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Elle agit sur les veines énfermusculaires par le fait du simple voisinage. Le muscle, en se contractant, augmente d'épaisseur aux dépens de sa longueur, et presse sur les veines voisines; le sang qu’elles contiennent fuit alors de toutes parts, mais les valvules en se redressant empêchent le reflux vers la périphérie, et forcent le sang noir à s'écouler vers le centre.
La contraction musculaire agit en second lieu sur les veines contenues dans le muscle lui-même, les veines 2ntramusculaires, dont elles expriment le contenu, — comme la main exprime le liquide quiimprègne une éponge, — pour le chasser également vers le centre.
Elle agit enfin sur les anastomoses dites « indirectes » qui réunissent les veines superficielles aux profondes après avoir passé à travers une masse musculaire : elle dérive ainsi vers la profondeur une partie du sang contenu dans le système superficiel.
Or, à la main et à l’avant-bras, nous retrouvons les deux premiers modes d'action de la contraction musculaire, sur les veines intermusculaires et sur les veines intramusculaires : c'est ainsi que les veines interosseuses palmaires, superficielles et profondes, et les veines des arcades correspondantes sont influencées par l’action des muscles thénariens, hypothénariens, lombricaux et interosseux : de même les veines radiales et cubitales profondes, par les muscles de l’avant-bras ; — c’est ainsi, en second lieu, que les arcades veineuses contenues dans l'intérieur même des muscles précédents, sont exprimées et vidées de leur contenu par la contraction musculaire.
Mais, à la différence du pied et de la jambe, le troisième mode d’action de la contraction musculaire n’existe pas à la main et à l’avant-bras : nous avons dit, en effet, au chapitre des anastomoses que l’on n'y trouve que des anastomoses directes, aucune anastomose indirecte.
Nous n’en dirons pas d'avantage sur ces divers agents de la
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circulation veineuse qui sont connus. Mais il existe une cause d'accélération particulière au membre supérieur en action, sur laquelle nous devons insister. À ce point de vue le pied et la main doivent être comparés l’un à l’autre. Pour chacun d'eux, cet agent découle de sa fonction propre : de la marche pour le pied, de la préhension pour la main.
M. Le Dentu a parfaitement décrit comment, dans la marche, lorsque le piell se pose et presse sur le sol, le sang des veines plantaires est pour ainsi dire exprimé et chassé dans les veines superficielles, les saphènes et les veines dorsales du pied : c'est le mécanisme de l'expression de l'éponge.
Or, il existe quelque chose de très analogue à la main : ici l'agent d'impulsion est lié à l'exercice de la préhension, et voici comment.
Supposons le cas simple d’une main saisissant dans sa paume un cylindre de bois. Les cinq doigts se sont fléchis progressivement, et pressent maintenant par tous les points de leur surface palmaire sur ce cylindre : le sang des veines palmaires des doigts se trouve comprimé et s'échappe par les anastomoses latérales dans le réseau dorsal des doigts. À ce moment et de ce fait une certaine impulsion s’ajoute à celle que le sang de ce réseau possède déjà du fait de la « vis a tergo » et des diverses autres causes énumérées plus haut. Cette impulsion se propage ensuite au sang des veines du dos de la main.
La paume de la main d'autre part s'applique et presse sur le cylindre de bois {c’est l’objet que nous avons choisi pour exemple), et du même coup les deux ordres de canaux veineux de cette paume {veines du plexus palmaire sous-cutané, et veines des arcades palmaires, superficielles et profondes) ont à supporter une pression donnée.
Le sang contenu dans le réseau palmaire sous-cutané, subissant de tous côtés une pression déterminée, s'enfuit excentriquement vers la périphérie de la paume : en haut dans