‹ Venez à moi et je vous soulagerai, ou, Traité de la divinité de la confessionChapitre 11 sur 25 · QUATRIÈME PREUVE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PREUVE

le prodige du secret de la confession. S

Le titre de ce chapitre vous surprend \ peut-être , mon cher Théophile , et vous ne < concevez pas trop comment on peut tirer , s du secret de la confession , une preuve de ^ sa divinité. Pour moi , je vous avoue que je ^ regarde cette preuve comme une des phis fortes et des plus capahlcs de faire impression. Vous en serez, j'espère, également convaincu vous-même quand vous aurez médité sérieusement ce que nous allons vous en dife

S I. Loi du secret de la confession.

Avant de vous exposer la preuve que je tire du prodige qu'on rencontre dans la manière dont le secret ou le sceau (\) de la confession a toujours été gardé , il est bon de vous exposer la doctrine de l'Eglise catholique sur ce point important. LTglise ordonne à ses ministres , sous peine d'anathème, de dégradation et de réclusion perpétuelle, de garder le silence le plus absolu sur tout ce qu'ils ont entendu dans le saint tribunal (2), Cette loi est générale et n'admet aucune exception. Pour quelque raison , en quelque cas et sous quelque prétexte que ce soit^ un confesseur ne peut pa»?ler. Quand il s'agîrait

(1) On appelle Sceau le secret de la confession, pour marquer que tout ce qu'on sait par cette voie est comme mis sous ie sceau.

(2) Caveat omninb mcerdos ne verbo, aut sîgno^ aut alio quovîs modo^ alîquatenus prodat peccatorem .• quonîam qui peccatum in pœnitentîali judîcio sibi detecium prœsumpscrit revelare , non soUim sa' cerdotali officio deponendum decernîmus ^ verùm etiam ad agendam perpetuam pœnitentiam in arctum monasterium dei7'ud(*ndum* ( Quatrième concile de Latran.)

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DE LA CONFEî^SION. Cl

pour lui (le sauver son honneur et sa n'pula- ^ lion , ou irévilcr les plus «(Freux su|)j)li((s , ÎJ quanti il s'agirait de sa vie, jamais il ne lui \ serait permis de révéler la faute même la s plus légère qui ne lui serait connue que par S la confession.

> Ceci , mon cher Théophile , est une consc-

^ quence nécessaire et rigoureuse de ce que je ? \ vous ai dit : le prêtre tient la place de Jésus- < Christ ; ce n'est point à l'homme qu'on se s confesse , mais à Dieu dans la personne de ^ son délégué ; ainsi le prctre ne doit pas ^ penser comme homne a ce qu'on lui confie S dans le tribunal de la pénitence , ni s'en sou- < S venir comme homme -, il doit garder le si- < S lence sur les péchés qu'il a entendus , comme S ? si on ne les lui avait pas déclarés ; représcn- ^ ^ tant de Dieu, il doit imiter envers les pé- i eheurs la conduite de Dieu : « Or , dit saint 3 Jean-Climaque , on n'a jamais entendu dire que Dieu ait révélé la confession des péchés, de peur que, s'il le faisait , il ne détournât les hommes d'une action aussi sainte et aussi salutaire, et que, par là, il ne rendit les maladies incurables. »

Le confesseur ne sait rien comme homme : voilà pourquoi tous les théologiens enseignent

62 Divi:viTi

qu'il peut répondre, même avec serment^ au juge qui rintcrroge , qu'il n'a aucune connaissance du crime d'un homme accusé , lorsqu'il ne le sait que par la confession. « Un homme , dit saint Thomas , ne peut être appelé en témoignage que comme homme; c'est pourquoi il peut déclarer , sans blesser sa conscience, qu'il ignore une chose, lorsqu'il ne le sait que comme Dieu (1). » Le savant Estius, traitant la même matière, observe qu'il ne lui est pas permis de répondre à cette question sacrilège et impie (2).

(1) Homo non abducîtur in testhnonîum^ nîsî ut homo ; et ideb sine lœsionc conscientiœ 'potest jurare se nescire quod scU tantùm ut Deus* llliid autem quod sub confessione scitur^ est quasi nescitunif cùm illud non scîat aliquîs, ut homo, sed ut Deus.

(i^wm. S. Th.Q. 11.)

(2) Sîsacerdosah îmjrîo judîce înterrogeiur,,,, utrîim reus hoc crimen eî confessus fuerlt,*,, dicet quœstionem eam impîam et sacrUegam esse, ad quam sibi non sit fas respondere,

{Estius^ in lib, 4, di«M7| t. m, p. 231.)

