelles qui sont presque rectilignes, il résulte que l’échantillon a été pris loin du centre de l'organe.

Rhostornia. Mais ce dernier fossile est certainement différent de celui de la Hève. Par exemple, en effet, ses vaisseaux sont scalariformes, ce qui, joint à d'autres particularités, fait penser qu'il devrait peut-être être de préférence rapproché des Magnoliacées ; ce qui, en tout cas, semble bien l’éloigner des Salicinées.

Les couches annuelles sont très nettes, fig. 73, pl. XXII; elles montrent du bois de printemps, du bois d'été et du bois d'automne, avec passage progressif de l’un au suivant. Sur cet échantillon l'épaisseur des couches varie entre 0""50 et 12m72 Le bois d'automne est en général peu épais ; il ne comprend le plus souvent que 1 à 3 trachéides très aplaties.

Les files trachéidiennes sont très régulières ; ilest cependant évident que certaines d’entre elles ont subi un recloisonnement radial plus ou moins localisé, mais l'aspect radié de l’ensemble n'en est pas altéré. Dans le bois d'automne la largeur moyenne des files de trachéides est de 98p mais grâce à l’engrenage réciproque des files contiguës, la largeur des trachéides peut atteindre jusqu'à 40 p dans le bois d'été et, exceptionnellement, jusqu'à 50 a dans le bois de printemps. L'aspect de la section des trachéides est anguleux, sa forme étant en général hexagonale. Dans les files larges cette section peut être allongée tangentiellement mais d'ordipaire elle l’est plutôt radialement, sauf dans le bois d'automne où elle est toujours aplatie, quelquefois jusqu’à n'avoir plus que 15 y de diamètre radial. Partout les membranes des trachéides ont environ 7 x d'épaisseur, sauf peut-être dans la zone d'automne où elles semblent souvent un peu plus minces.

Les ponctuations aréolées des parois radiales sont généralement distribuées sur une seule fileetelles y sonttrès espacées, fig. 25, PI. XIX. Cependant, sur les grosses trachéides de printemps, elles forment quelquefois deux files , fig. 26; mais alors elles sont toujours placées côte à côte au méme niveau. Souvent, au milieu d'une file simple, une aréole est remplacée par un couple, ou, inversement, dans une file double un couple est remplacé par une aréole médiane. Les plus grosses de ces aréoles ont jusqu’à 18 . de diamètre et leur pore central est toujours rond ; celles du bois d'automne n’atteignent guère que 6 p avec des pores en croix, fig. 26.

Il existe des ponctuations aréolées tangentielles. Elles m'ont paru localisées dans le bois d'automne ; elles y forment des files simples sur lesquelles elles sont, elles aussi, largement espacées. Le diamètre de chacune d’elles est au plus de 8 pu.

J'ai compté une moyenne de 56 rayons de faisceaux au millim. carré. Sur cent, et d’après le nombre de leurs étages, ils se répartissent de la façon suivante, diagr. 8, PI. XXI :

83 98 15 à 1 étage 7 à 5 étages 1 à 10 étages 34 à 2 étages 06:46: 7% RÉAL START | Ke deaig Li 100 12à4 4à 8)»

Ces rayons sont unisériés, fig. 27; quelques-unes dé leurs cellules peuvent cependant être dédoublées tangentiellement. La hauteur des étages est, en moyenne,

de 25 pu, leur largeur de 90 à 30 &, leur longueur radiale de 90 à 180 y correspondant à l'épaisseur de 3 à 6 trachéides, Sur une section radiale, les planchers des étages se montrent à peu près rectilignes, tout en laissant à certaines cellules une très légère tendance à devenir ventrues. Les parois tangentielles sont faiblement ooliques. |

Il est probable que toutes les membranes des rayons de faisceaux sont un peu épaissies, mais je n'y ai pu reconnaître aucune ponctuation. Quant aux aires mitoyennes, elles portent 4-5 ponctuations que la vue des sections radiales tendrait à faire croire simples, fig. 28, peut-être par une illusion due à la transparence, mais que la lecture des sections tangentielles montre, au moins en quelques points privilégiés, avoir été aréolées, fig. 27. Ces ponctuations étaient-elles partout aréolées ou tantôt aréolées et tantôt simples comme chez les Taxodiées ou les Sequoiées ? c’est ce dont il m'a été impossible de m’assurer.

