‹ Venise: ses arts décoratifs, ses musées, et ses collectionsChapitre 45 sur 104 · CHAPITRE III LA CERAMIQ.UE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III LA CERAMIQ.UE

Les potiers vénitiens au Moyen-Age. — Les scudeleri. — Les bocalcri. — Le pavage de la chapelle Giustiniani. — Les potiers étrangers à Venise. — Traité avec les potiers de Faenza. — Le service conservé au Musie Corrcr. — Sa véritable date. — Le service exécuté pour Isabelle d'Esté. — Les faïences peintes par Niccolô da Urbino. — Le pavage de la chapelle Lando, à San Sebastiano, de Venise. — Ce que Piccolpasso dit de la céramique vénitienne. — Jacomo da Pesaro. — Lodovico. ■ — Les camaïeux. — Le service conservé au Musée de Naples. — Domcnego da Venezia. — Guido Merlino. — Les faïences de Jean Neudœrfer. — Les faïences attribuées à Hirschvogel. — La vaisselle du xvii0 et du xviii° siècle. — Les marques des potiers vénitiens. — Le service du Musée de Munich et la faïence blanchi de Faenza. — Les faïences à reliefs. — La porcelaine à Venise, du xv° au xvni" siècle.

algré la publication d'un certain nombre de travaux dignes d'intérêt, l'histoire de la céramique vénitienne présente encore aujourd'hui de nombreuses lacunes. Pendant longtemps on a pensé que Venise n'avait pas eu, avant le xvie siècle, d'ateliers florissants, et l'on s'était fait à cette idée que l'industrie céramique y avait été importée par des ouvriers de Pesaro ou de Castel-Durante. C'est le texte de Piccolpasso qui avait créé ce malentendu qui, aujourd'hui, n'existe plus. Venise a possédé, dès le Moyen-Age, des ateliers de poteries très prospères, et là, comme ailleurs, les Vénitiens ont fait preuve d'une incroyable activité. A tout prendre, il n'était pas plus difficile d'apporter à Venise l'argile destinée aux faïences que d'y amener les matières et le combustible nécessaires pour la fabrication du verre.

Je résumerai ici les renseignements historiques réunis par M. Urbani de Gheltof sur les origines de la céramique vénitienne 1 ; ils sont aussi concluants que possible et, malgré leur petit nombre, suffisent parfaitement à établir d'une façon définitive que, pour cette branche de l'art, Venise n'eut rien à envier à ses voisins.

Les produits céramiques les plus anciens, découverts clans le sol de Venise, ne diffèrent en rien de toutes les poteries du Moyen-Age

i. Les Arts industriels à Venise, p. i8i et suiv.

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