César, de Belîo gallico^ v
2. Strabon : 'Eviouç jjitxpbv -reapaXatTOViaç -raï^ ^{K^-zichk;^ 1. IV, c. 1.
3. On a beaucoup discuté ce point, les uns ne voyant la religion druidique que chez les prétendus Eimris, les autres ne la voyant que chez les Celtes. Strabon déclare formellement qu'elle était celle de tous les peuples de la Gaule; 1. iv, c. 197 :
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Pater* ; c'était là leur premier dogme. Ce fut aussi la pensée qui, peu à peu, s'empara de Tâme entière de Vercingétorix; et Ton ne s'étonnera pas de voir tous ses discours et tous ses actes se résumer en un mot « la liberté commune », le « salut commun, » « l'unité de toute la Gaule. » Ce fut en pleine insurrection contre les Romains qu'il envoya des députés dans les cités. Mais il avait déjà commencé àformer secrètement sa confédération*, soit par lui-même, soit par des amis sûrs, comme le cadurke Luctère, qui paraît avoir été, avec les chefs des Carnutes, le premier confident de ses desseins. Au moment où le grand ébranlement se fit sentir de la Méditerranée à la Seine, et, par un contre-coup inévitable, jusqu'au Rhin, il envoya ouver-
k xopà waci 8'(f)(; s-rckov^ tpCa çuXa tûv T([iXi>(iiv(i)V 8ta(p6p6vTç iffTt pipSot Te xal ouiTciç, i:cà 8p6i8at. » César dit aussi, vi, 16 : « Natio est omnium Gallorum admodum dedita religionibus, » et c'est alors qu'il parle des dieux gaulois. ^ On trouve aussi des Inscriptions de druides et de druidesses ches les Belges, par exemple dans Gruter, celle de la druidesse de Metz.
1. César» d9 Bello galUco, h vi, c* 18 : « Galli se omnes ab t)ite Pâtre prognatoa prœdicant^ idqua ab druidibus proditum dicunt. »
2« Césari de Bello gallieo, vil, 44
tement, cette fois, des députés à ces cités, en leur faisant dire, suivant le texte même Ses Commentaires, «de rester fidèles à Talliance qu'ils avaient formée ensemble*. » Cette alliance était donc déjà formée auparavant. Du reste, Plutarque affirme positivement qu'elle était secrètement préparée, et depuis longtemps*. Le malheur d'Accon, patriote carnute mis à mort par César, fut la cause immédiate de ce grand soulèvement, et l'indignation était à son comble dans toute la Gaule. A Rome, où le pouvoir militaire inauguré par Marins, Cinna et Sylla déplaisait aux patriciens qui craignaient justement de voir en lui leur continuateur. César n'était pas aimé du Sénat, dont plusieurs membres partisans de la république et du gouvernement consulaire, avaient proposé de le livrer à ses ennemis pour le punir d'avoir violé les traités, en les attaquant*. Ils sentaient, comme l'observe finement Plutarque, que ses victoires en Gaule étaient autant de défaites pour la république romaine. César venait aussi d'y perdre Clodius, tué par Milon, Clodius, son agent le plus actif à l'intérieur.