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S II. Aucune raison ne peut en dispenser.

il/a/s, me direz -vous pcut-clrc, « s'il sV « gissait de rintcret gcnoral de la sociclc, « d'une conspiration contre le cliel de FE- « tat, etc., un confesseur ne pourrait-il pas, « ne devrait-il pas parler? )> — Le confesseur ne sait rien comme homme ; dans aucun cas , par conséquent, il ne lui est permis de rompre le silence ; la moindre indiscrétion , soit directe, soit indirecte , serait contraire à Tesscncc même du sacrement.

Le sceau de la confession étant de droit divin , et ayant pour fondement l'institution même de la pénitence et Tobligation imposée aux fidèles de confesser leurs péchés , aucune puissance ne saurait dispenser de le garder , pas même , dit le savant publiciste de Real , ims même lorsqii^il s'agit de la défense de la république. Le même publiciste fait voir que d'ailleurs , en admettant un principe opposé, on ne ferait rien d'utile pour les princes ; car qui voudrait se confesser d'avoir formé une conspiration , s'il était permis de la révéler ? Fs y perdraient, au contraire, l'avantage qui

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fi& DIVINITÉ

peut résulter des exhortations d'un eonfcsseuf pour inspirer l'horreur du crime , car c'est le remords qui, ordinairement, conduit un pénitent aux pieds d'un confesseur (1).

Henri IV se promenant un jour avec le duc de Bouillon , fit appeler le père Cotton pour lui demander ce qu'il ^yensait d'une question sur laquelle on disputait alors : c'était de savoir s'il y avait quelque chose qui empêchât d'avertir secrètement le roi d'une conspiration qu'on saurait , par le tribuû»! de la pénitence, se tramer contre sa vie>

Le père répondit que si l'on donnait la moindre ouverture h la révélation des confessions , c'était fait du sacrement de pénitence ; que la vie et le salut des rois étaient à la vérité le plus grand bien d'un Etat , mais un bien purement naturel , inférieur, par conséquent, au culte et à l'honneur que Ton doit à Dieu,... ; que d'ailleurs, la vie des rois était bien plus à couvert par ce silence impénétrable qu'elle ne le serait par la révélation du secret delà confession ; qu'un pécheur qui aurait médité un si grand crime , n'aurait garde de se

(1) De Real, cité par BI. Grégoire dans son HiS'* toire des Confesseio's des Rois, p. 96.

Jt)E LA CONTESSION. 65

présenter anx prêtres, s'il avait à craindre crèlre jamais découvert j et que , par consé- 5 quent, il n'y aurait plus de moniteurs secrets ^ pour dclourner de semblables sacrilèges ceux qui viendraient infailliblement s'en accuser, s'ils étaient sùvs de la discrétion de leurs confesseurs.

Le roi , satisfait de celte réponse , lui demanda si, au moins, il ne détournerait point ce pécheur de son crime : — Oui , Sire , répondit le père, je ne négligerais rien pour cela; je ferais même davantage : car s'il voulait découvrir le crime et ses complices, hors de la confession , je me jetterais aux pieds de votre majesté pour obtenir sa grâce (1).

Dans l'affaire du général Bex^ton , en 1822 (2), un prêtre, qui avait confessé un des accusés, fut appelé en témoignage ; il déclara qu'il ne pouvait parler. M. IMangin, procureur-général 5 insista et prétendit « que la (( violation du secret de la confession était « commandée toutes les fois qu'il s'agissait

(1) Langlct-Dufrcsnoy; Traite du secret iniio'* iablc de la confession^ chap. 7

(2) Cette affaire fut jugée à Poitiers, au mois d« septembre 1822.

« d'un crime qui intéressait la sûreté de « l'Etat et la vie du monarque, w Une assertion aussi contraire à la doctrine de l'Eglise excita de justes murmures , et la proposition , émise par M. Mangin , de forcer le confesseur à s'expliquer, n'eut aucune suite (1).

On fit insérer, à ce sujet , dans plusieurs journaux, une lettre dont voici un fragment ; l'enseignement catholique , sur le point en question , s'y trouve parfaitement exposé : « Il n'est permis au confesseur , dans aucun cas, ni d'aucune manière , soit directement, soit indirectement , de révéler le sceau de la confession , et cette inviolabilité du sceau sacramentel n'est pas seulement de droit ecclésiastique et civil, mais encore de droit naturel et divin , c'est-à-dire , d'un droit tel , qu'aucune puissance humaine ne saurait jamais en dispenser.

