‹ Venise: iconographie des chapiteaux du palais ducalChapitre 18 sur 48 · P VU GO · texte numérisé non relu

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Ce chapiteau des Planètes, surmonté d’Adam et d’Ève qui pêchent, et de l’archange saint Michel qui, de son épée, protège les bons et punit les méchants, est le grand chapiteau d’angle. Placé en éperon entre la terre et la mer, entre le continent de la Piazzetta et les flots qui baignent le quai des Esclavons, il sépare en deux sections, en deux parties distinctes, les portiques du palais ducal.

4. Je lis dans mes notes : a Adam et Ève mangent le fruit défendu, qui est une figue. Le serpent, enroulé autour du figuier, a une tète de jeune fille, de a Virgine », comme on dit pendant tout le moyen âge, et comma Raphaël lui-même l’a encore représenté. Le serpent est tourné vers Ève, qui est une grosse flamande d’une trentaine d’années, épaissie de plis nombreux au cou. Adam a le même âge, la même nature. Cet homme et cette femme appartiennent au nord de l’Europe et ne viennent pas de l’Italie. Adam et Ève sont appelés là, pour ainsi aire, parla présence de l’archange saint Michel et pour lui servir d’attribut. Saint Michel, le guerrier, est chargé d’expulser du paradis terrestre nos coupables premiers parents V). ( Note de Af. D.)

2. Le vent de l’Est, celui dont nous donnons la gravure, tire le soleil de la mer, pour ainsi dire; soleil lui-même et à tête rayonnante, il personnifie non-seulemeut le Zéphyr, le petit vent qui se lève quand le jour commence à paraître, mais encore le soleil levant. — Le Ponent, vent de l’Occident, replonge dans la mer le soleil que le Levant y avait pris; il annonce la fin de la journée.

— Le vent du Sud, l’Auster, hotro, montre le soleil arrivé à son point culminant, en été. — Le vent du Nord, la froide a Tramontane », qui vous déroute quand on la perd, caron perd la boussole, porte un astre qu’il n’est pas facile de caractériser, mais qui doit être encore le soleil culminant en hiver, dans le Nord.

Cette rose des vents principaux, si souvent consultée par les navigateurs, devait avoir une belle place au palais de la nation, dans la maison commune de la république, chez ces Vénitiens qui sont un peuple de marins et une race de commerçants dans les pays lointains. ( Note de M . D.)

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