‹ Velazquez et ses œuvresChapitre 18 sur 76 · LE CARDINAL INFANT DON FERDINAND D'AUTRICHE · texte numérisé non relu

LE CARDINAL INFANT DON FERDINAND D'AUTRICHE

Lithographié par J. A. Lopez, Coleccion, n° xlv; gravé à l'eau-forte par Goya, Madrid, 1778; sur bois, dans Y Art Journal, 1832, p. 335 (il est par erreur désigné comme l'infant don Carlos Balthazar) ; dans Y Histoire des Peintres, de Charles Blanc, et dans la traduction anglaise. Le prince est

en habit de chasse, avec un fusil à la main et un chien à son côté.

Ce tableau est à Madrid au musée royal.

L'INFANT DON BALTHAZAR CARLOS, prince des Asturies, monté sur un petit cheval. Lithographié par J. Jollivet, Coleccion, n° i ; gravé à la manière noire par R. Earlom, 1774; à l' eau-forte, par F. Goya, en 1778; sur bois, dans Y Art Journal, 1852, p. 352, et dans Y Histoire des Peintres, de Ch. Blanc.

Le tableau est au musée de Madrid; il y en a une petite répétition à Dulwich Collège, près de Londres.

Le même, à cheval, accompagné du comte-duc d'Olivares; gravé à l'eau-forte par John Young, dans la Grosvenor Galle?-y.

Ce tableau est dans la salle à manger de l'hôtel du marquis de Westminster à Londres.

Le même, à cheval ; une tour et divers personnages dans le

lointain ; à l'eau-forte par un anonyme. Le même, en costume de chasse avec un chien ; lithographié

par A. Blanco, Coleccion, n° le.

Ce tableau est au musée de Madrid.

Le même; riche costume brodé d'or; il tient une carabine dans la main droite. Lithographié par J. A. Lopez, Cokecion, n° lxxv.

Musée de Madrid.

Le même, avec un fusil ; en pied; gravé au trait dans l'ouvrage de Le Brun, déjà cité (Paris, 1809), t. II, n° 131.

Le même, debout, couvert d'une armure, tenant dans la main droite un bâton de commandement. Gravé au trait par Lange, dans les Principaux tableaux du musée royal de La Haye, 1826, n° 97.

L'INFANT DON BALTHAZAR CARLOS ; buste ovale; riche encadrement surmonté d'une couronne. Grave au burin par Juan de Noort, dans l'ouvrage de Christoval de Benavente y Bena vides : Advertencias para Reyes, Principes y Embaxadores, Madrid, 1643, in-4°. Ouvrage dédié à ce prince.

LE PRINCE ESPAGNOL (don Balthazar Carlos) ; sur bois, dans Y Art Journal, 1852, p. 351.

L'INFANT (don Balthazar Carlos); gravé par J. Gauchard dans Y Histoire des Peintres, de Charles Blanc. Le prince est un très-jeune enfant ; sa main gauche s'appuie sur une épée, et de la droite il tient une canne.

LE PAPE INNOCENT X; gravé au burin par J. Fittler, à Londres, 1820; à l' eau-forte (de petite dimension et non terminée), par C. Warren; à la manière noire, par V. Green, dans la Houghton Gallery, Londres, 1774.

Le tableau est dans la Galerie impériale à Saint-Pétersbourg.

Le même; buste dans un ovale; au trait, dans l'ouvrage de Le Brun : Choix de tableaux fait en Espagne (1809, 2 vol. in-8°), t. II, n° 132.

UN CARDINAL ; buste dans un ovale ; au trait, môme ouvrage, t. II, n° 133.

DON GASPAR DE GUZMAN, comte-duc d'Olivares, à cheval ; lithographié par J. Jollivet, Cokccion, n° iv; gravé à l' eau-forte par Goya, Madrid, 1778.

Le tableau est au musée de Madrid 1.