Vu en section transversale, le bois montre quelques cellules à contenu noir, tantôt isolées, tantôt groupées dans des tissus qui semblent un peu altérés : ce sont probablement, d’une part, des résinifères et, d'autre part, de petites roulures. Mais les résinifères isolés doivent-ils être considérés comme des trachéides spécialisées ou comme des files parenchymateuses ? Cela est difficile à dire. Ce qui semble certain, c’est que ces éléments présentent de rares recloisonnements éloignés les uns des autres.

Certaines trachéides non résinifères sont coupées au niveau où elles arrivent au contact d’un rayon de faisceau, par une mince cloison transversale, C’est là, du reste, un fait que j'ai déjà signalé dans presque tous les bois précédents de Conifères.

Quelle position Systématique doit-on assigner à cet échantillon n° 8. Assurément ce n’est pas un Araucarioæylon ; maïs doit-on le classer dans le type Cedroxylon ou dans le type Cupressinoxæylon ? Malgré leur caractérisation insuffisante, la présence de cellules résinifères semble devoir le faire rapporter à ce dernier ; et c’est également dans ce sens que plaide l’état lisse des membranes dans les rayons de faisceaux et même le grand nombre et la faible hauteur de ces derniers.

Il semble en effet que les rayons ayant plus de 6 étages soient exceptionnels ; quant àu nombre de 56 rayons au millim. carré, il est bien près du minimum (60) indiqué pour les Cupressinées actuelles.

C’est donc dans le type Cupressinoxylon que je l’inscrirai en lui assignant le nom spécifique de Lennieri pour rappeler la mémoire du sympathique savant auquel nous devons sa découverte.

Le C. Lennieri offre quelques ressemblances avec le C. vectense si bien décrit et figuré par C.-A. BARSER (|) et qui provient de l’Infra-

crétacé (Lower Greensand) de l’île de Wight. Il s’en distingue cependant, d'abord par la réduction considérable de son appareil résinifère, et, surtout, par le diamètre beaucoup plus grand de ses trachéides ainsi que par la taille supérieure des cellules de ses rayons médullaires ; enfin par une caractérisation plus accentuée de ses zones printanières.

Sa comparaison avec les Conifères actuels qu'on rapporte au type Cupressinoxylon semble porter à le placer au voisinage des Taxodiées et des Séquoiées dont il a les aires mitoyennes pourvues de 3 à 6 ponctuations (22, p. 46) et peut-être aussi l'état tantôt simple tantôt aréolé de ces mêmes ponctuations.

Cupressinoxylon Lennieri sp. nov.

Couches annuelles nettes, épaisses de 0%"50 à 1""72. Bois de printemps, d'été et d'automne ; ce dernier très mince, les deux premiers avec variation progressive de la taille des trachéides.

Rayons trachéidiens assez réguliers, mais présentant cependant par places des dédoublements accompagnés d’une vascularisation plus intense. Trachéides larges en moyenne de 45 v dans le bois de printemps, de 40 dans le bois d'été et de 28 dans celui d'automne ; profondes, dans le sens radial, de 45 à 25 & pendant le printemps et l'été. Membrane des trachéides épaisse d'environ 7 v. Aréoles des parois radiales larges de 18 u et à pore circulaire dans le bois de printemps, de. 6 v. seulement avec pore en croix dans le bois d'aulomne ; toujours très espacées et. le plus souvent distribuées en une seule file, mais d'autres fois aussi, dans la zone printanière, en deux files ; dans ce dernier cas, toujours nettement opposées. Aréoles tangentielles localisées dans le bois d'automne. Rayons médullaires unisériés, à parois épaisses, avec 1-6 étages ou exceptionnellement davantage, larges de 20-30 vb. 56 rayons au millim. carré. Aires mitoyennes avec 3 à 6 petites ponctualions dont une partie au moins aréolées. Pas de canaux résinifères ; quelques cellules (ou trachéides ?) résinifères isolées et (?) des roulures peu caractérisées. ;

Crétacé inférieur de la Hève (Seine-Inférieure).

