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ARCHITECTURE

La Cour du Palais Ducal.

porter une part plus considérable que toute

Cette prodigieuse efflorescence de l’esprit humain dans toutes les branches, qui a reçu le nom de la Renaissance, prend son essor au quinzième siècle, se développe dans le seizième, et a son contre-coup dans toute l’Italie depuis Païenne jusqu’à Venise. Aucune ville n’en porte plus les traces que celle-ci, parce que, née de l’admiration des générations d’alors pour l’antiquité, de la connaissance qu’on venait d’en acquérir par la découverte des manuscrits anciens, par les voyages aux rives de la Grèce et la publication des œuvres des auteurs grecs et romains inconnus jusqu’alors, cette ville presque orientale, patrie des voyageurs illustres, des hardis commerçants, des Magnifiques et des Patriciens enrichis par le commerce, devait apautre aux découvertes, prendre immédiatement

une place sans rivale dans l’industrie nouvelle de l’imprimerie, ce puissant véhicule des connaissances humaines , et posséder enfin les richesses nécessaires à l’exécution des conceptions artistiques qui allaient éclore dans le cerveau de ses artistes.

Je n’ai à me préoccuper en ce moment que de l’influence du mouvement sur les formes

Le Palais Corner-Spinelli, sur le Grand Canal, par l’un des Lombardi.

architecturales, et surtout je dois montrer quels sont les exemples qui, dans la ville, caractéosent cette grande transformation. Les dix Livres de l’architecture de Vitruve, qui virent le jour à cette époque, ont eu, à n’en pas douter, la plus considérable influence sur les idées dalors; de toute part on voulut les traduire et les commenter. Rien qu’à Venise, il existe toute une bibliographie sur le sujet, et trois hommes entre tous ont écrit des ouvrages qui oont restés, alors que tout ce fatras littéraire, indigeste, confus, diffus, d’une lecture difficile

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