1 Velazquez reproduisit plusieurs fois les traits d'Olivares, mais nous ne croyons pas qu'il ait fait le portrait de la comtesse ; il est vrai qu'elle était laide, bossue, et que, dés 16v23, elle était d'un âge assez avancé. Mentionnons à son égard une anecdote qui a été racontée, mais qui est certainement apocryphe; la voici d'après les expressions de M. Guizot dans le travail que

DON GASPAR DE GUZMAN ; tête gravée à Peau-forte et attribuée à Velazquez.

Celte pièce curieuse et rare est à Berlin au cabinet des estampes. Le directeur a dit à M. Morse qu'elle avait été apportée de Madrid par M. de Werther, et qu'elle provenait de la collection de Cean Bermudez; cet écrivain n'en parle cependant pas dans ce qu'il a énoncé au sujet de Velazquez.

Le même; buste, gravé au burin par H. Panneels, Madrid, 1638. Costume noir; croix de Calatrava sur la poitrine; riche encadrement parsemé de branches d'olivier; au-dessus, ces mots : SICVT OLIVA FRVGTIFERA, Psalm. 51. Sur un morceau de draperie attaché au bas de l'encadrement : Ex archetypo Velazquez, H. Pannels fl, Matriti, 1638. Ce beau portrait, celui qui reproduit avec le plus de talentles traits d'Olivares, fut exécuté pour l'ouvrage de J. A. Tapia y Robles : Ilustracion de! renombre de Grande, Madrid, 1638, in-4°.

Le même, debout, vêtu de noir, avec la croix verte de Calatrava sur la poitrine; la main droite, appuyée sur une table, tient une longue cravache ; gravé sur bois dans 17/lustrated London Neivs, 21 mai 1852.

Le même ; buste dans un ovale avec des ornements par Rubens ; gravé au burin par Pontius ; il en existe une petite copie au burin par C. Galle jeune.

UN HOMME DEBOUT, tenant un bâton dans la main ; une clef de fer est sur sa poitrine ; par terre, quelques armes et des boulets; au fond, un navire en flammes; gravé au burin par Fosseyeux, 1799; à l'eau-forte par Goya (c'est

nous avons déjà cité : « Buckingham fit, dît-on, à la comtesse une cour téméraire et en obtint un rendez vous ; mais, quand vinrent le jour et l'heure de la rencontre, la comtesse fit trouver à sa place une fille de condition honteuse, et Buckingham, qui se fût vanté de sa bonne fortune, n'eut qu'à bien cacher sa mésaventure. »

une des plus rares productions de cet artiste) ; au trait, par E. Lingée.

Ce tableau est au musée de Madrid.

UN HOMME COUVERT D'UNE ARMURE; figure entière ;

au trait, dans l'ouvrage de Le Brun, déjà cité.

Ce portrait y est désigné d'une façon absurde comme « étant peutêtre un portrait de Cromwell. »

VELAZQUEZ ; gravé au burin par Blas Amettler dans los

Ilustres Espanoles, Madrid, 1791, in-folio ; il en existe une

copie, également au burin, faite par H. Adlard pour les

Annales des Artistes d'Espagne.

Ce tableau existait probablement en Espagne au commencement du siècle dernier, mais on ignore aujourd'hui en quel endroit il se trouve.

Le même; au trait, par J. Bromley, dans le Dictionary of spanish Painters, de Mme O'Neil ; au trait, par Lasinio Figlio ; lithographié par G. Nanteuil (planche 7 du Cours élémentaire de Dessin, par Etex) ; lithographié par Mauzaisse ; gravé au burin par Francisco Gecchini à Rome ; gravé sur bois par un anonyme français.

Ce tableau est à Florence dans la galerie degli Uffizi, dans la Sala de' PiMori. La main droite de l'artiste s'appuie sur sa hanche, tandis que la gauche est coupée par le cadre. C'est à peu près la même composition que celle gravée dans los Espanoles iluslres, si ce n'est que, dans celte dernière, Velazquez tient de la main droite une brosse et de la gauche une palette.