Échantillon n° 9.— Corallien de Lisieux (Calvados) ; Calc. à Nérinées ;

don de M. TRANCHANT, professeur au Collège de Lisieux.

(BL XIX, fig. 29 à132; PL. XXI, diagr. 9: PL XXII, fig. 74)

Ce bois est silicifié ; il est long de 5%5 sur 3% de large et 8% d'épaisseur. De couleur généralement grisâtre, il est cependant partiellement ocré et en général d'aspect cireux. Ses couches annuelles étant sensiblement rectilignes on peut dire que, dans l’organe vivant, il se trouvait à au moins 20° du centre, d'autant plus qu’on n’y remarque aucune trace de compression déformatrice.

Vus sous un faible grossissement et en section transversale, les tissus montrent une uniformité remarquable, fig. 74, PI. XXIL. Il estimpossible d'y distinguer ni bois de printemps, ni bois d’été ; seules, de très minces zones automnales délimitent les couches annuelles. Ces zones automnales, za, fig. 29, PI. XIX, qui ne comprennent le plus souvent que 1 à 3 trachéides superposées et un peu aplaties, sont elles-mêmes mal indiquées et n’était leur continuité sur toute la largeur de la section (large cependant de 3%), on pourrait douter qu’elles représentent bien la fin d’une période annuelle de végétation, Les couches annuelles ont de 0""8 à 380.

Les files radiales ligneuses sont nettes et régulières. La plupart sort formées de trachéides à section hexagonale ou rectangulaire, souvent même carrées, avec angles ordinairement un peu émoussés. Le diamètre le plus habituel des trachéides, varie entre 35 et 45 p. Dans les zones automnales, za, leur diamètre tangentiel est encore de 35 à 40 p, mais leur diamètre radial peut descendre à 15 p.

L’épaisseur des membranes trachéidiennes est en général de 8 y ; elle est à peine moindre dans les zones automnales, ce qui prouve bien que leur caractérisation est presque entièrement due à l’aplatissement,

J'ai dit que, sur une section transversale, les files de trachéides sont régulières ; cependant nombreuses sont celles qui subissent un recloisonnement radial localisé d'où résulte, la plupart du temps, une file étroite accolée à une file large ou, quelquefois, deux files plus étroites que les voisines. C’est, comme d'habitude, plus spécialement sur les parois radiales supplémentaires que sont localisées les ponctuations aréolées radiales.

Celles-ci sont d’ailleurs excessivement abondantes. Jamais elles ne sont éparses, mais toujours serrées dans les files, presque toujours un peu aplaties par compression réciproque, fig. 30, PI. XIX. D'ordinaire, chaque paroi radiale n’en porte qu’une seule file; cependant, exceptionnellement, j'en ai rencontré avec deux files et elles ÿ étaient nettement alternantes, fig. 31, les contours des aréoles comprimées y

devenant absolument hexagonaux dans toutes leurs régions de contact. La largeur moyenne de ces aréoles varie entre 16 et 20 p. Presque toujours le pore central m'a paru circulaire, mais peut-être n'est-ce là qu'une apparence due à une conservation insuffisante.

Il existe, en outre, des ponctuations aréolées dans toute l'épaisseur des zones automnales, quelquefois sur 4 ou 5 parois successives. Maïs, ma section tangentielle n'ayant rencontré aucune de ces zones, je ne puis dire leur répartition sur chaque paroi, ni leur taille. |

Les rayons de faisceaux sont unisériés, fig. 32, et à parois minces. Cependant quelques cellules y sont parfois recloisonnées radialement. On compte environ 30 de ces rayons au millim. carré. Au point de vue du nombre de leurs étages, ils se répartissent de la façon suivante, diagr. 9, PI. XXI :

58 91 4 à 1 étage. 8 à 6 étages. k à 11 étages.

RS L'AUEN RS V8. 7. 2:àa,42 : 5 13à 3 » D'ANO: à 1,13.»