Qui ne comprend ce que ce dogme a de social et de consolant pour ics pécheurs? Comment n'être pas frappé des conséquences dcpîornhlcs qui résnltorniont de la doctrine opposée? Que ie sceau de la confession puisse

(1) Voy. le MonmirdixMï ctdu 12 srpi. 1822'

' M LA CONFESSIOIV. «7

être trisf^, môme dans un seul cas, et c'en est '>

fait (le la plus salutaire institution de la reli- >

gion chrélicnuc. Les coupables s'éloignent ^

des tribunaux sacres; ils les rci^ardent ces <,

tribunaux, comme des enibûehes qui cachent ^

un ennemi toujours prêt à les surprendre et >

à tourner contre eux lu candeur de leurs dé- !'

clarations. Ainsi, plus de sécurilc pour les <

grands coupables , plus de confiance dans les l

âmes même les plus timorées. Tous craindront ^

de venir confier leur secret à un délateur, plu- ?

tôt qu'à un père dispose à leur pardonner au >

nom du ciel. Alors quel moyen reste-t-il au <

ministre saint de i^éconcilier les pécheurs avec <

eux-mêmes, de les arrêter au moment où ils < vont peut-être consommer leurs crimes, et de les amener , par la force du repentir, à révéler même ces complots ténébreux qui menacent et la vie des états et celle des rois (1)?

g IIÏ. Inviolabilité fy secret de la confession. s

Voilà , mon cher Throphilç, la doctrine de \

llilgiise catlu)li(jue sur le secret de la confos- s

(1) Yoy. le journal <ksDc'6rrfsi'ii 13 sept. 1822. ^

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dà DIVINITÉ

sion : « kaîs, direz- vous encore, ce secret a-t- « il toujours été garde? » — Oui, mou fils , toujours 5 et en parcourant l'histoire de l'Eglise , vous ne trouverez pas un fait de révélation du secret de la confession. Aussi , un célèbre orateur, s'adressant aux prétendus esprits forts de ce siècle, a-t-il pu dire avec vérité : « Impitoyables railleurs , compulsez vos archives de calomnie , épuisez vos recueils d'anecdotes, remuez les immondes bourbiers du libertinage, nous vous défions d'articuler un seul exemple d'infidélité à la loi du silence ; ce silence est prouvé par le votre , impies ! (1) »

Il est dit dans la vie de saint Ambroise , écrite par Paulin, un de ses diacres , que ce saint évéque répandait beaucoup de larmes en entendant les confessions des pénitents, et que par là il les forçait à pleurer avec lui ; mais qu'il gardait un profond silence sur tout ce qui lui avait été confié , et ne s'en entretenait qu'avec Dieu seul , pour implorer ses miséricordes.

La conduite de saint Ambroise est celle de

(1) M. Tabbé Bonnevîe , chanoine de Lyonj

Sermon sur la confession^

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DE LA CONFESSION. oO

loiis les prêtres qui, jusqu'à ce jour, ont cxnco le niiuislèrc de la confession. Assis sur le Uibuual j ils ont dû louL savoir ; la conscience des coupables a dû leur être présentée a nu ; sortis du tribunal, ils ont tout ignoré, et aucune puissance humaine n'a pu les porter i rompre le silence. Cités devant les magistrats et sommés de parler, ils se sont tus, et les magistrats eux-mêmes ont été forcés d'admirer leur fermeté et leur courage. Pour triompber ^ de leur constance , on a eu recours aux me- ^ naces les plus terribles , on leur a fait les 5 promesses les plus séduisantes : ils ont ri des > menaces, ils se sont moqués des promesses , et leur langue ne s'est pas déliée ; et , à l'exemple du saint archevêque de Milan , ils ne se sont entretenus qu'avec Dieu seul de tout ce qui leur avait été confie.

Mais voici quelque chose de plus extraordinaire : on a vu des prêtres tomber en démence et déraisonner complètement sur toute espèce d'objets, excepté sur la confession!... Leur faisait-on quelque question relative à la confession , ils recouvraient en quelque sorte leur bon sens, et réprimaient l'audace de ceux qui les interrogeaient. Vers la fin du dernier siècle 3 de grands scandales afiligèrent l'Eglise de

France t on vît des prêtres , foninnt aux pieds les serments les plus sacrés , abjurer en même

temps le sacerdoce et la foi ; on en vit d'au- ^

très violer le célibat par des mœurs dissolues , b

Ou contracter des mariages sacrilèges. Mais au >

milieu des saturnales du vice , on n'a jamais <

ouï dire qu'aucun de ces infortunés ait viole c

le secret de la confession. « Il est singulière- s

ment prodigieux, il est merveilleux peut-être, >

dit l'auteur des Souvenirs de la marquise de i

Créqui, que parmi tous les crimes de la révo- <

lution française , on n'a jamais entendu parler j

d'aucune révélation pénitentielle et sacramen- b

telle de la part d'aucun prêtre apostat (1). » c

En lisant toutes ces réflexions , mon cher \

îimî, pourrez-vous ne pas vous écrier : Le c

doigt de Dieu est là, Dlgltus Dei est hk (2)? ;

Pourrez-vous ne pas reconnaître qu'il y a une ; Providence qui veille sur le sceau de la confession 5 et qui ne permet pas qu'il soit brisé? Que faut-il de plus pour inspirer aux pérlieiirs une sécurité entière et parfaite ? Que faut-il

(1) Tom. 4, p, 76* — * Les Souvenirs de la marquise de Créqui sont l'ouvrage de M. de Cour» champs.

