M. le général Crculy, Carte de la Gaule^ p
pour se représenter la marche de la longue colonne gauloise que dirigeait Vercingétorix.
Cependant, la famine régnait dans le camp des assiégeants. Les Boïens étaient pauvres ; les druides éduens se demandaient si leur protecteur ne serait pas vaincu; les vivres n'arrivaient plus. Si quelque convoi était aperçu au loin, il était promptement enlevé par la cavalerie gauloise. On manqua de pain plusieurs jours; et Ton en était réduit à de faibles rations de viandes rapportées par quelques fourrageurs isolés *. Dans cette extrémité, César a raison de louer la fermeté de ses soldats ; il a raison même aussi de s'offrir à lui-même des éloges, quoiqu'ils eussent été mieux placés dans une autre bouche que la sienne, par exemple, dans celle d'un homme qui n'eût pas été l'agresseur. Les assiégés, que Vercingétorix dirigeait autant qu'il le pouvait de son camp, déployaient une activité et un courage admirables. Du haut des remparts, ils lançaient des flèches, des pieux aigus, des boules de poix brûlante, et, avec des machines, des pierres énormes, sur les travailleurs romains, les forçant ainsi de s'éloigner des remparts.