LE COURONNEMENT L)E LA VIERGE
(Musée du Prado.)
seulement un milieu, mais un organisme agissant dont on peut suivre les variations de densité.
Chambres fermées, énormes plaines ondulées, fonds de murailles nues ou de lourds rideaux d’apparat, fond d’azur traversé d’orage ou fonds opaques de nuées, c’est quelques mètres d’étendue que présente la toile, ou l’inlini. Sur les faces on voit vibrer la matière impalpable, les étoffes et les dentelles, les plumes des chapeaux, les écharpes frangées, les crinières des bêtes volent, avec le frémissement bruissant dont le milieu qui les imprègne est incessamment agité. Entre les têtes et le mur la pénombre circule, allumée d’éclairs brefs, traversée de rayons de jour; entre les têtes et le ciel s’étend l’abîme de l’espace.
Les toiles d’intérieur de Velâzquez prolongent la salle; ses tableaux de plein air enfoncent le mur de la salle. Le personnage tout entier, les accessoires, le paysage, toute la toile est dans la toile. Jamais la scène ne sort de la toile, jamais elle ne s’étale sur elle. Elle est toujours à sa distance. Elle est entourée d’air, de tous côtés. Celui qui la regarde est amené vers elle par une route d’air qui ne s’interrompt pas. Entre la surface du tableau et l’air qui la vient caresser, il n’y a pas de séparation. C’est le même air qui continue, l’air que respirent les vivants. Ainsi les formes représentées se mêlent aux formes vivantes sans qu’apparaisse le moment où l’intervalle se produit. « Où donc est le tableau? » demande Théophile Gautier devant les Menines. En surface et en profondeur,
on ne sait pas où la fiction commence, où Unit la réalité.
(Test qu’il exprime des ensembles. Kien à ses yeux ne vit isolément. Il n’y a plus d’accidents de formes et plus de couleurs définies, mais des rapports de formes et fies rapports de tons. Le peintre n’a plus d’autre souci que d’établir des relations entre les phénomènes de la vie. Il traduit d’une seule masse, après l’avoir intérieurement établie, la somme des impressions que lui donne un moment, un fragment d’univers.
C’est cette force d’expression qui a fait proclamer Velâzquez le prince du métier de peindre, par presque tous les peintres et par la plupart des critiques. Inconcevable aberration qui ne peut qu’amoindrir cette grande nature dans l’esprit de ceux qu’elle attire et retient le plus, en abaissant le langage plastique au niveau d’une pure technique qu’on peut enseigner et transmettre. L’homme qui restitue avec le plus de vérité les phénomènes de la vie, c’est l’homme qui sent la vie avec le plus d'intensité. Velâzquez n’est pas Velâzquez parce qu il s’est servi de telle ou telle forme d’expression, mais parce qu’il est Velâzquez. Jamais artiste ne fut plus dégagé que celui-là des préjugés, des habitudes de métier. Page par page, de sa première à sa dernière étude, on assiste à l’élimination patiente de tous les termes qui appartiennent à la langue picturale traditionnelle. L’auteur des Buveurs est presque seulement un peintre. L'auteur des Menines est un homme.
Cliché Moreno.
EL IIORO I)E C O R I A
(Musée du Prado.)
Son procédé est impénétrable? C’est qu’il n’a pas de procédé. 11 prend sur la nature des notes de plus en plus sommaires, mais de plus en plus conscientes et qui de plus en plus étroitement répondent à sa façon de voir et de sentir. Sa manière de peindre est tout entière en lui. Il parle, mais il parle avec un tel sens de ce qu’il veut dire que sa parole donne toujours, absolument, l’impression de la vérité. 11 parle avec précision, et avec fougue. Sa langue est d’une force impressionnante, mais elle a des ailes aussi. Pas d’artifice de langage. 11 se livre, tout simplement, sans préoccupation d’architecture verbale. Ici une toile toute en empâtements ; là une toile à peine couverte ; parfois, dans le meme tableau des morceaux travaillés, cent fois repris, d’innombrables retouches; à côté, de larges coulées légères qui donnent d’un seul coup l’impression du définitif.