(2) Exod. 8, 19.

de plus pour prouver la diviniLc de la confcs siou ?

Cependant, je nVi pas tout dit, et ce qui me reste à vous raconter ne fera pas sur vous moins d'impression , j'en suis sûr , que tout »e que vous venez de lire. Jusqu'à ce jour» l'histoire ne parle que de deux hommes qui ont eu à choisir entre la révélation du secret de la confession et la mort ; eh bien ! tous les deux ont choisi la mort !.... Un mot eût suffi pour les sauver; et ce mot, ils ne l'ont pas s prononcé, et leur sang a coulé!... Le plus s illustre de ces martyrs est saint Jean Népo- > mucène, aumônier de l'empereur Wencesîas. Dieu , qui dispose de tout avec une souveraine îagesse , lui avait sans doute réservé cet emploi pour lui fournir l'occasion de donner au monde l'exemple si rassurant de la force dont il revêt ses ministres contre les séductions et les violences qui voudraient leur faire trahir le plus saint et le plus rigoureux des devoirs.

Oui, mon fils, le secret de la confession a été soutenu par le martyre. Le corps de h doctrine chrétiennr h été scellé par le sang des martyrs 5 il y a f;^me quelques dogmes qui ont eu cet avantage en particulier. Mais combien d'auîrcs articles esscnliels dans la

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religion qui ne sont pas ainsi appuyés? Il semble par là 5 dit Langlet-Dufrcsnoy , que Dieu ait voulu mettre le secret de la confession au rang des premières vérités.

D'après tout ce que nous venons de dire , il faut conclure , mon cher ami , qu'un pécheur, en quelque nombre et en quelque nature que soient ses fautes, n'a rien à craindre de l'indiscrétion du confesseur , en outre que ce prodisfo d'inviolable fidélité au sceau de la confession est un effet de la toute-puissance de Dieu qui , pour l'honneur de son sacrement , a mis un frein aux passions des prêtres , el leur a dit comme aux flots de la mer : Usque hÙG ventes,,.. Vous en serez plus pleinement convaincu par les exemples suivants.

l!!iLClll|lICS*

•AIÎIT JEAN NÊPOMUCÈNB,

L'Impcralrîcc Jeanne, fille d* Albert 5e Bavîcr(»^ touchce de l'onction qui accompagnait les disconrf de Jean Ncpomiiccne, l'avait choisi pour le direc» leur de sa conscience. Sous un guide aussi habile , elle fit de très rapides progrès dans !a vertu, n^.is

comme tout se cliange en poison pour une amc cor- <

rompue, la piété de Jeanne ne lit qu'aigrir le <:a- <

ractère naturollcinont féroce de Wenceslas; il s'of- **

f'ense même des marques de tendresse et de eom- ?

plaisance qu'elle ne cessait de lui donner, et , in- <;

terprélant mal les actions les plus saintes de son ^

épouse, su jalousie ne connut bientôt plus de bor- ^

nés. Aveuglé par sa passion, il forme le projet aussi ^

nouveau qu'extravagant . de se iairc révéler par ^

Jean Népomuccne, tout ce que l'impératrice lui ^

avait dit <lans le tribunal de la confession. c'

Dans cette pensée il envoie chercher l'homme s

de Dieu; il lui fait d'abord des questions indircc- ^

> tes : puis, levant le masque , il s'explique plus ou- ^

S vertement. Jean, saisi d'iiorreur, lui représente, de Z

S la manière la plus respectueuse, combien le projet ^

b qu'il avait formé choquait la raison et blessait la j

^ religion : « Je ne puis parler, lui dit-il, je ne sais \

'i rien.» L'empereur, dissimulant son uépit, garde un morne silence. Quelques jours après, il fait revenir le saint devant lui^ il emploie les caresses, les promesses, les menaces, pour l'engager à révéler la confession de l'impératrice : tout est inutile. Il le fait traiter avec la dernière inlruuanité, sans pouvoir rien obtenir. Enfin , il le menace de la mort , s'il ne satisfait à ses désirs : Kous pouvez me faire mourir, répond Jean Népomucène , mais vous ne me ferez pas parler, Wenceslas, furieux, ordonne qu'on le précipite dans la Moldau, pieds et

'WWWWWV^j&'^VV

JEAN SARCANDER»

En 1620 , Jean Sarcan<îer, curé d'HoUeschow, diocèse d*01mutz , marcha sur les traces de saint Jean Népomucène; c/était le premier curé de cette église , après qu'on en eut chassé les Picards, qui rayaient occupée quatre-vingts ans. De là la haine que conçurent contre lui les ennemis de la rcligioii catholique, haine qui s'accrut encore par le zèle du

conversion des hérétiques et pour les droits de l'Eglise.

