‹ Venins et poisons [electronic resource]Chapitre 43 sur 54 · VENINS ET I>U1S0NS · texte numérisé non relu

VENINS ET I>U1S0NS

relation avec le Crapaud, et même de ceux qui sont destinés par leur habitat, comme les poissons de mer, à ne jamais rencontrer un Crapaud. Elle sera un poison pour eux, mais non contre eux , de môme que la bile du lapin pourrait bien être aussi un poison pour le Crapaud.

Le venin du Crapaud et de la Salamandre ne saurait, dans tous les cas, être comparé au venin des serpents. Celui-ci n'a d'action que par inoculation, et l'animal qui le sécrète a reçu l'instrument ad hoc. Le venin du Crapaud agit sur les muqueuses, ce que ne fait pas celui du serpent. Le Crapaud n'ayant pas d'instrument d'inoculation, son venin lui serait inutile, s'il n'agissait que de cette manière. Un Crapaud ingéré peut faire périr l'imprudent qui l'a avalé, le venin du Serpent n'agit pas de cette façon. Nous pouvons ajouter que l'inoculation du venin du Crapaud artificiellement pratiquée ne produit aucun des accidents locaux de celui du serpent : point d'infiltrations séreuses, de suffusions sanguines, d'hémorrhagies interstitielles, de fluidification du sang, de plaques hémorrliagiques des poumons et du cœur. M. Vulpian, qui a bien étudié l'action du venin de la Salamandre terrestre, la caractérise comme celle d'un poison convulsivant.

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