‹ Veines De La Main Et De L'Avant-BrasChapitre 9 sur 38 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

A mesure que l’on s'éloigne de la racine des membres, les dispositions veineuses se compliquent, simultanément les anomalies augmentent de fréquence; et il semblerait qu'aux extrémités, aux doigts et à la main, par exemple, une description didactique dût être chose impossible. Grand a été notre étonnement , et grande aussi notre satisfaction, de voir qu'il n’en était rien, et que les veines des doigts en particulier — celles qui auraient dû présenter le plus de variétés — sont construites sur un plan, à quelques exceptions près, très uniforme.

Il importe cependant de tenir compte ici, comme dans toutes les descriptions qui vont suivre, d’un fait capital. C’est que les veines sont très souvent groupées en systèmes ; très souvent, il faut dire : « tel ou tel système, tel ou tel groupe de veines », au lieu de « telle ou telle veine ». Ce fait découle de la nécessité d’anastomoses assez richement développées pour parer à toutes les modifications de tension dans le cours du sang veineux, et en régulariser la circulation.

En tenant compte de ces diverses considérations, on peut arriver à une connaissance précise de veines des doigts et de la main. C’est ce que nous nous proposons de rechercher dans les pages qui suivent.

À la main nous aurons à étudier successivement et dans des chapitres différents :

1° Les veines superficielles ; 2° Les veines profondes ;

3° Les anastomoses qui réunissent les veines superficielles aux veines profondes.

On voudra bien ne pas s'étonner. de la disproportion qui existera entre ces chapitres. En voici la raison. A la main les muscles ne sont pas l'élément dominant, et les multiples teudons qui viennent s’insérer sur son squelette terminent des corps charnus qui ne lui appartiennent pas, mais bien au contraire occupent l’avant-bras : dans ces conditions on s’explique bien la faible importance de la circulation veineuse profonde de la main. Les veines superficielles chargées, elles, de collecter le sang veineux des téguments et des parties molles des doigts, des téguments de la main, chargées même, ainsi que nous le verrons, de dériver une partie du courant profond , ces veines, disons nous, doivent présenter et présentent comme nombre et comme calibre une prépondérance remarquable sur les précédentes : on trouvera donc juste que nous leur accordions de plus amples développements. C'est par elles que nous allons commencer.

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