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LE MARTYRE DE SAINT-PIERRE

L’ÉCOLE VÉNITIENNE

paysage naïf a quelque chose de sec, de précis, de précieux dans l’exécution; le Giorgione paraît, et, dans une Arcadie idéalisée par son esprit poétique et transfigurée par son magique pinceau ; il assied des bergers sur les épais tapis de mousse, au penchant des collines, tandis que des femmes, nues comme des déesses ou des nymphes, belles comme des statues antiques, mais vivantes comme les courtisanes superbes qui ont servi de modèles à l’artiste: vont puiser de l’eau aux fontaines abritées sous des myrtes.

Où sommes-nous? Dans les Champs-Elysées, dans les campagnes de l’Arioste, ou dans les champs de Belluno, de Bassano ou de Cadore? C’est la flore vénitienne et la nature de la terre ferme; mais le poète qui crée et le magicien qui tient à la main sa palette harmonieuse nous transporte dans des régions heureuses qui ne sont ni le ciel ni la terre, mais la patrie de

qui n’appartient qu’aux très, qu’aux musiciens, à ceux que le ciel a rayon divin, et qu’il a endormir ses douleurs passage sur la terre, bo et le Titien ont été ne; nous pouvons juger l’ensemble des œuvres elles sont assez nombastien, — saint Jorine avec la sainte

— les Ages de l’humanant la tète de saint champêtre, — Deux

— une figure de la Comême, à part certaines cutées pour les commuelles sont encore aujourd’hui, ne possède que peu de toiles du grand artiste qui caractérise si bien l’école, et l’Académie des beaux-arts, si riche en Vénitiens, n’en compte qu’un nombre très-restreint : Saint Marc apaise une tempête, — un Portrait de noble vénitien, — un autre Portrait d’un inconnu, — et la célèbre toile (( la Flori, la femme à la guitare ».

Le Titien, Tiziano Vecelli, naît en 1477 et meurt en 1578; c’est une carrière dun siècle, si brillante, si féconde, si pleine d’honneurs, de succès et de triomphes, quon prononce ce grand nom comme celui d’un prince. La gloire du Titien est faite de celle du Giorgione, et c’est l’honneur de celui-ci d’avoir engendré un tel TICIAN artiste, d’avoir guidé ses pas dans la carrière.

Il avait cependant suivi les leçons de Giovanni Bellini, mais le Barbarelli le séduisait davantage, et, dès 1 âge de dix-huit ans, devenu son élève, il rivalisait avec un tel maître au point de lui porter ombrage. Dès ses pre-

l’idéal,beau monde rêvé poètes, qu’aux peinqu’aux artistes inspirés, marqués au front d’un donnés à l’homme pour et charmer son rapide Sébastien del Piomles élèves du Giorgiodu talent du maître par que possède la France, breuses : le saint Séseph, — sainte Cathe- Vierge tenant son fils, nité, — XHérodiade teffean, — le Concert Joueurs d’instruments, médie. Venise elleceuvres précieuses exénautés religieuses où

Tiziano Vecellio. (Cadore, 1477-1576.)

LA PEINTURE

mières œuvres, il est inimitable dans le portrait, et, passant de Padoue à Ferrare de Ferrare à Urbin, d’Urbin à Rome, de Rome à Paris, à Madrid, il devient le peintre’des rois, des papes et des empereurs, l’ami de l’Arioste'que, par une fantaisie qui est un trait de génie, il peint sur un fond de lauriers, symbole de la gloire qui ombrage son front. Où trouver une vie plus belle à écrire? quatre-vingts ans de gloire et d’un labeur facile toujours couronné de succès ! Son champ est immense, il a touché à tous les sujets; c’est le peintre d’histoire par excellence, encore qu'il n’ait pas fait sa spécialité de représenter des sujets historiques; mais, depuis le Concile de Trente, du Louvre, jusqu’au « Philippe II présentant son fils h l’autel », de l’Escurial, tout ce qui est page contemporaine exécutée par lui porte un tel cachet que c’est le document le plus précieux sur un siècle. Sa galerie de portraits de souverains, de grands hommes, de femmes célèbres, est si étendue, qu’on n’a pas -core ait le catalogue exact de cette partie de l’œuvre. Il a peint Soliman II, le pape Paul III, Charles-Quint, Philippe II, François I», l’empereur Othon, Clément VII, les reines et princesses dLspagne, le duc de Mantoue L r s r

i • a * va , ’ le comte Castiglione, la marquise de Pescaire,

le marquis del Vasto, l’Arétm, le cardinal de m a- , t-,

r „ t , . ~ j ’ cardinal de Médicis, le cardinal Farnèse-, le prince Octave,

Catherine Cornaro, Laura Eustochio qui devint duchesse de F» ’ , J

• A c tt • T , j n oucnesse de ferrare, et nombre de patriciens de Venise. La plupart des églises de la vil! a ^ i t r F