Le même, en buste; gravé au burin par Girolamo Rossi; à l'eauforle, par Denon, Rome, 1790; sur bois, par de Ghouy, dans Y Artiste ; dans la Vie des Peintres , par d'Argenville, Paris, 1762, t. II, p. 241 ; au trait, par Lasinio Figlio. Ce portrait est également à Florence dans la Sala de" Pillori, au palais degli Uffizi. 11 est en buste et parait avoir été exéculé lorsque Ve'azquez était plus âgé; il diffère du précédent en ce que la tête est recouverte d'une petite calotte.

VELAZOUEZ; gravé au burin (petite dimension) par F. Gecchini à Rome, d'après un tableau inconnu.

Le même; buste ovale; au burin, par A. Esteve; paraît emprunté au tableau de las Meninas.

Le même; gravé sur bois par Nichol, au frontispice de sa Vie par M. Stirling (Londres, 1855), et d'après une miniature en la possession de l'auteur.

JEUNE HOMME ; buste vu de face ; gravé au burin par Panmer, à Paris, 1846 ; par A. Masson, à Paris; par un anonyme; par un autre anonyme, dans Y Artiste; sur bois, dans Y Art Journal, 1852, p. 333, et par J. Fagnion, dans Y Histoire des Peintres, de Ch. Blanc; lithographie par Mal ezieux.

Ce tableau fut acheté à Séville par M. S. F. Lewis, le peintre bien connu, qui le céda à M. le baron Taylor ; il entra dans la Galerie espagnole du Louvre (n° 300), où il reçut la dénomination de Portrait de Velazquez, erreur que perpétuèrent les nombreuses gravures auxquelles il a servi de modèle. Il a été vendu à Londres, en 1853, avec le reste de la Galerie espagnole de Louis-rhilippe.

TÊTE D'HOMME, avec un bonnet en fourrure ; gravé à l'eauforte par J. Young dans la Grosvenor G aller?/.

Ce tableau, indiqué à tort comme étant le portrait de Velazquez, est dans un des salons de l'hôtel du marquis de Westminster à Londres.

HOMME vu jusqu'à mi-corps; gravé au burin par L. Gruner, Milan, 1826.

JEUNE HOMME ; tête d'un inconnu ; grandeur naturelle ; lithographié par un anonyme.

TÊTE D'HOMME, le visage un peu tourné de côté ; gravé à la manière noire par V. Green, Londres, 1773.

Le même, dans un ovale; lithographié par J. A. Mayr en

Allemagne. Longs cheveux, vêtement noir, col carré et horizontal; on voit une main et la garde de l'épée.

TÈTE D'HOMME, dans un ovale; gravé à Peau-forte, par N. Muxel. On ignore quel est ce personnage, qui a été signalé, par erreur, comme étant Velazquez lui-même. Le tableau est clans la collection du duc de Lenchtenberg, n° 97.

HOMME, désigné comme Jgnoto; gravé au burin par Guadagnini dans la Galleria Pitti, par Louis Bardi, n° i .

Le même, couvert d'un manteau ; gravé par Délia Bruna dans la même Galleria, n° 2, et indiqué également comme Jgnoto.

Le même; buste dans un ovale ; lithographie par L. Quaglio. On a supposé, mais à tort, que c'était un portrait de Tilly. Le personnage est couvert d'une armure et il a. un casque avec des plumes.

Ce tableau fait partie de la Galerie royale de Munich.

FRANCISCO DE QUEVEDO Y VILLEGAS, gravé au burin par S. Carmona; par Brandi, dans los Jlustres Espanoles.

Le même; buste dans un ovale; au-dessous, une lyre, un masque, un livre, etc. Gravé par Carmona dans le Parnoso espanol (Madrid, 1768-78, 9 vol. petit in-8°), t. IV, p. 186.

LUIS DE GONGORA Y ARGOTE ; buste dans un ovale; gravé par Carmona dans le Parnaso, t. VII, p. 171, et par Blas Amettler dans los /lustres Espanoles.

