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APPENDICES

Documents sur la galanterie parisienne au dix-huitième siècle

DOCUMENTS Sur la Galanterie parisienne au dîx=huitième siècle

Casanova, dans ses Mémoires, raconte qu'au cours (l'un voyage à Paris, il eut l'occasion de visiter un sérail fameux de la capitale. Ce sérail était celui d'une amie de Mme Gourdan, Justine Paris. Il en a laissé une description qui peut servir de prologue au curieux morceau que nous donnons ci-après. La maison de Justine Paris était située au Roule. « La maîtresse, écrit Casanova, l'avait meublé avec élégance et elle y tenait douze à quatorze nymphes choisies avec toutes les commodités qu'on peut désirer : bonne table, bons lits, propreté, solitude dans de superbes bosquets. Son cuisinier était excellent et ses vins exquis. Elle s'appelait Mme Paris; nom de guerre, sans doute, mais qui satisfaisait à tout. Protégée par la police, elle était assez loin de Paris pour être sûre que ceux qui venaient visiter son établissement étaient des gens au-dessus de la classe

moyenne. La police intérieure était réglée comme un papier de musique et tous les plaisirs y étaient soumis à un tarif raisonnable. On payait six francs pour déjeuner avec une nymphe, douze pour y dîner et le double pour y passer la nuit (1). Je trouvai que la maison était au-dessus de sa réputation et qu'elle valait mieux que la Garenne.

Nous montons dans un fiacre et Patu dit au cocher :

— A Ghaillot !

— J'entends, mon bourgeois.

Après une demi-heure de course, il s'arrêta à une porte cochère sur laquelle on lisait ;

Hôtel du Boule.

La porte était fermée. Un suisse à grosses moustaches sort d'une porte bâtarde et vient gravement nous toiser. Nous jugeant gens de mine, il ouvre et nous entrons. Une femme borgne, mais d'environ cinquante ans, mais qui portait encore les restes d'une belle femme, nous aborde, et, après nous avoir salués poliment, nous demande si nous venons dîner chez elle. Sur notre réponse affirmative, elle nous mène dans une belle salle où nous voyons quatorze jeunes personnes, toutes belles et uniformément mises en robes de mousseline. A notre aspect elles

(1) On voit que les prix de la maison de Justine Paris étaient sensiblement inférieurs à ceux du sérail de Mme Gourdan, où les plaisirs se tarifiaient par louis.

se levèrent et nous firent une révérence très gracieuse. Toutes à peu près du même âge, les unes brunes, les autres blondes ou châtaines, il y avait de quoi contenter tous les goûts. Les deux élues poussent un cri de joie, nous embrassent avec une volupté qu^on aurait pu prendre pour de la tendresse et nous entraînent dans le jardin en attendant qu'on vînt nous appeler pour dîner. Ce jardin était vaste et artistement distribué pour servir les amours. Mme Paris nous dit : Allez, Messieurs; allez jouir du bel air et de la sécurité sous tous les rapports ; ma maison est le temple de la tranquillité et de la santé. »

Ce serait évidemment déflorer le tableau que d'y ajouter. Mais on peut y apporter une contribution. C'est à quoi prétend V Oraison funèbre que voici, qui fut, parait-il, rédigée par le prince de Gonti. Morceau vraisemblablement apocryphe, il n'en demeure pas moins comme un des spécimens curieux de cette littérature légère, badine et galante, si fort en faveur à l'époque. Elle parut dans le tome II d^un pamphlet fameux : l'Espion anglais.

Oraison funèbre de très haute et très puissante DAME Madame Justine Paris, grande prêtresse de Gythère, Paphos, Amathonte, etc., prononcée le ili novembre 1773, par Madame Gourdan, sa coadjutrice, en présence de toutes les nymphes de Vénus.

La vérole^ 6 mon Diea^ ma criblé jusqu'aux os (1).

Aimer le plaisir jusqu'à s'en rendre la victime, lui sacrifier ce qu'on a de plus cher, ne point craindre la mort, pourvu qu'on la reçoive au sein de la volupté, c'est un héroïsme dont il est sans doute peu d'âmes privilégiées qui soient susceptibles. Combien plus admirable n'est-il pas dans un sexe aussi faible, aussi délicat que le nôtre! Et ce fut à ce période, mes chères filles, que le poussa l'illustre compagne que nous regrettons, l'incomparable Justine ! Aussi croirai-je avoir déjà fait son éloge en lui attribuant ces paroles du texte : La vérole, ô mon Dieu, ni a criblé jusqu'aux os ! Mais j'ai moins voulu entreprendre son panégyrique que votre instruction. Eh ! comment mieux vous instruire qu'en vous rappelant les merveilleuses qualités de cette héroïne ? Je vous retracerai ses fatigues incroyables dans une carrière où elle est entrée dès sa plus tendre enfance, son courage dans les attaques, sa fermeté dans les traverses, sa constance dans les disgrâces, sa modestie dans les triomphes. Je couronnerai son front des lauriers moissonnés par ses mains. Je vous peindrai surtout sa mort, circonstance la plus glorieuse de sa vie.