! • ^ eb ae la ville et de la terre ferme ont sur l’un de leurs

autels une vierge signée du maître; après ses grande* u- •

conseil et des r , , P grandes scènes hl stonques de la salle du grand

conseil et de ailes d apparat du palais ducal, il a peint des ex-voto merveilleux des scènes religieuses qu’il a, pour ainsi dire, passionnées en prêtant à Dieu à D v nerVeÜ ‘ eUX ’ ^

faiblesses et les passions des hommes. D’une audace sans égÏe’t feT *“ !"

il ne rende de^ru- , , . egaie et d une maestria sans seconde,

h ne recule devant rien et son génie ne rnrmoîf „ j

Venise <c la Présentation au Temple » où il donne V ^ Ü faUt V ° lr à rAcadémle de tecturale, tout un coin du ciel de^ à “

plaines des environs de Cadore, et transporte vivante da ^ ^ ^ ^

i , , porte vivante dans son œuvre à cô^ de la Viero-e et

du grand prêtre, quelque misérable marchande d’œufs qu’il assied r ,

plan, dans toute la crudité de son allure et son éton - ? aÇ ° n SUr ® preml6r '

« r. f.« .ve. », a.iorité ««£ “Zlr ;î ?“ d " * “““ “ reproduisons iei, p,„, „ nous

quelle admirable combinaison de la forme hui • f ^ ^ Gl0Vanni e Paolo > mais

arbres séculaires ! ame aV6C a s ^h° ue tte auguste des grands

Dans l’allégorie, la mythologie et la représentation d. i • v

est tout à fait magique. Le Bacchus et l’Ariane de la NatioZZr ** “

comme un passage du Tasse et nent r i r , daller y est une page ballante

encore plus poète que leS"“?' ‘ P “ e d’Armide; il est

pable, celle qui t’entoure, celle au milieu dekqLTeü'eÎnr^lT 14 n3tUre rédle 6tpa1 ' incomparable Elysée. Les fleurs naissent sous les nas d ’ ** brÜlantes d ’ Un

ment les crotales en frappant du pied le sol - , 6 nym P hes fl ui agitent bruyam-

-owua ICS Pî

ment les crotales en frappant du pied le sol; ses lions pudiques, ~~ 1

Danaé et ses courtisanes, appartiennent au mondé païen et • '

c est un cerveau de poète qui a à sa disposition la palette dWnlTnteur!" h”"* 6 5

pudiques, ses bacchantes couronnées de p^mpresTs Am! enChaînés ’ ses satyres im ' Danaé et ses -- ’ ours qui vident leurs carquois, ses

(Dessin sur bois du Titien. Gravé sur bois par Nicolo Boldrini. - Collection de M. Ambroise Firmin-Didot.)