JUAN DE PAREJA, modèle de Velazquez ; buste en ovale ; lithographié par Gabriel Rolin à Paris.

NAIN, gravé au burin par F. Muntaner, Paris, 1792; à l'eau-

forte, par F. Goya, en 1778. — Le nain est représenté assis par terre et feuilletant un livre.

Le tableau est au musée de Madrid.

NAIN, gravé au burin par F. Ribera, Madrid, 1798; à l' eau-forte, par F. Goya, Madrid, 1778; sur bois, dans TArf Journal, 1852, p. 333, et par un anonyme, dans Y Histoire des Peintres, de Ch. Blanc. — Personnage barbu, avec un vêtement rouge, assis par terre.

Le tableau est au musée de xWadrid.

Le même, avec un gros chien ; gravé au burin par un anonyme à Madrid.

Le tableau est au musée de Madrid.

LE JEUNE GARÇON DE VILLECAS; gravé au burin à Madrid, en 1792, par B. Vazquez ; à Feau-forte, par Goya, à Madrid, en 1778 ; sur bois, dans les Annales d'Espagne. Le tableau est au musée de Madrid.

BOBO (l'Idiot) DE CORIA; gravé au burin par L. Groutelle, Madrid, 1797. — Un idiot riant, assis par terre, ses mains croisées sur un de ses genoux ; à ses côtés, deux gourdes et une tasse.

Le tableau est à Madrid âu musée royal.

DONA MARGARITA D'AUTRICHE, femme de Philippe III, sur un cheval pie ; à l' eau-forte, par Goya, Madrid, 1778.

DONA ISABELLE DE BOURBON, première femme de Philippe IV, sur un cheval blanc; gravé à l'eau-forte par Goya, 1778.

Ce portrait, de même que le précédent, au musée fie Madrid.

DONA MARGARITA TERESA, infante d'Espagne; gravé au burin par un anonyme. — Debout, la main gauche appuyée sur une table, sur laquelle est une couronne.

MARGUERITE, née infante d'Espagne, impératrice des Romains; gravé au burin par Bartholome Kilian.

La même, gravée au burin par Conquy, Galeries historiques de Versailles, n° 2371 , et à la manière noire, par un anonyme.

DONA JUANA PACHECO, femme de Velazquez; figure vue de profil; des rubans noirs tombant de la coiffure par derrière ; dans la main gauche, un livre ou portefeuille ; lithographié par Henri que Blanco, Coleccion, n° lxvi. Ce tableau est au musée de Madrid.

LA FEMME A L'ÉVENTAIL ; gravé au burin par Leroux dans la Galerie Aguado, 1839, in-folio ; au trait, par Pis- 'trucci, dans la Galerie de Lucien Bonaparte, Londres, 1812, in-4° (stanza 4, n° 36).

Ce tableau, ou une répétition, est dans la collection du duc de Devonshire *.

Paysages, sujets d'architecture et tle chasse.

ARC DE TITUS A ROME ; lithographié par Asselineau, à Madrid, Coleccion, n° xci.

Ce tableau est au musée de Madrid.

LA FONTAINE DES TRITONS DANS LES JARÛINS D'ARANJUEZ; lithographié par P. de Leopol; gravé sur bois dans les Annales des Artistes d'Espagne.

Ce tableau est au musée de Madrid, ainsi que le suivant.

AVENUE DE LA REINE A ARANJUEZ ; lithographié par P. de Leopol.

1 Le superbe original de la galerie Aguaclo appartient à lord Hertford, et il a été exposé à Manchester. Voir le Catalogue des peintures. — W. B.

Pièces douteuses et apocryphes.

SAINTE FAMILLE (cabinet Denon) ; lithographie par Villain à Paris.

LE COMTE GONDOMAR; gravé au burin parR. Cooper. — Debout, costume noir, le chapeau sur la tête.