Justine naquit de parents pauvres, mais vigoureux.

(1) « Ces paroles sont tirées de M. Robe de Beauvezet, dans son Débauché converti. »

(A'o/e de la réédition de 1866.)

Consumés tous deux d'une maladie héréditaire, ils n'en concurrent l'un pour l'autre qu'une passion plus violente; ils confondaient leurs maux ensemble et ils les oubliaient. Des plaisirs si réitérés les conduisirent bientôt au lit de la mort. S'y voyant sans ressources, ils appelèrent leur fille, cette chère Justine, qui comptait alors douze ans.

« Fruit précieux de notre tendresse, lui dirent-ils, nous n'avons plus qu'un instant à vivre et nous ne saurions mieux l'employer qu'à vous donner un conseil qui fera le bonheur de votre vie, si vous le suivez. Comptez pour rien tous les jours que vous n'aurez pas consacrés au plaisir. Qu'importe qu'ils soient longs, s'ils ne sont pas remplis. Croyez -nous; nous n'avons point intérêt à vous tromper en ce moment. Paisse cette maxime être à jamais gravée dans votre cœur ! Puisse-t-elle vous être rappelée sans cesse par l'image de notre mort. » A ces mots, ils ramassent leurs forces, ils s'entrelacent; leurs âmes s'unissent et ils expirent.

Le tableau était frappant. Justine, d'un coup d'œil rapide en saisit tous les traits. Elle n'exhala point sa douleur en vains soupirs ; elle ne versa point de larmes inutiles (que le préjugé se taise ici ; respectons les actions d'une héroïne, et ne les mesurons point sur celles du faible vulgaire).

A l'aide du grossier artisan, constructeur du cercueil qui devait recevoir le corps des deux époux, Justine offrit à leurs mânes un sacrifice plus doux

pour elle et plus agréable pour eux (1). Elle sentit alors Futilité des avis d'un père et d'une mère mourants; elle découvrit en elle une source intarissable de volupté; elle comprit qu'en lui dictant cette maxime, ses parents lui avait laissé l'héritage le plus précieux. Elle ne s'en tint pas à ces premiers essais; ses succès s'étendirent bientôt; sa réputation et sa beauté lui acquirent des esclaves distingues. Tous les jours de sa brillante jeunesse étaient marqués par des triomphes nouveaux.

11 est dans cette capitale un temple consacré à Vénus, école des talents, du goût et des plaisirs, où des jeunes prétresses sont formées aux arts aimables qui peuvent émouvoir les sens et les séduire. Les unes charment l'oreille en célébrant les louanges de leur déesse: d'au-tres, par des danses passionnées, en rappellent les aventures, en peignent les passions les plus voluptueuses: toutes s'efforcent à l'envi d'allumer dans tous ces cœurs ce beau feu, âme de l'univers, qui tour à tour se consume et se reproduit.

Le mérite naissant de Justine la fit alors admettre dans ce séminaire. Elle y perfectionna ses dispositions

(1) « Selon Georges Interiano Génois, les Sextlius ou Tarlares Ciicassiens croient si peu qu'il soit honnête de pleurer les morts, qu'une femme serait déshonorée chez eux si elle était convaincue d'avoir seulement soupiré aux obsèques de son mari, auxquelles on a coutume, entre autres réjouissances, de déflorer à la vue de tous les assistants, une fille de douze à quatorze ans, comme pour narguer la nature. Année liltéraire, 1763, t. III, p. 331, article de l'Esprit de la Mothe Le Vayer. »

{Noie de la réédilion de 1866.)

précoces au plaisir; elle ne tarda pas à trouver roccasion de les faire valoir et de les développer avec éclat.

Le Turc était venu dans ce temps à Paris rendre hommage à la puissance du Roi. Vous connaissez le renom de cette nation, mes chères filles, et s'il n'est aucune de vous qui ait reçu les erabrassements de quelqu'un de ces étrangers, si vous ne savez pas par expérience quels héros ce sont dans les champs do Vénus, ce n'est pas que vous n'ayez entendu parler souvent de leurs exploits. Ce temple même, ce sérail, qui emprunte son nom d'eux, vous retrace l'image de leur valeur, il atteste quels sectateurs ardents ils sont de la divinité que nous adorons toutes,