L'ÉCOLE VÉNITIENNE

Le grand artiste a vite secoué le joug de Bellini ; ses premières toiles parlent cependant du vieux maître, et, transparentes comme l’air de Venise, enveloppées dans une poussière d’or, ses vierges du musée du Belvédère de Vienne nous rappellent un Giovanni plus libre dans ses contours, plus sensuel dans la couleur et plus poétique. Sa facilité était grande, et son amour du travail, joint à une extraordinaire longévité, lui a permis de laisser un œuvre énorme. Cependant, quel que soit leur nombre, ses toiles sont presque toujours l’honneur d’une galerie. Il ne saurait être question, dans un coup d’œil général sur l’école, de descendre au détail d’un ensemble aussi énorme; mais il faut constater la variété qui y règne et l’assurance avec laquelle le Titien attaque les sujets les plus divers. L’Assomption de l’Académie, qui figurait autrefois aux Frari, le montre sous un jour grandiose; il y a, dans le geste de ces colossales figures, quelque chose de Michel-Angesque. Sans être animé de la foi religieuse et sans appartenir à la race de ces esprits profonds et naïfs qu’on appelle aujourd’hui les primitifs, qui ont peint les sujets religieux le cœur inondé de foi et la face transfigurée par la grâce, il est certain que le Titien a trouvé pour ses vierges la plus douce des expressions qu’une figure humaine puisse rendre. Elles sont nobles, dignes et fières, animées d’une bonté et d’une grâce touchantes; ses saintes et ses martyres ne sont pas dégagées des liens de la chair, mais, tout en restant sur la terre, elles représentent la perfection de bonté et de beauté à laquelle l’humanité peut atteindre; elles ont encore une beauté suprême, celle de la bonté. Rien n’est frappant comme le magnifique ex-voto qui décore l’autel de la Vierge aux Frari, où le Titien a représenté les saints Pierre et Paul en adoration au milieu des membres de la famille Pesaro. Dans les ex-voto des peintres religieux, les donataires restent sur la terre quand la Vierge ou les saints trônent dans leur gloire; chez le Titien, la Vierge et le divin enfant se font hommes et vivent dans la familiarité des humains; la distance incommensurable qui les sépare est faite de grâce extérieure, de noblesse et de charme ; et cependant le Titien, si splendide et si triomphant dans les sujets païens et mythologiques, si hardi, si détaché quand il représente quelque guerrier célèbre couvert de son armure, posant la main sur un sein d’ivoire en signe de possession, reste encore un peintre religieux, tellement l’artiste sait se placer au point de vue, et, appelant à lui 1 inspiration divine, parvient à nous transporter par l’imagination dans le monde qu’il évoque. On peut en juger par la Mise au Tombeau du musée du Louvre; c’est un drame poignant, et, par la profondeur d’une expression toute humaine mais vivement passionnée, le Titien est arrivé là à l’émotion religieuse. Sur des fonds tourmentés, étranges, un ciel violemment déchiré par des éclairs, l’artiste fait se détacher les figures robustes de ceux qui portent le divin corps de Jésus baigné dans une demi-teinte harmonieuse. La Vierge, navrée, vaincue, écrasée par la douleur, joint les mains et contemple encore son fils; par un beau geste plein d intention, une des saintes femmes veut éloigner Marie de cette scène de douleurs. Il y a Titien des séductions qu’on ne peut ni rendre ni interpréter avec la plume, c’est aussi le cas pour le Giorgione; comment dire qu’un ton qui se combine avec un autre ton, qu’une harmonie de couleurs, qu’une nuance particulière correspond à une douleur de lame. t cependant c’est là tout le charme inexplicable des grands coloristes. A ceux qui connaissent par cœur la toile de la Mise au Tombeau du salon carré nous rappellerons les grandes tram es

(Dessiné sur bois par le Titien, gravé par Dom,enico Dalle Grccche.)

L’ÉCOLE VÉNITIENNE

rougeâtres des fonds et l’étonnante draperie qui recouvre le jeune homme vu de dos qui porte le Christ dans ses bras.

Le Pordenone, qui, lui aussi, fut un grand artiste, prétendait que les femmes nues du Titien n étaient point peintes, mais faites de chair vive; rien n’est plus vrai,[ces surfaces d’ivoire, ces belles chairs épaisses, que la lumière pénètre et sous lesquelles on devine et la vie et la circulation du sang, ne lui ont jamais fait oublier le style; il y a de la Fornanna dans la Femme au miroir du Louvre; ce sont les stances du poëme de la beauté chantées par un artiste épris de la forme, vues par un peintre qui a son idéal — tout sensuel qu’on le représente quand on l’oppose aux peintres spiritualistes de l’école florentine moins épris qu’il ne le fut de la couleur.

La vie du Titien est celle d’un prince; il eut tous les honneurs; il était chevalier, Charles- Quint l’avait fait comte palatin; il portait le collier de Saint-Jacques, faisait partie des grands officiers de la couronne qui accompagnaient l’Empereur dans ses marches triomphales; il était pensionné sur la Chambre de Naples, vivait dans le luxe, hébergeant les cardinaux, les princes et les poètes. Il conserva jusqu’à quatre-vingt-dix-neuf ans sa rare vigueur d’esprit et la fraîcheur de son imagination; on lui cachait les pinceaux pour l’empêcher de peindre, et sa main défaillante s’essaya sur la toile jusqu’au dernier jour de sa vie. Comme s’il fallait un effort de la nature pour détruire une créature aussi fortement trempée, pour éteindre une organisation aussi complète, il fut atteint de la peste en l’année 1576, et son corps fut porté à Santa Maria Gloriosa des Frari, où l’on peut admirer quelques-uns de ses plus nobles ouvrages.

Le Titien avait un frère, François Vecellio, qui avait été soldat avant d’être peintre, et un fils, Horace, excellent portraitiste, sur lequel Alfred de Musset a ,

écrit sa légende le Fils du Titien. Il eut pour élèves le Tin- Jl/y IV 1 ^ > Jl5 toret, Jean de Calcar, Paris Bordone, Marco Vecellio son neveu, x-x

Palma Vecchio, Sébastien del Piombo et d’autres moins célèbres.