C’est le plus libre des artistes, et c’est uniquement de la conscience de sa liberté que le peintre qui l’étudie — et Velâzquez est le plus étudié des maîtres — peut tirer un enseignement. Jamais il ne recule devant les sacrifices les plus durs. Il pousse jusqu’au fond, avec une puissance mais une légèreté incomparables, les seuls éléments descriptifs du spectacle qu’il veut traduire. Tout le reste paraît se mettre en place spontanément, par de brèves indications, des traînées confuses de pâte, des riens, un voltigement du pinceau qui s’arrête juste où il faut, une seconde, pour jeter une note imperceptible et nécessaire. Quand il revient sur ses anciennes toiles, il ne se soucie même pas de faire disparaître les traces de ses repentirs.
L’ensemble dit ce qu’il a voulu dire. 11 est satisfait, il ne touche plus à son œuvre.
Rien de plus instructif à cet égard que ses portraits équestres retouchés, Philippe III, Marguerite d’Autriche , 1 Isabelle de Bourbon , parce qu’il y laisse apparaîlre avec une entière évidence son insouciance du métier. Dans ces vieux tableaux qu’on lui soumet, d’énormes morceaux minutieux et médiocres, un manteau qui tient la moitiéMe la toile, une cuirasse, une écharpe, un chapeau ne l’intéressent pas, il ne tient pas à les repeindre. Mais c’est en partant de ces morceaux, sans les toucher autrement que pour les envelopper à peine, qu ’il mettra tout en valeur en avant, en arrière, avec une fougue, une légèreté, une sûreté inouïes et jettera par-ci par-là, profondément, un accent prodigieux de vie, une tête sommée d’une masse de cheveux noirs, un cheval, un paysage, la mer. Et parce que l’ensemble vit, la moitié morte du tableau disparaît instantanément.
De près, ses toiles sonl le chaos, des coloriages enfantins, des flaques désordonnées de tons juxtaposés, superposés. On s’éloigne, les taches chaotiques progressivement se modèlent et jettent le voile aérien des harmonies sur les volumes sculpturaux; les visages se taillent seuls en pleine matière vivante, les os s’accusent sous le masque, les yeux s’enfoncent, les lèvres frémissent et parlent ; les cheveux se tissent d’atmosphère, en lils ténus de nuit ou d’or; les étoffes s’envolent, pèsent ou crient; l’acier noir éclaboussé d’argent miroite et sonne; l’ombre s'anime,
Cliché Neurdeirr
l’infante marguerite
(Musée du Louvre.)
ou, sous le ciel, la terre respire et s’émeut. La vie surgit.
Les FileuseSj les Menines, Ménippe , les Saints Ermites. Il semble que Philippe IV ne demande plus guère à son peintre que de remplir sa charge, le laissant user à sa guise des instants de liberté qu’il a. Ménippe est un mendiant rencontré dans la rue ; les Pileuses une scène de la vie ouvrière, presque réalisée sur place; les Ermites , un paysage ; les Menines , un spectacle saisi par hasard au palais, tandis qu’il fait un des derniers portraits des souverains. Comme Rembrandt, il paraît abandonner les compositions d'atelier pour s'humilier absolument devant les réalités les plus moyennes de la vie. Il vit, il illustre sa vie.