Mehemet-Effendi, ambassadeur de la Porte, excellait par dessus ses compatriotes : jamais femme n'avait encore eu l'honneur de le faire rendre. Nouvel Antée, ses chutes semblaient lui donner de nouvelles forces : on eût dit qu'il sortait du combat toujours reposé, toujours frais, toujours neuf. Déjà les compagnes de Justine avaient été défaites par ce superbe vainqueur. Elle s'offrit à son tour avec confiance sur le champ de bataille: une nuit entière elle soutint les assauts de l'impérieux musulman. Enfin, elle l'attaqua elle-même, le pressa, le terrassa, l'anéantit; il baissa sa lance et s'avoua vaincu. Quel triomphe ! Cette mémorable action fut gravée dans les fastes de Gythère. Mais qu'un grand nom estunpesant fardeau ! il attire à la fois l'admiration et l'envie ! Justine ne

l'éprouva que trop. Elle fut obligée de quitter un séjour où la jalousie empoisonnait sa gloire et son bonheur: elle résolut de voyager. Paris ne devait pas posséder seul une si rare merveille. Plusieurs nations furent les témoins de ses exploits. Les héros les plus fameuxdeTEuropeluttèrenttouràtour contre elle et furent défaits. Elle parcourut l'Angleterre, l'Espagne et l'Allemagne. Étrangère en ces contrées, la différente façon de combattre des peuples qui les habitaient ne lui parut pas nouvelle.

Flegmatique avec l'Anglais, grave avec l'Espagnol, emportée avec l'Allemand, elle se fit à tout, s'offrit partout et triompha de tous. Elle termina ses voyages par l'Italie : elle fut à Rome, reine du monde et centre de la paillardise. Là, sous la pourpre, git la luxure la plus effrénée. Là, de pieux fainéants consacrent leurs loisirs au raffinement des voluptés. Là, des vieillards blanchis sous le harnoisde Vénus, semblent ne plus vivre, ne plus respirer que par le plaisir.

Quel champ de gloire à moissonner pour notre compagne ! Mais aussi quels travaux ! Il lui fallut pratiquer toutes les marches, toutes les contremarches des Italiens, se mettre en garde contre toutes leurs ruses, faire une guerre d'artifices, d'autant plus pénible qu'elle est plus longue, enfin se montrer aussi profonde dans l'art des Arétins que l'Éminence la plus consommée.

On ne peut refuser à Justine cette fameuse couronne qu'autrefois les Scipion, les Emile allaient recevoir au

Une confidente de grande dame au xviu' siècle.

ill'apri"* une eau-forte anonyme.)

Capitole, et qui depuis a été consacrée aux grands artistes, aux hommes célèbres dans tous les genres. Il faut Tavouer pourtant : si Justine avait toujours l'avantage, Justine n'était pas toujours invulnérable.

Elle revint couverte de lauriers, mais ces lauriers cachaient des blessures, et si à vingt-deux ans elle comptait plus de succès que n'en compta la fameuse Ninon de l'Enclos après un siècle de vie, ou plutôt s'ils étaient déjà innombrables, ses cicatrices l'étaient aussi.

Parlons sans figures. Ses parents, en lui transmettant cette vigueur et cet amour delà volupté, qualité héréditaires transmises dans sa famille, luiavaient transmis une maladie qui en est le fruit. Cette maladie, née avec elle, fomentée par le plaisir, accrue par les veilles, était devenue incurable par les travaux et les fatigues de notre héroïne.

Toutefois, elle semblait l'avoir respectée jusque-là; mais ce levain malheureux, mêlé aux levains étrangers qu'elle avait ramassés de toutes parts, vint à fermenter. Déjà tout l'intérieur de sa machine s'en ressentait, la masse de ses humeurs en était infectée ; il ne circulait plus que du poison dans ses veines. au lieu de sang, et Justine pouvait s'écrier encore plus que M. Robe de Beauvezet : La vérole^ ô mon Dieu, m'a criblée jusqu'aux os !

Tel était son état, quand elle revint dans sa patrie. Elle sentait l'horrible ravage qui se faisait au-dedans d'elle-même et n'en fut pas épouvantée. Avertie par

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là qu'elle n'avait plus longtemps à jouir, elle résolut d'en mieux employer le peu de jours qui lui restaient.

Heureusement que sa figure, quoique altérée par le mal qui la minait intérieurement, était encore séduisante. C'était un bâtiment dont les dehors gracieux, en laissant entrevoir des ruines, faisaient toutefois plaisir à la vue et arrêtait le spectateur.

Ses succès recommençaient en cette ville, lorsqu'il lui survint une disgrâce qui épura son mérite, mit le comble à sa célébrité et nous donna lieu de nous lier de l'amitié la plus étroite. Cette illustre fille fut conduite en cet édifice superbe que la magnificence de nos rois a fait construire pour la retraite des femmes invalides.