Ce tableau était autrefois dans la collection du duc de Buckingham à Stowe, et le Catalogue l'attribuait à Velazquez; mais, ayant passé dans le cabinet de M. J. H. Gurney à Catton, il fut nettoyé, et on découvrit à gauche un gros chien couché; sur la colonne à droite, on trouva l'indication de 1621 et ces mots :

Osar morir Da la vida.

Cette date établit que l'œuvre n'est pas de Velazquez; d'ailleurs, elle ne rappelle point son style.

FERDINAND II, grand-duc de Toscane, et sa femme Vittoria Délia Rovere ; gravé au burin par Sterling; par W. Holl.

Ce tableau est dans la Galerie nationale de Londres *, mais il n'est certainement pas de Velazquez: on pourrait y voir une copie d'un portrait qu'il peignit durant son séjour à Florence.

PHILIPPE IV; gravé au burin par Moncornet. — Buste ovale entouré d'emblèmes ; l'ordre de la Toison d'or autour du cou.

DON BALTHAZAR CARLOS; gravé au burin par C. Galle, Bruxelles, 1642. — Sorte de monument funéraire, avec une longue inscription commençant par POSTERITATE SAGRVM; le prince figure à gauche, tenant un fusil; des chasseurs et des sangliers près de lui.

DON JUAN D'AUTRICHE; buste dans un ovale; au-dessus, une corne d'abondance de chaque côté; au-dessous, des

J 11 en a été retiré depuis la publication du livre de M. Stirling. — W. H.

lions ailés; gravé par un anonyme. — Ce prince, le second de ce nom qui figure dans l'histoire, était lils naturel de Philippe IV. 11 est couvert d'une armure ; ses cheveux très-longs flottent sur un col de dentelle.

DON JUAN D'AUTRICHE, vu jusqu'aux genoux et couvert d'une armure; Galeries historiques de Versailles, n° 2285.

LE DUC DE SÉGOVIE, à cheval, un bâton de commandement à la main ; il paraît donner ses ordres pour les opérations d'un siège. Gravé au burin.

UNE DAME AVEC UN ÉPERVIER ET UN PAGE ; gravé au trait par Simmons, dans le Dictionary of spanish Painters, de Mme O'Neil.

LES VELAZQUEZ DES COLLECTIONS ANGLAISES l,

Galerie Brigdewater (formée par le duc de ce nom, qui la légua h son frère, le marquis de Stafford, avec la condition qu'elle passerait au second fils du marquis, lord Francis Egerton). Portrait du fils naturel du comte Olivares (nous avons parlé en détail de ce personnage) . Figure en pied, de grandeur naturelle ; tête expressive et très-bien éclairée. Lord Egerton a acquis ce tableau à la dispersion de la collection Altamira.

A Stafford Uouse, chez le duc de Sutherland. Saint Charles Borromée présidant une réunion d'ecclésiastiques. Esquisse pleine d'esprit et de vie; coloris chaud.

Chez lord Lansdowne. Deux portraits en buste, celui de l'artiste et celui du comte Olivares. Provenant de la collection du prince de la Paix.

Chez le duc de Wellington à Apsley Home. L'Aguador de Séville; — le portrait du pape Innocent X (un des chefs-d'œuvre

1 Nous pensons qu'il ne sera pas superflu de placer ici quelques renseignements sur divers tableaux de Velazquez conservés dans des collections anglaises ; peut-être ne sont-ils pas tous bien authentiques; la plupart n'ont pas été mentionnés par M. Stirling; nous empruntons ces informations à l'important ouvrage de M. W^agen sur les Trésors d'Art en Angleterre: le savant et judicieux conservateur du musée de Berlin est en ce genre une des plus hautes autorités qu'on puisse invoquer. — G. B.

du maître) ; — un portrait qu'on peut regarder comme celui de Velazquez lui-même ; œuvre d'un grand mérite.

Dans la galerie Grosvcnor. Portrait de Philippe IV dans sa jeunesse et monté sur un cheval andalous ; coloris énergique et clair.