C'est ce qui fit que dans le temps de la guerre de Bohçme , étant tombé au pouvoir des persécu-

74 mvmiTÈ

mains liés.... Le martyr fut bientôt ctoufTésous les c, eaux. j;

Des personnes pieuses recueillirent son corps et i le mirent dans un tombeau, où il s*opéra un grand jnombre de miracles. Ceci arriva le 16 mai 1383. ^ Lorsqu'on ouvrit son tombeau, le 14 avril 1719, on S trouva son corps dégarni de ses chairs, mais sa langue était si bien conservée, qu'on eût dit que le saint ne venait que d'expirer. On la garde avec beaucoup de respect dans la cathédrale de Prague, où un voyageur qui observe bien , l'a vue encore très entière en 1769. s

(Fcller, art. Saint Jean Népomucène,) \

vénérable curé pour le bien de la religion, pour la ^

M LA CONFHSSION. 75

fei\r« des callioIi((ucs, par les moyens que j« viens dcMC/n(?er, et surtout 2)ouv su constance à ne yoin TOinjiie le sceau do la ronfession sacramentelle , i fut ex. 2)&ttc à d'horribles tourments qui lui eausèreni la mort. Ou s'occupe en co moment à Rome, de sa I^alificaiion.

( L'anà de la Religion, lom. 88, p. 329.)

Ll PÈBB CARNET, JÉSUITE.

A ces deux martyrs du secret de la confession , ne |[^ourrais-je pas joindre le père Carnet , jésuite anglais, appelé communément parmi les protestants. i« çrand jésuite? Lors de la fameuse conspiration des poudres (1), il fut arrêté et condamne à être pendu ( en 1606 ), pour n'avoir pas révèle ce crime d'état; il ne le connaissait que par l'aveu que lui en avait fait, sous le sceau de la confession, un des conjurés; rien ne put lo déterminer à rompre 5e silence , et il marcha au supplice avec courage et intrépidité.

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{i) Jaeqnei I, roi d'Ecosae, en montant snr le {rône , «Taîl promit sa prclcclion aux catholiques; nais il fut loin de tenir sa parole, et ceux-ci souffraient de continuelles persécutions. Les plus exaltés formèrent un complot 5 ils placèrent, sons la salle où devtient se tenir les parlemei^s , trente-six bariis de poudre , dont IVxplo&ion devait Élire «inttr en l'air, lo roi, les deux clia:nl)res , et tous lc$ assistants. Va Sis tonjzTéSj appelé Catesby, pour \aincre quelques scrupules, sa lonfesse au jésuite Grienweîl , qui voulut le détourner du complot , et Fen^age 'a consulter, sous le sccaa de la confession , le P. Garuel , ^ai itrassltoos ces efforts pour détourner W conjures de leur dosseie*

L ANCIEN CURE D EVRON

Le malliGiircux Bcnardière, ancien curéd'Evron, pendant la révolution , non seulement renonça à son état, mais encore il se plongea dans les excès les plus honteux. 11 devint ce qu*on appelle un pilier de cabaret, et il n'était pas rare de le rencontrer dans un état complet d'ivresse!.... Lié avec ce qu'il y avait de plus crapuleux dans le pays, il se permettait habituellement les propos les plus impies et Içs plus obscènes , d'horribles blasphèmes sortaient incessamment de sa bouche.... Mais venait-on à lui parler de confession, il gardait un morne silence!... Un jour qu'il était ivre, ses compagnons de débauche lui firent mille instancespour qu'il leur racontât quelque chose des confessions

qu'il avait entendues lorsqu'il était prê Ire. Ils

n'en purent tirer une seule parole ; quoique pouvant à peine se soutenir, il sortit du lieu où il se trouvait, enflammé de colère, et en balbutiant ces mot5 : Ce sont là des choses dont on ne parle pas. Ce fait est à la connaissance de toute la ville d'Evron. N'y a-t-il pas en cela quelque chose qui tient du prodige?— H Reconnais non loin d'ici un prêtre marié : on s'accorde généralement à dire qu'il est d'un caractère doux et que la paix règne dans son ménage. Une fois seulement cette paix a été troublée, mais d'une manière grave, puisque des cris d'indignation se sont fait entendre.,.. L'épouse

ÔhA^^*>**<^**^>^W\.'VV\AAi/V%/VV*»A/VVVV%#V^^

L*abbi3 Iloulbcri exerçait, avant la révolution, le saint minslèrc à Sal)lc. Irréprochable dans ses mœurs et fortement altacboàscs devoirs , il fut incarcéré pour refus de serment à la constilulion civile du clergé; mais la crainte de la mort, dont il se voyait à chaque instantmenacé, fit sur lui une telle impression qu'il devint fou. On le conduisit à l'hôpital général du Mans, où il vit encore.

