‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 18 sur 71 · Bioû Cassius, Bistoifb romaine^ xt · texte numérisé non relu

Bioû Cassius, Bistoifb romaine^ xt

VerciMgétoriî, 3Ô

en masses eâcarpéeâ et en rochers à pic, depuis les monts de TArgentière. Cette anhée, Thiver avait pour ainsi dire joint ses efforts à ceux de la nature pour rendre infranchissable ce. rempart de Tindépendance gauloise. Une neige plus épaisse que de coutume avait recouvert ces rochers, ainsi que le sentier qu'il fallait suivre pour arriver sur la crête. La colonne s'avançait lentement, en longue file, en suivant les sinuosités des montagnes dans la direction de Saint-Girgues. Elle était précédée de pionniers qui, la pioche ou la pelle à la main, brisaient cette glace épaisse, enlevaient cette neige de six pieds de profondeur, et découvraient enfin, après des fatigues inouïes, les sentiers qu'il fallait suivre. Les légionnaires faisaient ce service à tour de rôle, et la colonne se remettait en mouvement. En tête des troupes on apercevait un homme d'une cinquantaine d'années, à la taille élevée, aux membres vigoureux, au visage Un peu plein, aux yeux noirs et vifs, avec un air résolu et un grand front : c'était Jules César*. Il était le plus souvent à pied, quelquefois même la tête nuô, quoiqu'il fût chauve. Enfin on cou-

Page 1