‹ Veines De La Main Et De L'Avant-BrasChapitre 28 sur 38 · RUES · texte numérisé non relu

RUES

collecte le sang veineux du quart supérieur environ de la face postérieure et le conduit non pas aux veines antérieures de l'avant-bras, mais plus haut, dans la céphalique du bras.

En résumé, la circulation veineuse de cette face ne possède aucune autonomie ; en majeure partie elle est tributaire de la radiale et de la cubitale superficielles: une minime partie aboutit même au bras, dans la veine céphalique.

Veines superficielles du pli. du coude. — La circulation veineuse superficielle de l’avant-bras se réduit donc à ces trois veines : médiane — radiale superficielle — cubitale superficielle. Que deviennent ces troncs au pli du coude ?

La disposition la plus ordinaire en est classique et la voici brièvement résumée. Arrivée au pli du coude, la médiane est terminée : elle envoie d'abord aux veines profondes une anastomose de gros calibre et très importante (fig. 9, 3). À ce même niveau, elle se bifurque en deux branches superficielles. La branche externe ou médiane céphalique (fig. 3, 10), se porte obliquement en haut et en dehors, en se maintenant sur la ligne de séparation du biceps et du long supinateur ; au bord externe du coude elle rencontre la radiale superficielle, à laquelle elle s’unit pour former un tronc commun qui est la céphatique du bras (fig. 3, 11). La branche interne, dite médiane basilique (fig. 3, 12), se porte obliquement en haut et en dedans en se maintenant sur la ligne de séparation du biceps et du rond pronateur ; au bord interne du coude elle rencontre la cubitale superficielle dans laquelle elle s'abouche : les deux veines réunies donnent naissance à une veine unique, qui est la basilique (fig. 3, 13).

L'ensemble de ces veines (radiale, cubitale, médianes céphalique et basilique) réalise une disposition comparée par tous les classiques à la lettre M, dont les jambages verticaux seraient représentés par la radiale et la cubitale superficielles, et les jambages obliques par les médianes céphalique et basi-

lique. Leur importance, principalement en ce qui touche à la saignée, est considérable, mais trop connue pour que nous insistions. =

Dans tout ce qui précède, nous avons omis volontairement d'indiquer les anomalies. Nous avons simplement cherché à établir le fait le plus commun, celui qui pût servir de type à une description. Personne n’ignore la fréquence des anoma- . lies, quand il s’agit de veines. Mais le type le plus commun étant bien déterminé, il sera facile, croyons-nous, d'y rapporter l’anomalie et de l'expliquer. Cela nous dispense d’entrer dans de plus amples détails, qui nous entraîneraient très loin sans profit.

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