13à4 » Ha: 9). 1 à 16 14: 5°» 3441010 1 à 19 »

Il arrive quelquefois que plusieurs rayons sont placés les uns au-dessus des autres et à peine séparés,

La hauteur des étages est de 15-20 u; leur diamètre tangentiel de 15-17 LL l'allongement des cellules, dans le sens radial, de 50 à 125 p, ce qui correspond habituellement à l'épaisseur de 3 à 5 trachéides. En section radiale, les planchers sont à peu près rectilignes, et les cloisons tangentielles sont presque verticales ; quelques cellules sont de forme irrégulière,

Sur les aires mitoyennes, les ponctuations sont petites et nombreuses (ilyena au moins quatre sur les trachéides étroites). Elles avaient une ouverture en fente étroite et oblique presque verticale, peut-être aréolée (le genre de leur pore en fente est, en effet, généralement accompagné d’aréole).

Beaucoup de cellules à contenu noir que renferme la section transversale, proviennent évidemment d’une altération des tissus, mais il en est d’autres, toujours isolées, qui paraissent représenter réellement des résinifères. Sur mes sections longitudinales, il est vrai, je ne les ai pas retrouvées. J'y ai seulement observé de petits amas noirs qui coupaient la cavité de certaines trachéides et étaient souvent réunis par deux aux côtés d’un rayon de faisceau. En présence de certains faits qui seront décrits dans certains des échantillons suivants, on peut se demander si ces amas noirs ne cachaient pas l’existence de cloisons transversales.

Dans toute l'étendue d'une section tangentielle de 2°" sur 1"50 dont, à vrai dire, une grande partie était inutilisable en raison de sa transparence presque absolue, je n'ai rencontré qu'un petit nodule ligneux lenticulaire qui pût, peut-être, être rapporté à un faisceau sortant; malheureusement les tissus en étaient illisibles. S'il représente vraiment un faisceau sortant persistant, ceux-ci étaient très petits, car le nodule n'avait que 60 x de diamètre tangentiel.

En somme en raison surtout de la distribution spiralée et de la compression réciproque des aréoles sur les parois trachéidiennes radiales, en raison aussi de la faible caractérisation de ses couches ligneuses et de l'uniformité relative de ses tissus ligneux, il semble bien que ce bois n° 9 doive être rapporté sans conteste au type Araucarioxylon, malgré la taille énorme de ses aréoles radiales, malgré encore l'absence possible de tout faisceau sortant persistant.

En dépit de mes rechérches je n’ai guère trouvé que l’Araucarioxylon virginianum Knowlt. et peut-être d'avantage l'A. Ervardianum Daws. parmi les bois fossiles décrits qui offrissent un peu de ressemblance avec l'échantillon n° 9; mais il existe encore entre eux trop de dissemblances pour qu’il soit possible d'établir une assimilation intime.

D'autre part, il semble que le bois de Lisieux, bien que ne possédant pas de tissu résinifère traumatique, montre une affinité beaucoup plus grande avec les bois que, d’après l’extérieur des rameaux, HoLuick et JEFFREY (23) ont rapporté au genre Brachyphyllum et qu'ils considèrent comme intermédiaires aux Araucarinées et aux Abiétinées. Ainsi peut-être s'expliquerait la petitesse du massif tangentiel qui m'a paru représenter un faisceau sortant, de même que l'extrême uniformité d'aspect qu'offre le bois. Mais c’est là une hypothèse que je n'ai pu chercher à élucider plus complètement n'ayant pas eu entre les mains le travail même des paléontologues américains.

En présence de cette incertitude, j'ai cru devoir décrire mon échantillon sous un nom spécial et je lui ai donné celui de Araucarioxylon Tranchanti, afin de témoigner ma reconnaissance à l’aimable professeur auquel je le dois.

Araucarioxylon Tranchanti sp. nov.

