VERCINGÉTORIX. ^S
rasse d'où les assiégeants pouvaient descendre dans leur ville. César ne rapporte ici que ce qui pouvait intéresser les Romains. Mais Paul Orose, qui paraît avoir eu entre les mains des documents aujourd'hui perdus, dit « que les Romains éprouvèrent beaucoup de défaites, multas Romanorum cladeSy sous les murs d'Avaricum*.
Malgré tant de courage, le brenn qui connaissait tout le talent militaire de César et la discipline des légions, craignit que la place ne fût emportée dans un moment d'oubli des assiégés, dans un moment de fureur des assiégeants. Il envoya aux premiers l'ordre d'évacuer la ville, sans bruit, pendant la nuit, et de venir se réfugier dans son camp en suivant les détours de l'Auron. Au moment où s^'exécutait ce sage dessein, qui eut continué en pgrtie les embarras de César, même après la prise de la ville abandonnée, les femmes des Bituriges poussèrent des cris épouvantables qui donnèrent l'érveil aux Romains. Tout le camp fut bientôt sur pied et il fallut rester dans la ville.
Les Romains la prirent en effet le jour suivant, par un coup de main, ce qui était la manière de