Il y a quelques années, des jeunes gens allèrent le voir; après s'être entretenus avec lui sur diffc rcnts sujets, ils en vinrent à la confession : « Vous avez confessé autrefois , dites-nous donc quelque chose. » A l'instant même l'abbé Houlbcrt devint furieux : Vous êtes des impics , s'écria-t-il , vous êtes des infâmes; vous m'interrogez sur la confession..., jamaison ne parle de cola; retirez-vous! Et il les fit sortir de sa cellule. H reçut un jour la visite d'une de ses anciennes pénitentes : « Vous ne me reconnaissez pas, lui dit-elle? autrefois je me suis confessée à vous... — k Malheureuse, s'écriat-il aussitôt, sortez d'ici; vous me parlez de confession!... Jamais il n'est permis de parle? de cela...» Un ecclésiastique , témoin d.fî reUe scvne ^ m'a assuré qu'un homme jouissant de toutes ses facultés morales ne se serait exprimé ni avec plus àt 5cns, ni avec plus d'éncre^ie.

( LVl&bë Guillois, Kecn, sur la conf^ssion^i

le témoiî^na^e des saints Pères,

D'après tout ce que nous venons de aire su? a divinité de la confession, il nous semble impossible, mon cher Théophile, qu'un chrétien raisonnable puisse encore en douter. Cependant 5 pour porter la conviction à h dernière évidence , nous allons parcourir tous ïes siècles , et vous montrer que les saints Pères , ces savants interprètes de l'Evangile, noua attestent , par de nombreux témoignages, que la confession a toujours été en usage dans l'Eglise. Nous pourrions citer, pour chaoue siècle, un grand nombre de témoignages, nous Dous bornerons aux plus imposaute*

S I. xii** Siècle»

Les impies de nos jours convîenncnî de

rcxistcuce de la confcsfîion m treizième siècle mais ils nient qu'elle remonte a^ax premiers

e\j%rsr^^/\/\rvrvv\r^vv

i; DR LA CONFKSSTON. 7|

^ ^'èrlcs (1r rEi;liso , cl prrlcndcnt, commo nous S lavons i\v\i\ dit , (juc c'est le \)i\[)c Innocent III s qxn ta Kivcntoc et pubîiéc au concile général

ile Lalran, tenu en l'215. Il faut donc leur [

prouver que depuis le xn" siècle jusqu'aux J

apolrcs, nous avons des témoins irrécusables <

de la confession. <

En effet , le grand saint Bernard , mort en s

H54. , disait : « Que sert-il de dire une partie ^

S des péchés et de supprimer l'autre? de se pu- ^

riTier a demi et de rester à demi-souilié? Tout ^

n'est- îl pas découvert aux yeux de Dieu? Quoi \ \

voas osez cacher quelque chose à celui qui ;!

tient la place de Dieu dans un si grand sa' i

> cre2?5înt 0 ) ? < ^ Saint Anselme , archevêque de Cantorbcry» <; < mort en H 00, s'exprime ainsi dans son Ko- s S mélie sur les dix lépreux : « Découvrez fidèle- s iî me*Y' aux prêtres , par une confession hum- b

> Lie toutes les taches de votre lèpre intc- S ? rieure , afin d'être nettoyés (2). »

i (1) Saint Bernard, OpuscuCe sur les sept degrés

> ie la confession.

> (2) Ite , ostendite vos sacerdcfibus , id est per kiLas:^^^*^ orîs confessionem saccrdotibtis veraciter faantfestate omnes inteiHoris vesii^œ leprœ maculas , |k mmaari possîtis.

^ {i. Ansel, Opcra éd. colon., p. 176.)

v\/V*>yvv"wr-.

DIVIKIT*

Dans lin aiilrc ouvrage , le mcnic doctcuir Ajoute : « Comme le péché originel est remis dans le baptême , ainsi les péchés actuels son? remis dans la confession : l'autre s'exercera au ^ dernier jour, dans cet examen où Dieu sera

< le juge, le démon l'accusateur, l'homme l'acs cusé. Mais, dans le jugement de la confession, ? le prêtre , comme tenant la place de Jésus-

S IL xis x% ix% vni^' et vn« Siècles.