Bois d'aspect uniforme avec zones automnales très minces et à peine indiquées. Section des trachéides un peu anguleuse, large de 35-45 p,

avec parois épaisses d'environ 8 w. Ponctuations aréolées radiales abondantes, serrées-comprimées en files simples très régulières, rarement en files doubles alternes, de grosse taille {16-20 »). Ponctuations aréolées tangentielles. Rayons médullaires unisériés avèc 1 à 19 élages et le plus fréquemment 2 à 5, à parois minces, larges de 15-17 b, à étages hauts de 15-20 v; 30 rayons au millim. carré tangentiel. Ponctualions des aires mitoyennes, petites, nombreuses {au moins 4), à fente étroite et oblique, probablement aréolées (?). Trachéides résinifères (?). De très petits faisceaux sortants (?) persistants (larges de 60 w).

Oxfordien supérieur de Lisieux (Calvados).

Echantillon n° 10. — Cénomanien des falaises de Dives [Calvados), 1892.

| (P. 283, fig. IL : PI. XIX, fig. 33-43 ; PI. XXI, fig. 67 et diagr. 10; PI. XXII, fig. 75-78 ; PL. XXII, fig. 79-81).

Ce magnifique échantillon est un fragment de tronc silicifié, fig. 75 et 76, PI. XXII, encore recouvert de son écorce et long de 25° environ. Il a été trouvé dans les falaïses de Dives et provient certainement des couches cénomaniennes qui les couronnent.

Ce tronc a été fortement comprimé latéralément, de telle sorte que sur sa section transversalé, le petit diamètre n’est plus que de 12°, alors que la grand diamètre, celui qui correspond à peu près à la taille primitive de l’organe, atteint 21°. |

L'écorce est peu épaisse : elle n’a guère que 12 à 15" et encore comprend-elle deux régions dont l’intérieure seule représente le liber actif. Celle-ci, épaisse d'environ 8", se distingue facilement grâce à la présence de lignes régulièrement concentriques, formées par des points blancs dont la taille va s’accroissant dans les lignes de plus extérieures, cg, fig. 79, PI. XXIII. L'autre, superficielle, plus mince, dans laquelle la régularité des lignes ponctuées a disparu et même souvent les points eux-mêmes ; cette dernière région renferme quelques rares petites circonférences ou petites ellipses qu’on pourrait, à première vue, considérer comme représentant la section de petits rameaux adventifs ; elle est, enfin, plus ou moins crevassée superficiellement.

Vue de face la surface extérieure de l'écorce, ec, fig. 76, PI. XXII,

se montre couverte de rugosités qui, au moins par places, semblent avoir été étirées transversalement. Nulle part on ne peut y retrouver de traces de cicatrices foliaires.

Ce tronc a dû séjourner assez longtemps dans l’eau, car son bois là où il est à nu, présente l'aspect de ceux dont les surfaces ayant été corrodées par les chocs répétés d’une eau agitée, laissent voir en saillie les parties les plus dures de leurs couches annuelles, ca, fig. 75. En outre, les tarets y ont creusé, dans le sens longitudinal, de longues galeries larges de 2%, 44, actuellement remplies par de la gangue. D’autres perforations, celles-ci restées vides, mais qui paraissent avoir également une origine animale, se voient à sa surface : elles sont en chaudière, ch, un peu rétrécies à l’entrée, large de 25 à 45 et profondes au plus de 25: elles traversent l'écorce et entament la partie superficielle du tronc ligneux.

Du tronc principal se détache une branche, 7, fig. 76, de 5% de diamètre environ.

Sur une section transversale d'ensemble, on constate à l'œil nu que la moelle est étroite, un peu allongée parallèlement au plan d'aplatissement du tronc : elle a 3""dans ce sens et 8" dans l’autre. Le bois se montre pourvu de couches annuelles, mais celles-ci sont

‘en général peu nettes. Il s’est produit, entre bois et écorce, un

décollement généralisé qu’on peut observer aussi bien sur la section transversale médiane de l'échantillon, F,ihe 70) BI XOSCEN que sur ses extrémités, et l'intervalle en a été comblé par la silice. La surface du cylindre ligneux est d’ailleurs nettement altérée, et prouve que le décollement a été la conséquence du long séjour dans l’eau. C’est dans l'écorce ainsi détachée que se trouvent les lignes de points blancs précités.