A la galerie du collège de Dulwich. Philippe IV, encore prince des Asturies, à cheval ; la tête, d'un coloris clair et fin, est pleine de vie; le cheval est moins bien réussi que dans d'autres répétitions de ce même tableau. — Philippe IV, vu jusqu'aux genoux ; vêtement rouge avec des manches blanches, le bâton de commandement à la main. Portrait d'une belle exécution : la tête a de la vie, malgré l'insignifiance de la physionomie du personnage.

Chez Sir Thomas Baring. Portrait en pied d'un général ; figure, de grandeur naturelle. Dans le fond, un paysage; expression noble et animée; coloris chaud et doré. Ce portrait suffirait pour placer Velazquez au premier rang des maîtres en ce genre.

Chez le comte Radnor. Portrait de Adriano Puliclo Pareja ; production de premier ordre, exécutée avec beaucoup d'énergie, et très-bien conservée. — Portrait de Velazquez luimême ; tête bien espagnole, mais coloris un peu défectueux, et, si c'est là une œuvre de l'artiste lui-même, elle est de l'époque de sa jeunesse.

A Leigh Court, chez M. J. P. Miles. La Vierge à genoux et en extase, les bras étendus, est enlevée au ciel. Au fond, un paysage. Figure de grandeur naturelle ; expression grande et noble. — Philippe IV à cheval ; petit tableau gracieux, exécution facile et hardie.

Chez lord Carlisle, au château Howard. Portraits, sur une

même toile, de deux enfants vêtus avec goût. Ce tableau est attribué à Corrége, et on prétend y voir un jeune duc de Parme avec un nain, mais M. Waagen croit y reconnaître le frère de Velazquez. — Portrait d'un homme de race nègre ; expression frappante de naturel, coloris d'un grand mérite.

A Woburn Abbey, chez le duc de Bedford. Portrait d'homme. Figure en pied.

A Luton Home, chez le marquis de Bute. Portrait du pape Innocent X, assis. Expression noble et vraie, bonne couleur, œuvre très-remarquable.

Chez lord Elgin. Le comte-duc d'Olivares, sur un cheval blanc ; la figure est presque de profil ; de la fumée s'élève du paysage légèrement touché. Demi-grandeur. Beaucoup de vie, exécution magistrale.

Chez le marquis de Hertford. Portrait d'un Infant d'Espagne âgé d'environ trois ans, vêtu de gris, avec une écharpe violette à laquelle est attachée une épée ; la main gauche du petit personnage est posée sur le pommeau. La main droite tient un bâton de générai qui est employé comme appui. Sur un coussin, un bonnet à plumes. Grandeur naturelle, figure en pied. Le fond est un rideau de couleur sombre. Ce portrait, qui vient de la collection Standish, est charmant ; la figure est animée, les chairs lumineuses, et tout a été l'objet d'un soin particulier. — Portrait d'une Infante, en pied, grandeur naturelle ; costume noir avec des manches blanches ; la main droite appuyée sur une table couverte d'un drap rouge. Des draperies dans le fond, avec un aperçu de paysage. Hauteur, 5 pieds anglais sur 3 pieds 6 pouces de large. La tête est peinte dans un ton chaudement lumineux, la chevelure est très-largement traitée.

L'ensemble est admirable. Provenant de la collection Higgenson. — Don Balthazar, fils de Philippe IV. Il monte un cheval noir ; son costume est noir et blanc, avec une écharpe cramoisie. Près de lui, un cavalier suivi d'un page et d'autres figures. Au fond, on aperçoit les écuries royales. Payé 1210 guinées à la vente de la collection de Samuel Rogers. Coloris énergique et expression animée. Un portrait du même prince fort ressemblant à celui-ci, mais encore plus beau, dans la collection Grosvenor. — Portrait d'une Dame tenant un éventail ; elle est vêtue de brun, avec une collerette noire; les deux mains sont gantées. Le fond se compose d'un ciel fort sombre. Grandeur^naturelle ; figure presque jusqu'aux genoux. Provenant de la collection Aguado. Ce tableau présente les tons les plus chaleureusement dorés du maître; l'exécution est beaucoup plus soignée, l'empâtement plus solide, qu'ils ne le sont habituellement dans ses portraits. L'animation est étonnante.