J'y gémissais depuis longtemps dans une dure captivité. Sa présence fit naître la joie dans mon cœur. Je la voyais pour la première fois, et je trouvai que la renommée n'en avait rien dit de trop. Un coup de sympathie nous fît sentir une tendresse réciproque et je fus presque fâchée d'obtenir une liberté qui m'empêchait de jouir de la société de cette aimable compagne. Cependant on essayait de dompter ce courage rebelle. Déjà les Esculapes et les Machaons mettaient en œuvre tout leur art pour en arrêter la fougue; ce fut inutilement : ils devinrent eux-mêmes les victimes de l'art de Justine. Ces faibles humains éprouvèrent combien il était dangereux de voir de trop près des charmes. 11 fallut donner l'essor aune héroïne dont rien ne pouvait contenir l'impétuosité.

Ce fut alors qu'elle fonda cette maison, qu'elle me prit avec elle pour y présider sous son inspection. Plusieurs années de la vie de Justine s'écoulèrent de nouveau dans des fêtes délicieuses. Je ne vous retracerai pas, mes chères filles, la dernière partie de sa vie. Vous en avez été les témoins, et votre ardeur à suivre ses exemples est une preuve de l'impression qu'ils faisaient sur vous. Vous savez avec quelle intrépidité elle voyait approcher à pas lents cette mort, recueil des héros, et qui mit le comble à sa gloire. Soustraite depuis quelques jours à vos regards, c'est surtout dans ses derniers instants qu'elle a montré une fermeté dont je vais vous faire le récit pour votre édification. Détruite en détail, cette héroïne s'est toujours survécue à elle-même. Elle voyait peu à peu diminuer le nombre de ses membres, et son grand cœur n'en était point affaibli. Son âme retranchée en cet endroit du corps, centre de la vie, où elle a semblé établir son siège, paraissait avoir abandonné la défense du reste pour veiller à cette partie précieuse : imaginez-vous un roi qui laisse piller son palais, et qui, immobile sur le trône, ne veut s'ensevelir que sous les ruines de ce dernier attribut de la majesté.

Mais que vois-je, mes chères filles ! vos sanglots redoublent ! ils me coupent la parole ! Eh quoi ! malheureuses! des pleurs stériles seront-ils l'offrande que vous présenterez au tombeau de votre concitoyenne ! Songez que si quelquefois les larmes sont une preuve

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de la bonté de cœur, elles le sont encore plus souvent de la faiblesse. Le dirai-je! Je tremble que sous ces regrets que vous arrache le sort de Justine, vous ne déguisiez la crainte d'en éprouver un pareil. Ah ! si mon soupçon était réel, mes chères fdles, si quelqu'une de vous avait cette lâcheté, qu'elle se lève, qu'elle sorte; elle n'est pas digne de cette maison!

Mais plutôt, qu'elle reste, qu'elle apprenne que la mort de Justine fut, non la peine, mais la récompense de ses travaux, et qu'il n'est pas donné à toutes de la mériter!

Moi-même qui vous parle, combien de fois ne me suis-je pas vue attachée au lit de douleur ! Combien de fois ne me suis-je pas écriée : La vérole^ 6 mon Dieu, ma criblée jusqu'aux os !

J'en suis revenue autant de fois. Que ne puis-je vous montrer mes anciennes blessures ! Là, vous dirai-je, une pierre vraiment infernale me fit ces horribles cavités ; ici, le fer impitoyable détruisait une partie de moi-même pour sauver l'autre; par ce canal, affreusement obstrué, des liqueurs brûlantes entraînaient avec mes humeurs le venin qui les corrompait. Ma peau, partout cicatrisée, tous mes nerfs affaiblis n'attestent que trop les douloureux frottements que toutes les parties de mon corps ont essuyés.

Actuellement, les yeux caves et troubles, les joues allongées, le front couronné du chapelet fatal, je porte sur moi les symptômes de la vérole, qui m'a criblée jusqu'aux os.

Vous le savez pourtant, je suis intrépide : six champions vigoureux se relèvent infatigablement à mou service. Puissé-je mériter la mort de l'héroïne que nous célébrons ! Puisse mon âme, comme la sienne, s'écouler avec ma substance toute fondue, pour ainsi dire, en torrent de volupté.

Je n'exige pas ces souhaits de vous, mes chères filles. Si l'espoir d'une mort glorieuse fait les héros, l'espérance de l'éviter soutient le commun des guerriers. C'est cette espérance qui doit vous animer, mes chères filles. Déjà les portes s'ouvrent ; quelques équipages entrent dans nos cours; des essaims de fous en sortent; ils amènent avec eux la joie et les plaisirs.

Essuyez vos pleurs, rassérénez votre visage; que l'enjoueraent et les grâces s'y peignent de nouveau; reprenez vos sacrilices ordinaires ; que le plus pur sang des victimes efTace les larmes dont les marbres de ce salon pourraient être souillés, et songez surtout que ce n'est qu'en imitant Justine que vous honorerez sa mémoire !

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