L'étude microscopique des tissus est en beaucoup d’endroits rendue difficile par la transparence extrême que leur a communiquée la silice dont ils sont imprégnés, là surtout où ils étaient mous et plus encore là où les membranes ont eu à subir une trop longue macération avant la fossilisation. Aussi n'est-ce, dans certains cas, que grâce à l'emploi de colorants énergiques que je suis parvenu à obtenir des renseignements quelque peu précis sur leur structure. D’autrefois du reste, malgré tous mes efforts, il me fut impossible de réussir à solutionner certains points douteux,

a. Moelle, Son mauvais état de conservation ne me permet pas de donner de la moelle une description précise. Cependant, d'après sa section longitudinale, il est

évident qu’elle renferme beaucoup de cellules sclérifiées et, d'autre part, que jamais celles-ci ne sont distribuées de façon à former la moindre trace de planchers transversaux. |

b. Cylindre ligneux. Ainsi que je lai déjà indiqué, les tissus du cylindre ligneux sont souvent devenus absolument transparents. Ils peuvent en outre être écrasés ; les membranes secondaires peuvent y être décollées des membranes primaires et frippées à l'intérieur ou même détruites ; ailleurs ces membranes sont conservées, mais semblent anormalement gonflées, toute la lumière de la trachéide étant remplie d'une substance amorphe jaune ou noire qui semble être résultée d’un commencement de liquéfaction des membranes. En un mot, presque partout, les tissus sont devenus difficiles à lire. |

a. Dans la périphérie du cylindre ligneux, c'est-à-dire à environ 6% de la moelle, les files trachéidiennes se montrent assez régulières. Certaines de ces files se sont dédoublées sur une longueur variable et c’est sur les parois de dédoublement que, suivant l'habitude, se trouvent surtout localisées les ponctuations aréolées radiales.

La largeur moyenne de ces files, comme d'ailleurs le diamètre des trachéides, offre des variations notables suivant les régions dans lesquelles on les considère. Là où la lumière des trachéides est remplie d’un contenu jaune, leurs membranes étant turgides, ainsi que je l’ai déjà dit, les cellules ont un diamètre tangentiel moyen qui oscille entre 17 et 25 p et peut aller exceptionnellement jusqu'à 40 u; dans les autres régions, même sans que les trachéides soient écrasées, les membranes étant simplement comme un peu plasmolysées, le diamètre tangentiel des trachéides peut, en moyenne, descendre à 16 et même 12 p.. Il me paraît évident que les premiers chiffres sont seuls à retenir comme à peu près normaux, les seconds étant évidemment inférieurs à la normale,

Le diamètre radial des trachéides offre une moyenne un peu plus élevée que le tangentiel ; il est de 23 à 27 pu, de telle sorte que la section des trachéides est souvent un peu allongée radialement et plus rarement étirée transversalement. La forme de cette section est assez souvent hexagonale, fig. 33, PI. XIX.

L'’épaisseur des membranes, là où elles semblent être dans le meilleur état de conservation, n'atteint guère que 6 à 7 p ;.peut-être cependant pouvait-elle parfois être un peu plus grande.

Dans la description macroscopique de l'échantillon, j'ai signalé une zonation concentrique vague et inconstante, L'examen microscopique ne permet en effet pas de reconnaître de véritables zones automnales, mais des zones très minces et très peu caractérisées dans lesquelles les éléments sont seulement un peu moins qu'ailleurs allongés radialement, dans lesquelles on ne peut même pas dire qu'ils sont aplatis. J'ajoute que ces zones ne sont pas toujours continues. Elles renferment cependant des ponctuations aréolées sur leurs membranes tangentielles.

Les ponctuations aréolées radiales sont d’ordinaires groupées én une ou plus souvent en deux files verticales dans lesquelles elles sont alternes et à peu près contiguës mais ordinairement non comprimées, fig. 36, PI. XIX ; quelquefois, mais rarement, j'ai observé jusqu’à 3 files, fig. 34; d'ordinaire elles sont alors plus serrées. Le diamètre des aréoles est toujours petit : il varie de 8 à 10 u ; leurs pores sont en boutonnières croisées ou, peut-être, quelquefois arrondis.