(i) s. Anseî.,tn E lu ci âarîô ; cuo ip^r Denis de S'ùiUç-^rlhe , Trafic ée la confession y p. 35T,

Christ , est le juge 5 l'homme est tout ensem- ^ ble l'accusateur et le criminel ; la pénitence \ qu'on impose est la sentence (1). » ^

Mais remontons encore plus haut, mon fils, \

et nous trouverons de nouveaux témoignages \

en faveur de la confession. i

Dans le xi^ siècle, nous voyons qu'un pré- ).

trc nommé Etienne, du diocèse d'Orléans, fut ^

confesseur de Constance , femme du pieux roi \

Robert. i

S Au X* sîèele , saint Uldaric , évéque d'Augs- K

bou/*g , Confessait l'empereur Othon. <

An îx" sîoclc, Cliarlcmagnc avfiitpf)tir confesseur Ilildebrand, archcveqnc de Coloiçnc.

Au vm*^ sièelc, saint Martin , moine de Cor- Lie, remplissait les mêmes fondions auprès de Charles-Martel.

Le premier eoncile de Germanie, tenu dam le même siècle , en 742 , ordonne que chaque colonel aura un prêtre qui puisse entendre les confessions des soldats.

Au vn« siècle, saint A nshcrt, archevêque de Rouen , était confesseur du roi Thierry I.

Si nous ne craignions d'ennuyer, nous pourrions continuer cette nomenclature tt citer les personnages des empereurs grecs et latins ou d'autres personnages célèbres jusqu'aux premiers temps.

Dans le même siècle , sarnt Grcfjoîre-k' Grand, mort en 604, expliquant ces paroles de TEvangile : Lazare, veni foras, dit aux pécheurs : «Pourquoi gardez-vous vos péclics dans le fond de votre conscience? tîrez-îes de l'abîme par la confession, et vous serez déliés par le ministère des prêtres , comme Lazare fut délié par les mains du disciple du Sauveur (i). »

(1) Cur reaîum tuum mfrà conscïei'Mam rtf)e<Ym«

JMVlNTnï

s m. VP et v« Siècles.

Au Vti siècle, saint Jean Clîmaque ^^ezpvîm^ ainsi : « Il est inouï que les péchés dont on a fait Taveu au tribunaî de la pénitence, aient été divulgués. Ainsi , Dieu Ta permis , afiri que les pécheurs ne fussent pas détournés de la confession et privés de l'unique espérance du salut. »

Au v^ siècle , saint Augustin ^ mort en 45ô, disait aux fidèles de son temps : « Que personne ne dise : Je fais pénitence en secret aux yeux de Dieu ; c'est assez que celui qui doit m'accorder le pardon , connaisse la pénitence que je fais au fond de mon cœur. S'il en est ainsi , ce serait sans raison que Jésus-Christ aurait dit : Ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel , et qu'il aurait confie les clefs à son Eglise. Ce n'est donc pas assez de se confesser à Dieu , il faut encore se con-

dîs ? Foras jam per confccStonemegredcre, qm apus, ^ interîus pcr negationcvi late?.. Reniai itaque foras mortuus j id est; culpam con^icatm*^ vemeniem verb foras solvent discipuU.

(S. Gregorius , Boro. 7.6).

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A,5scr à criTX qui ont rcru de lui le pouvoir do lier et de délier (1). »

Dans le même sièelc , saint Jérôme , mort en /*20 , enseigne, d'une manière non moins posihvc, fa riecoFsilé de la confession. « Si le scrï;5cnt infernal , dil-il > avait porte h quelqu'un une blessure cacliée : si , à Tccart et sanîï témoin, il lui avait insinue le venin du péché j et que le malheureux s'obstinat a ne pas découvrir sa blessure a son frère et à sob maUre, le maître qui possède des paroles de guérison ne lui sera pas plus utile que le médecin ne Test au malade qui rougit de s'ouvrir à lui 5 car ce qu clic ignore , la médecine ne le guérit pas. Les évcques et les prêtres sont à ceux à quï le ministère du sacrement de pénitence est confié. Ils ont les clefs du royaume des cieux , et jugent en quelque ûiçon avant le joi^r du iugcment , car c est à eux que Jésus- Christ a dit 5 en la personne de Pierre : Je vous

(1) JYemo sihi âicat s Ego occulte pœnîtentiam aao . novitDcus qui mihi ignoscit... Ergo sine causa dicium esi : quœ solveiitis..,, Ergo sine causa sicnt claves dai'œ Ecclesiœ ûei? Fruslramus evangelium , frusirannis verbiun Chrîsti..,,

(S Au-. Seimo II in Psal. C. 1, n. 3.)

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s fesser ses péchés, c'est les effarer (2). »

^ ' î) S. Hycron., t. 4 , p. 75.

