‹ VeniseChapitre 35 sur 69 · MADONES D’ANDREA MANTEGNA · texte numérisé non relu

MADONES D’ANDREA MANTEGNA

( Fac-similé d’une

Page de l’Album des Dessins du Mantegna, conservé à Padoue.

Gravé par Francesco Novelli.)

L'ÉCOLE VÉNITIENNE

de peinture à l’huile ; sous le prétexte de lui rendre hommage, il avait, dit-on, pénétré dans l’atelier d’Antoine, épiant sa façon de peindre; puis il avait posé devant lui pour mieux

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squ’aujourd’hui son brillant, son intensité et sa solidité.

LA PEINTURE

Le premier peintre national, c’est Magister Paulus, celui qui a signé la fameuse Palla d’Oro (ou, comme il a signé à Vicence, Paulus de Venitiis) ; il peint en 1346. Après lui viennent Lorenzo, Nicolo Semitecolo, Antonio Veneziano, Simon de Casiche, Nicolo de Frioul, Pecino et Pietro de Nova (1363). On ne peut pas dire qu’ils n’aient certes profité des idées de Giotto; mais ils sont déjà Vénitiens. Murano aura donc l’insigne honneur d’avoir fondé l’école avec Quirino, Bernardino, Andrea da Murano et le premier Vivarini (Luigi), 1414. Après lui viennent Antonio, Giovanni Bartolomeo et enfin un autre Luigi Vivarini. Ils forment une famille d’artistes qui, pendant tout un siècle, remplit Venise d’œuvres déjà personnelles pour l’époque.

Vers 1456, Jacopo Bellini, le père des deux Bellini, les deux Del Fiore et Carlo Crivelli

leur succéderont, et ceux qui importent en l’huile, Antonio de Mestonio n’appartient pas buste peintre qui n’afle, mais dont la ferractère méritent tous Les deux Bellini, ont laissé d’eux-mêmes le musée du Louvre; ils sidérable dans l’école desprécurseurs; on peut les premiers indépenpas secoué le joug de pendants; ils dérivent ils vont plus loin qu’eux à Giorgione et à Timeurt avec le quinzièet les Six Saints, dont vure, figure à l’Acadé-

André Mantegna. (Padoue, i53i-i5o6.)

nous arriverons enfin à Italie la peinture à sine et les Bellini. Anà l’école; c’est un rovait pas un grand soufmeté de dessin et le cales suffrages.

Giovanni et Gentile, un portrait que possède tiennent une place conde Venise et sont aussi dire d’eux qu’ils sont dants, quoiqu’ils n’aient la loi architecturale des bien des Muranais, mais et ils ouvrent la voie tien. Gentile, l’un d’eux, me siècle. La Madone nous donnons la gra-

V;AA -, ... , , mie de Venise et donne

Dde des composions du plus célèbre des deux frères, Giovanni. On reconnaît aisément le

pomt de départ, Installation reguhère, le parti pris du fond architectural les concessions faites à cette loi inflexible ’ concessions

une base, deux groupes de . usA -Mar\.tini&. C k es pendants, un centre, la composition. Une des K ' L figures qui balancent

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due avec celle-ci, deux agence similitude. C’était

-—--- - rait être confon-

tellement leurs ments offrent de

un esprit contemplatif que celui - .. onrent cie

gieux, et la simplicité du pli, la candeur de l’expression T'' 9 ^ pr ° f ° ndément reli ‘

P > la grâce infinie de ses vierges,

L’ÉCOLE VÉNITIENNE

l’intimité et la profondeur du sentiment le rattachent peut-être à une autre école que celle de Venise; mais il est coloriste, et c’est par cette qualité nationale qu’il lui appartient bien. En lui rien de tumultueux, de vivement spontané, de turbulent et de sensuel, aucune trace de ce paganisme qui caractérise même ses élèves. C’était un homme concentré, studieux, lettré, l’ami du cardinal Bembo et de l’Arioste; l’œuvre qu’il a laissé est très-considérable, presque toutes les grandes églises de Venise possèdent des panneaux signés de son nom, et la plupart de ses compositions sont des sujets religieux, surtout des madones, presque toutes uniformes, avec de légères variantes. Il a fait simple et grand; une Vierge, qui figure à l’Académie, tenant debout sur ses genoux l’enfant Jésus nu et sans aucune convention

Giovanni et Gentile Bellini. (Venise, 1427-1516 et 1421-1501.)

idéale ( probablement même copié sur nature d’après quelque enfant d un pêcheur ou d un gondolier), rappelle, par l’ampleur magistrale du pli et la sérénité presque antique de

l’expression, les plus riques de la statuaire Giovanni, dont le avait vu un portrait Venise, avait résolu

belles figures allégogrecque.

sultan Mahomet II chez l’ambassadeur de d’appeler à sa cour un

la République. Ce fut Gentile, son frère, qui fut 'envoyé;

tembre 1479.

bon peintre et le demanda à

il partit le 3 sep- __—--- . ' /

Nous avons. î'CAROm.CRJVELLWVENETVSMlLK-PiNXIT;j dans la petite

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