J'ai compté une moyenne de 89 rayons de faisceaux unisériés au millim. carré, Ïls sont toujours très courts, fig. 35, et se classent de la façon suivante d’après le nombre de leurs étages, diagr. 10, PI. XXI.

. L'unique étage des rayons à 1 étage a de 24 à 29 x de haut et il en est de même pour les étages terminaux des autres rayons, mais les étages intermédiaires dans les rayons à 3 et 4 étages n’ont guère que 19 x. La largeur des rayons est généralement inférieure à 13 p, c’est dire qu’ils sont étroits. Quant à la longueur radiale de leurs cellules elle m’a paru être toujours considérable : les plus courtes que j'aie pu reconnaître mesuraient encore 172 w et correspondaient à la superposition de 6 trachéides ; les plus longues atteignaient 215 w et correspondaient à 8 trachéides. - Toujours les membranes de ces raÿons m'ont semblé minces, fig. 35. Vus en section radiale, les planchers des étages sont rectilignes, les cloisons tangentielles sont plus ou moins obliques, fig. 36.

Sur les aires mitoyennes se trouvent de très nombreuses (8-15) et très petites ponctuations aréolées dont le pore est en fente oblique, Dans chaque aire, ces ponctuations sont vaguement ordonnées en files horizontales et verticales.

Les cellules résinifères sont ässez nombreuses ; elles sont surtout très bien caractérisées par la minceur dè leur membrane, cr, fig. 33 et 35, par l'existence de cloisons nettement transversales et aussi par leur contenu qui apparaît, soit sous l'aspect d'une masse noire informe soit, le plus souvent, sous celui de petites goutteléttes, huileuses d'aspect, dans chacune desquelles se trouvé un granule noir opaque. Rarement ces cellules peuvent être groupées par 2 ou 3; le plus souvent elles sont isôlées et d'ordinaire dispersées sans ordre dans le bois, Elles ont de 125 à 150 p de long sur environ 20 y de diamètre transversal. Très fréquemment elles côtoient une série de rayons de faisceaux, fig. 35 ; quelquefois même ces rayons s’intercalent entre deux files parenchymateuses résinifères accolées. Les aires mitoyennés comprises entre les rayons et les files parenchymateuses sont dépourvues d’aréoles.

8. Une section transversale des régions ligneuses périmédullaires, non plus que des sections longitudinales pratiquées à 1°"5 et 3°" de la moelle, ne m'ont fourni tous les renseignements que j'en espérais. La transparence des tissus y était en effet beaucoup trop grande et elle ne put être que bien peu combatiue par l'emploi des colorants. J'y ai cependant recueilli quelques particularités de structure, nettement différentes de celles de la périphérie du cylindre ligneux et qui méritent une mention,

Tout d’abord le diamètre moyen des trachéides n’y est que de 12-16 x, c'està-dire notablement moindre que celui dans les régions précédemment étudiées (comparer la fig. 37, Gr. 475 à la fig. 33, Gr. #5). C'est là, d'ailleurs, un fait d'accord avec ce que l’on connaît sur le vivant,

Les cellules résinifères, quoique également éparses, y sont notablement plus nombreuses (j'en ai compté en moyenne 110 par millim. carré de la section transversale) ; elles sont isolées. En outre elles possèdent des parois un peu épaissies,

Fic. II. — Aspects divers du contenu des cellules résinifères : a, forme en grosse goutte granuleuse devenant un peu spumeuse à son extrémité supérieure ; l'enveloppe d’aspect huileux ne se voit qu’un peu à son extrémité inférieure ; à, goutte spumeuse à enveloppe huileuse plus nette; son extrémité supérieure prend la forme en bâtonnet charbonneux ; €, comme en b, mais avec prédominance de la forme en bâtonnet brisé;

d, forme entièrement en bâtonnet brisé avec encore 2 bulles; e, gouttelettes à granules charbonneux (v. la fig. 35,

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