Chez lord Stanhope. Portrait d'un homme d'un âge mûr; vêtu de noir ; les cheveux sont noirs ainsi que la barbe. Plus que demi-nature. On trouve dans cette œuvre toute la grandezza particulière à Velazquez ; l'exécution chaude et animée rappelle celle des portraits de l'artiste lui-même aux Uffizi de Florence et dans la galerie Bridgewater. On a parfois avancé que c'était le portrait d'Olivares, mais à tort ; les traits sont tout différents, et le personnage que nous voyons avait l'air bien plus noble, la figure bien plus régulière que le ministre. Provenant de la collection du comte Lecchi à Brescia, où lord Stanhope, alors lord Mahon, l'acheta en 1846.

Chez lord Enfield, au château de Wrotham. Vue d'un château entouré d'un jardin. Diverses figures animent cette com-

position; un ecclésiastique dans une litière traînée par deux chevaux, un cavalier et un personnage à pied sur le premier plan. A gauche, la mer; un navire; dans le fond, des collines. Dans le jardin, en face des arbres, deux statues de bronze, non drapées, sur des piédestaux. Sur toile; 2 pieds 2 pouces anglais de haut sur 2 pieds 8 pouces de large. Exécution spirituelle et large. En considérant combien il est rare de trouver hors de l'Espagne des productions authentiques de Velazquez, on comprend tout ce que ce tableau a de précieux. Le site qu'il représente était sans doute bien connu de l'artiste.

Chez M. Banks. Une esquisse ou copie de las Meninas. (Nous en avons déjà parlé.) — Portrait d'un cardinal ; exécution fort animée et magistrale ; mais, comme parfois, la facilité de l'artiste l'a amené à traiter la figure avec trop de largeur et de rapidité. — Portrait de Philippe IV, en pied, grandeur naturelle ; le roi, vêtu de noir, tient un papier dans sa main droite. Tête très- soigneusement peinte dans un ton doré et brillant; les mains, la droite surtout, sont un modèle de vérité pour la forme et la couleur. Ce tableau, peint pour le premier marquis de Leganes, passa ensuite dans la collection du comte Altamira.

Chez lord Heytesbury. Esquisse du tableau de los Borrachos. Au lieu de neuf figures, il n'y en a que six. Le personnage à genoux, qui, dans le grand tableau, est presque nu, est ici habillé. Signé et daté de 1624. Expression admirable clans la grossière réalité des têtes de ces rustres. Ton chaud.

A Marbury Hall, chez M. Smith Barry. Cupidon assis au grand air; près du petit dieu, deux canards; il y a une

VELaZQTJEZ et ses œuvres.

grande réalité dans la figure ; ton brun, faire plein d'esprit; production qui paraît de la jeunesse de l'artiste.

Chez lord Dunmore. Sept paysans, la tête ceinte de guirlandes, conduisent un bœuf processionnellement. Il y a de la gaieté dans cette composition habilement agencée ; coloris chaud et transparent.

Chez le duc de Northumberland. Un portrait de Pedro Alcantara ; mais,, quoique d'un mérite très-réel, il ne rappelle pas assez le faire du maître pour qu'il y ait lieu de l'attribuer à Yelazquez. C'est plutôt un Ribera.

Chez M. Bardon. Portrait d'un cardinal assis dans un fauteuil; figure en pied; petite dimension; charmant tableau; attitude aisée; coloris clair et délicat; touche soignée et spirituelle. — Tête d'un jeune garçon; expression vive; coloris délicat.

Chez lord Yarborougk. Portrait d'un officier espagnol ; bon tableau; de la vie, mais ce n'est pas un Velazquez.

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