Velâzquez a soixante ans. Depuis qu’il est Aposentador, ses gages d’ailleurs augmentés ne lui sont guère mieux payés qu’auparavant, mais il n’est plus un simple domestique. Le roi vient même de se décider à faire broder sur sa cape la croix rouge de Santiago. Il a fallu toute une année de puériles enquêtes sur les ascendants de l'artiste, l'authenticité de sa noblesse, il a fallu la preuve qu’il ne vivait pas de son métier, cent témoignages recueillis en Espagne et en Portugal par une commission ambulante, il a fallu par delà la tombe l’écho de la voix de Rubens qui le proclame le plus grand peintre de l'Europe, pour admettre Velâzquez, incarnation du génie d’une race, à endosser l’habit qui va le consacrer l’égal de quelques courtisans. Familier du roi catholique, rapproché par sa réception dans un ordre fameux de la grandesse espa-
gnôle, il est presque à la fin de sa vie le grand seigneur de la légende. Mais il est toujours aussi seul.
A dater de ce jour, peut-être, il ne touche plus un pinceau. C’est à la fin de novembre 1659 qu’il est fait chevalier de l'Ordre, avec la solennité habituelle. C’est un peu plus de quatre mois après qu’il quitte Madrid avecson gendre del Mazo pour préparer jusqu’à Irun les logements de Philippe IV. Le traité des Pyrénées se signe, le roi d'Espagne va rencontrer à la frontière le jeune Louis XIV à qui, pour gage de la paix, il accorde la main de l’infante Marie-Thérèse.
C’est Velâzquez, en effet, qui dirigea l’aménagement et présida à la décoration de la salle des Conférences , ce fameux pavillon que les deux cours avaient décidé de construire dans l’île des Faisans, sur la Bidassoa, pour y sceller la nouvelle alliance. C’est Velâzquez qui fut, pour les parties du programme qui regardaient la cour d’Espagne, l’organisateur principal des fctes somptueuses, si vantées par les chroniqueurs, du mariage et de l’entrevue. D’ailleurs, s’il faut en croire ses biographes, il reçut de tous à cette occasion les compliments les plus flatteurs.
Ces fêtes terminées, Velâzquez, chargé au retour comme à l’aller de préparer les logements du roi, regagna rapidement Madrid où le bruit de sa mort avait couru. Ce bruit n’était qu’un écho des fatigues qu’il avait supportées, car ce pénible voyage hâta certainement sa fin. Il avait soixante et un ans. 11 était, nous dit-il lui-même dans une
Cliché Moreno.
CE BOUFFON DON JUAN h’ AUTRICHE
(Musée (J u Prado.)
ni
lettre écrite au peintre Diaz, « harassé de voyager la nuit et detravailler le jour » ; il avait été probablement atteint, en cours de route, d’un ou plusieurs accès de cette lièvre qu’il avait rapportée de son premier séjour à Rome.
Quoi qu’il en soit, un mois à peine après son retour, le 31 juillet 1660, il était pris de violents accès de fièvre, accompagnés d’une vive douleur au niveau de l’estomac et du cœur. Philippe IY lui envoya d’abord ses deux médecins, puis, probablement sur leur avis, l’archevêque de Tyr. Le 6 août 1660, Diego de Silva y Velâzquez rentrait dans la vie universelle avec la paix et la simplicité probables de ceux qui l’ont absolument comprise. Juana Pacheeo, sa femme, qui avait joué dans son ombre ce grand rôle muet de celles qui savent partager et choyer la vie d’un homme de génie, mourut quelques jours après lui.
Sur le socle de la statue que les compatriotes de Velâzquez lui ont élevée à Séville, on peut lire ces simples mots : « Al pintor de la Verdad ». C’est l’unique détail de ce monument déplorable qui puisse en excuser l’ensemble.
Velâzquez est bien en effet, dans la force intacte du terme, le peintre de la vérité. Il constate. 11 possède au plus haut degré ce sens de la vie réelle que les Grecs appelaient Raison et que la philosophie naturelle
appuyée sur Y argument du fait, a nommé l’esprit scientifique. Sans la moindre préoccupation finaliste, il accepte absolument la vie. Comme tous les vrais maîtres et plus qu’aucun d’entre eux, grâce à cette prescience admirable qui par-dessus vingt, et trente et soixante siècles, rend solidaires du savant moderne le statuaire grec et le tailleur de pierre égyptien, il est d’accord avec le déterminisme scientifique. On ne peut découvrir en lui le moindre doute sur le but de la vie et la raison du monde : la vie est le but de la vie et la raison du monde est d’être.