> (2) S. Chrysost., édit. des Bénédictins, t. 4 ,

^1 mVINïTÉ

donnerai les clel^ du royaume des cîewx : tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel 5 et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel (1). »

Le fornicateur et l'adultère (ce sont les pa- ^ rôles du grand Chrysostôme . mort en 407), ^ l'homme, quel qu'il soit, qui s'est rendu eou- ^ pable d'un péché grave , n'en saurait anéantir ^ le reproche au fond de sa conscience. Son

> crime , fût-il ignoré du reste des hommes , iï

> le sait ; c'en est assez pour le livrer à de con- 1; liriuelles agitations. Le moyen de profiter d«s '^) ces remords d'une conscience accusatrice , de i ^ calmer cette plaie dévorante , d'imposer silence ^

> à ce bourreau intérieur qui vous châtie nuit < et jour, quel est-il? C'est d'en faire l'humble ^ confession , de la déposer dans le sein d'un «^^ homme qui ne vous le reprochera pas , et qui ^

s vous en offrira le remède ; c'est d'en confier î;

> le secret à lui seul , et sans témoin , de lui tout ^^ dire avec une généreuse exactitude. Allez ^ montrer votre plaie au médecin spirituel , et 'p il vous donnera les moyens de h guérir. Con-

^ï'VWV^

Ç IV. iv« S/ïc/e.

s Dans le qiinfiicmc siècle, mon fils, nous

s trouvons encore des Icnioignnges bien capa- \ blés de Taire imjircssion sur nous.

s « Rien de si cache, dit saint Ambroiscy

s mort en 397 , rien de si caché qui ne doive

être un jour révclé. Ce que Ton ne veut point \

> découvrir à ces hommes assis sur la chaire de }^ Moïse, sera découvert à la face de Tunivers. s Là, paraîlronl ces commerces infâmes, voilés

s sous les dehors trompeurs de la dévotion

S Eh bien ! vouîez-vous ensevelir dans un éter-

"^ nel oubli cet enchaînement de prévarications?

^ courez en laire à présent un humble aveu aux

l prêtres : c'est le grand art de les tenir pour

< toujours secrètes (1). »

> Saint Basile, mort en 378, tient absolu- ? ment le même langage : «11 i'aut nécessaire-

(1) Nunquam magis tecia qucnn in confessione dctecfa.

S. Amb., cite par M. Griîlîon , t. 9 , ]). 4G2 de

la BihllGtld'qne choisie des Pcmi de l' Eglise,

86 MVÎNtTÉ

ment cléconvrîr ses pèches à ceux qnî ont reçu la dispensalion des mystères de Dieu (1). »

Voici maintenant comment s'exprime saint Athanase , mort en o73 : « De même que l'homme baptisé par le prêtre est éclairé par le Saint-Esprit 5 de même celui qui confesse ses péchés dans la pénitence, en obtient la rémission par le prêtre (2). »

§ V. m' et ir Siècles.

Au troisième siècle , Origène, mort en 255, cette brillante lumière de l'Eglise orientale , s'exprime ainsi : « Voyez ce que nous enseigne l'Ecriture-Sainte : qu'il ne faut point cacher le péché que l'on a commis. Car, de même que ceux qui se sentent incommodés de réplétion d'humeurs , éprouvent du soulagement lorsque leur estomac s'en est débarrassé, de même le pécheur qui a confessé son iniquité coupe racine à la cause de son mal. Seulement l'im-

(1) Peccata Us confilerî necesse cst^ quîhus mys" riorum Dd concredita dispensatio est ( S. Basilus | apud Libermann , t. 4, p. 167.

(2) Collect. S S. Patrum , t. II.

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DE LA CONFF.SSION, 87

^nrtaDt est (1c bien choisir In personne u qui TOUS (Iccouvr irez voire péché (1). )>

Au deuxième siècle , TevluUicn, celte autre lumière de l^i^Iise occidentale, ne parle pas d'une manière moins formelle. «Plusieurs, dit-il , cvilcnt de déclarer leurs pèches, parce qu'ils ont j)lus de soins de leur honneur que de leur saîut. Ils sont en cela semblables à ceux qui, aycint une maladie secrète, cacheni; leur mal au médecin et se laissent ainsi mourir. Est-il donc plus avantageux de vous dam* ner en cachant vos péchés, que devons sauver en les déclarant (:2) ? »

« 0 le grand avantage, dit-il encore, que nous promet la honte en tenant nos pécliés secrets, comme si nous les tenions cachés à Dieu, quand nous en ôtons la connaissance aux hommes (5) ! » Mais à qui faut-il faire la

(1) Si autem ipse sni accusator pat , dum accusai semctipsum et confiiclur^ sîmul evomit et delictum , «Ltque omnem morbi diqcrit cansam»

(Orig. îiomîî. 2, in psal. S7c)

(2) y^n mcUus est damnatum îatere , quhm -pa-'

(Tcrtiil, cap. 10, de Pœnît.)

(3) Grande plane einnlumenium verccundiœ qc*

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