Nous devons à M. Stéfani, de Venise, et à la courtoisie de la famille Didot la communication de quelquesrims des dessins du Titien qu’il exécuta sur bois et qui furent gravés par des artistes comme Campagnola, Boldrini, Andrea-Andreani et D° Dalle Grecché. On doit en effet au Titien un certain nombre de dessins de cette nature, dont les exemplaires sont deventis extrêmement rares. Les deux plus célèbres, qu’il dut exécuter sur d’énormes blocs de bois séparés et qu’il faut rapprocher pour obtenir l’ensemble, sont le Passage de la Mer Rouge et le Triomphe du Christ, que Valentin Lefebvre a reproduit. Nous donnons ici le saint Gérome au désert, dont on a attribué la gravure au Campagnola, parce qu’on connaît une épreuve qui porte son nom. Une autre composition exécutée en deux morceaux, que nous avons fait réduire et rapprocher, est intitulée : le Doge François Donato adorant les Saints protecteurs de Venise. Le catalogue Didot donne cette composition à Marco Vecellio, mais nous maintenons notre attribution. On suppose que cette gravure est de Nicolo Boldrini. Une autre composition, dessinée aussi sur bois par le Titien, et qui a toute l’ampleur d’une fresque, représente Milon de Crotone; la dernière enfin est intitulée Saint Sébastien, San Bcrnardino et Saint Hermagoras, protecteurs du Frioul et de Padoue. L’abbé Giuseppe Cadorin, vers 1843, avait commencé une publication de fac-similé grandeur

LA PEINTURE

des originaux de ces dessins sur bois. Sous le titre : Le Stampe in legno Tratte da Tiziano et Illustrate Dali Abate Giuseppe Cadorin (Venezia typi di Alvisopoli, 1843 J. Cette publication intéressante, et qui aurait vulgarisé des œuvres si rares, a été malheureusement interrompue après deux ou trois livraisons.

Jean de Calcar, encore inconnu il y a quelques années et dont on donnait les œuvres au Titien ou au Tintoret, était un Flamand qui vint étudier à Venise. M. Charles Blanc a cherché à établir que le Portrait d’un inconnu signé de ce maître, qui figure au musée du Louvre et qui.passa longtemps pour un Tintoret, pourrait bien être le portrait du célèbre André Vésale. Ce Calcar excellait à copier les maîtres, et c’est à ce manque d’originalité qu’il doit la place inférieure qu’il a dans l’école ; il est mort à Naples en 1546, et Vasari le classe parmi les artistes vénitiens. Son portrait est un chef-d’œuvre, on peut affirmer aujourd’hui qu’il représente effectivement le grand praticien, car le même portrait figure en tête d’un traité de chirurgie de Vésale, imprimé à Venise à la même époque : on ne s’étonne point qu’on l’ait catalogué longtemps comme un Tintoret. On trouve des toiles religieuses de ce maître à Calcar, dans la cathédrale, aux musées de Munich, de Vienne et de Berlin.

Au milieu du seizième siècle, nous sommes à l’apogée de la peinture à Venise; Titien vit encore, Gerome Savoldi, le Pordenone, Paris Bordone, Lorenzo Lotto, le Tintoret et Paul

Veronèse, Sébastien del

Piombo, le Bassan, Schia- & LOTŸS' P-

vone, Joseph Porta, sont <f, ' r

de la même époque et illustrent avec lui l’école de Venise. C’est le temps des grandes décorations des églises, de la construction des monuments, cathédrales, palais, villas; les patriciens répandent lor à pleines mains, ils se font un honneur de protéger les grands artistes; chaque maison patricienne a son peintre qu'elle protège, chaque autel a son saint; les sénateurs, a lenvi, font couvrir les murailles d’immenses représentations peintes! Deux hommes entre tous, Paul Véronèse et le Tintoret, déploient dans cet ordre d’idées une incroyable fécondité, une incomparable facilité d’exécution, une fougue sans seconde. Le Giorgione est plus profond, le Titien est plus pénétrant, mais personne n’a le génie plus facile.

tom^nous ^ dire la place qu’ils ont tenue dans l’école, arrê-

PalmeTune ZT T" , l ***** d “ P ° rdenone et la Barbara du Vieux -ralme, lune des toiles les plus célèbres de Venise.

Pordenone est le nom du village dn Fri mil

Licinio; c’est un artiste de grande aIl^t un ho ^ Anta *>

Titien lui fit l’honneur de le regarder comme ÜTriv 1 C ’ ^ la "" ** Gi ° rgi ° ne * ‘ 6

l’extérieur des palais et des églises que Licinio se ré él • ^ , C ° mme pemtre de fresques à dans les mémoires du temps les luttes à ■ ” ® St CWleUX comme de suivre ’

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leur garde, parce qu’ils se sont froissés dans telle 0 JT ^ aUtreS ’ “ te " ant ^ poursuivent, prêts à dégainer à la première ocr • Ue clrconstance - Us se menacent et se

au côté, et qu’ayant un grand travaü à exécuter da" ’ i” T ^ P ° rde . n0ne P**"* Vépé *

avait tout un arsenal auprès de lui et comptait * ^ ^ Samt - Etlenne de Venise - ll

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