« A côté des peintures de Velâzquez, s’écrie Taine, toutes les autres, les plus sincères, les plus splendides, semblent mortes ou académiques. » Personne, depuis les sculpteurs de la Grèce, n’a procuré à ce degré l'illusion de la vie, non pas l’illusion de surface, mais l’illusion réelle, l'illusion de la vie totale dans son frémissement secret et continu. Immédiatement, devant les formes qu’il évoque, on a la sensation non pas de l’analogie des apparences extérieures, mais de l’identité des réalités intérieures, de la chaîne ininterrompue qui lie l’être vivant à la création de l’artiste, à travers l’espace et le temps. Hommes, bêtes et plantes, éléments visibles et impalpables, tout son univers vit avec une émouvante intensité. Il y transpose ce qui fait affluer le sang sous la peau, saillir les muscles, s’équilibrer les charpentes osseuses, trembler les herbes et les feuilles, courir les nuées dans le ciel. Ses créations, en vérité, sont plus vivantes que la vie, car tous ses
éléments y manifestent, en insaisissable synthèse, leur immédiate et Féelle présence. C’est une gêne, une hallucination, c’est presque un effroi qu’on éprouve devant ces faces immobiles, ces yeux ouverts sur l’ombre de l’esprit, devant ces chambres habitées qu’emplit, autour des formes apparues, la palpitation du silence, et ces énormes horizons. Pourquoi ces figures vivantes ont-elles, derrière ces lèvres closes, un secret mort? Pourquoi ce moment disparu et tout entier restitué, et ces formes évanouies qui vivent notre vie, dans le même espace que nous, ce lointain qui ne peut renaître et se fait tout de suite proche et le rêve impossible soudain réalisé?
Velâzquez est mystérieux. 11 est le plus mystérieux des peintres. En ondes d’argent, de son œuvre, à travers l’air et le silence, vient ce mystère illimité qui se lève pour nous des choses dès que s’ouvrent nos yeux d’enfant, qui constitue notre être propre et recommence aux portes de ses sens, le mystère errant de la vie qui la maintient et la transmet. Une force profonde, éternelle et qui pourtant ne pèse pas sur nous, car c’est la force qui nous pousse à vivre, à penser, à comprendre, vient de lui, attire vers lui, comme si son œuvre enfermait un secret immense et lointain.
C’est qu’il a pénétré les lois qui font la vie mystérieuse. Au suprême degré, il a la puissance secrète qui permet à l’artiste de créer le monde à nouveau, après en avoir retrouvé la logique dissimulée, grâce à l’effort simultané de l'analyse scientifique et de la synthèse intuitive. Avec une
profonde sûreté, il établit les plus subtiles relations qui relient les unes aux autres les manifestations de la nature. On ne voit pas comment il réunit entre eux les fragments séparés des formes, passe d’un ton au ton qui l'avoisine, comment il établit dans les lumières et les ombres les progrès ininterrompus des terres et des cieux, comment il suit jusqu’aux limites de l’espace le tourbillon des forces invisibles qui assurent, sans un arrêt, la continuité de la vie. Les autres à chaque pas s’attardent à expliquer leur découverte, à décrire le sentiment qu’ils en ont éprouvé, à dissiper une part d’inconnu. Seul, Velâzquez reconstruit intégralement et sait transposer sur sa toile, intact, tout le mystère de la vie.
Cette impassibilité sentimentale qui ne l’abandonne jamais, a conduit la plupart de ceux qui se sont occupés de Velâzquez à ne voir en lui que le premier des virtuoses. Cette opinion, dont l’esprit de finalité doit être rendu responsable, permettrait, si l’on y prend garde, d’effacer tous les archaïques et tous les statuaires de l’époque de Périclès de la liste de ceux qui accrurent la somme de connaissance et d’amour de la vieille humanité.
