‹ Venise, notes prises dans la bibliothèque d'un vieux VénitienChapitre 13 sur 18 · Livre ses crins captifs à vos pieux couragi^s · texte numérisé non relu

Livre ses crins captifs à vos pieux couragi^s

Vous ne pouvez mourir... les morts sont vos enfants,

Les morts sont les guerriers qui peuplent ces rivages,

Et passent devant vos images

Sans s'affranchir de leurs tyrans.

Gondolier, je reviens ; en fendant les lagunes, Rends à ton noir esquif son doux balancement,

Et chante-moi les infortunes

De Clorinde et de son amant.

(Casimir Delavigxe.)

VEXïSE.

On arrive, on descend dans la gondole agile, Elle part, et Ton va, d'un glissement léger. Sur Teau de ce canal qui traverse la ville. Et dans un rêve étrange on sent l'esquif nager.

Le ciel est d'un bleu clair, l'onde rose et tranquille ; On n'ose plus parler^ on n'ose plus bouger, Et l'on voit seulement les palais à la file Qui semblent de la rive en silence émerger.

J'ai senti ce bonheur, j'ai connu cette extase ! J'ai vu tous ces palais dont l'eau mouille la base, Ces portiques de marbre aux airs mystérieux !

J'ai vu le vieux lion, le pont noirci, le dôme, Et devant ce passé qui flotte sous les cieux Moi-même je croyais n'être plus qu'un fantôme !

(J. AUTRAX.)

264 APPEXDIGE.

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