‹ Veines De La Main Et De L'Avant-BrasChapitre 36 sur 38 · SUR LA · texte numérisé non relu

SUR LA

Nous n’avons d'autre intention dans les courtes lignes qui suivent, que d'indiquer les notions de physiologie qui découlent des faits anatomiques précédents. Aussi n'insisterons-nous guère que sur les points particuliers à la main et à l’avant-bras, et nous signalerons simplement ceux qui leur sont communs avec le reste de l’organisme.

Nous chercherons à élucider les deux questions suivantes :

1° Quelles sont les causes de la circulation veineuse à la main et à l’avant-bras ?

8° Quelle est la direction suivie par le sang dans ces deux régions ?

Causes de la circulation veineuse à la main et à l’avant-bras.

C’est d’abord la vis à lergo, l'impulsion venue du cœur à

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travers les capillaires Et même il faut remarquer que cette impulsion est plus puissante à la main qu’au pied, puisque ce dernier est plus éloigné du point de départ, c'est-à-dire du cœur.

Pour la même raison, le rôle de l’aspirahon thoracique est plus marquëé au membre supérieur qu'au membre inférieur. Cette aspiration doit se faire sentir avec une grande énergie sur la veine sous-clavière par l'intermédiaire de la veine cave supérieure, et par la veine axillaire sur tout le système veineux du membre supérieur.

La contractilité des veines est démontrée, pour celles de la main en particulier, par une expérience bien connue : en frappant avec un objet à bords minces sur l’une des veines quelquefois si visibles du dos de la main, on voit nettement cette veine diminuer de calibre et se contracter. C’est donc une cause de progression du sang noir qu'il ne faut pas dédaigner.

L'élasticité des veines doit intervenir également dans les cas, particulièrement fréquents à la main et à l’avant-bras, où les veines subissent, du fait de la chaleur extérieure ou du travail manuel, une augmentation de tension et une dilatation momentanées. En vertu de leur élasticité, qui est réelle et a été bien constatée, elles tendent incessamment à revenir sur ellesmêmes, ce qui constitue un nouveau moyen de propulsion du sang noir vers le cœur.

Au point de vue de la contraclion muscularre, nous croyons n'avoir rien de mieux à faire que de comparer ce qui a lieu à la main et à l’avant-bras avec ce que M. Le Dentu a décrit pour le pied et pour la jambe (1). Cet auteur, analysant le mécanisme intime de l'influence de la contraction musculaire sur la progression du sang veineux, dit en substance qu'elle agit sur les veines intermusculaires et en second lieu sur les veines intramusculaires.

(1) Op. cit., p. 65 à 68 et 70 à 72.

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