Virtuose, certes, Velâzquez l’est presque toujours, mais à la façon des héros. S’il a cette faculté prodigieuse de dire sans effort apparent tout ce qu’il veut, comme il le veut, il ne parle jamais dans le but exclusif d’éblouir son auditoire par sa facilité. Le pur virtuose ne s’exprime pas, il exprime les autres, il exploite intelligemment ce que les autres ont trouvé. Or il n’est pas d’artiste, au contraire,
qui ait moins emprunté à ceux qui l’avaient précédé leur conception de la nature et leur forme d’expression. 11 n’est pas d’artiste plus un, plus personnel que Velâzquez.
Jamais il n’a parlé pour ne rien dire. Il exprime sans expliquer, mais il exprime. Il restitue la vie, rien que la vie, mais il ne la restitue avec une telle puissance que parce qu’il la comprend.
S’il est vrai que l’intelligence soit la faculté d’établir des rapports entre les phénomènes extérieurs qui s’offrent à notre jugement, Velâzquez est vraiment l’un des plus admirables esprits qui soient apparus dans le monde depuis que l’homme a senti le besoin de se manifester. La possession de la valeur exacte qui fait de lui le plus grand peintre n’est pas, selon l’erreur commune et dangereuse, un secret de technique qui se transmet et se surprend, c’est la marque du sens de la réalité. L’homme qui peut saisir entre les phénomènes de la vie matérielle les liens les plus mystérieux ne se sépare en rien de l’homme qui sait établir les rapports les plus généraux entre les phénomènes de l'ordre intellectuel. La vie profonde de l’esprit est le reflet intérieur de la matière et des forces cosmiques. Il n’y a pas de séparation entre la , nature sensible et l’abstraction qui nous permet de nous en faire une conscience.
Velâzquez, c’est l'homme qui comprend, et c’est parce que Velâzquez comprend qu’il se laisse si rarement aller à la traduction sentimentale de la vie et qu'il échappe presque à ceux qui veulent l’expliquer. Le sentiment,
c’est la surprise de l’esprit en présence d’un fait nouveau, et si Velâzquez manifeste aussi peu de surprise, c’est qu’il préfère pénétrer aux sources de sa sensation. Certes, malgré la tranquillité apparente de sa vie, faite sans aucun doute de discrète résignation à ce qu’il ne pouvait empêcher et d’absolue liberté intérieure, Velâzquez a joui, Velâzquez a souffert. Tenu, durant son existence entière, dans une sujétion perpétuelle, emprisonné dans ses fonctions et les exigences du roi, il a été témoin de la disgrâce d’Olivarès, son protecteur et son ami, il a été en butte à la jalousie de la plupart des peintres madrilènes; il a eu la plus grande peine, la seule peine de la vie, celle qui interdit à l'homme, aussi sage qu’il soit, d’être dans l’avenir complètement heureux, il a vu mourir sa première raison de vivre, Ignacia sa petite ii lie. Il a eu ses heures de joie aussi, l’amitié de Rubens, de Rihera, ses voyages, ses émerveillements en Italie, toute l’allégresse indicible qui vient à l’être sensitif d’une révélation nouvelle. Pourtant il n’obéit pas à la joie, et la douleur ne fait jamais dévier le sens de son être. Pour lui, joie et douleur, tous les sentiments surajoutés à travers qui nous sommes entraînés à contempler la vie sous ses aspects momentanés, sont au nombre des éléments qui lui permettront de s’en faire une conception synthétique.
Est-ce à dire qu’il manque d’émotion? Il a la grande émotion créatrice, celle qui livre l’être entier, l’émotion panthéiste qui révèle dans l’œuvre l’identité de l’œuvre avec l’homme et l’univers. Il est de ces rares humains qui
Cliché Morenc