Géographie de Strabon, 1. iv, p
suivant Pomponius Mêla*. Peut-être le jeune Vercingétorix parcourait-il les bruyères des monts Dômes avec quelque vieux druide qui l'instruisait sous un chêne sacré, près d'un dolmen ou des rochers concentriques d'un cromlech, sur le penchant d'une colline, ou près d'une source, ou même, toujours suivant le même Pomponius Mêla*, au fond d'un bois solitaire ou d'une grotte, lui apprenant les hauts faits des guerriers celtes, et élevant son courage au moyen de ces anciens chants dont parle César, et que les druides ne confiaient qu'à la mémoire de leurs élèves. Il fut ensuite envoyé par ses parents dans un de ces collèges druidiques où les prêtres gaulois réunissaient encore tous les jeunes nobles, à Bibracte, sur le mont Dru, ou plutôt à cause de la rivalité des Arvernes et des Eduens, à Dreux ou à Chartres, non loin de Rouvres, centre de ce grand enseignement théocratique pour toute la Gaule. Là, les élèves continuaient à apprendre, mais toujours sans pouvoir les écrire, un grand nombre de vers sur la cosmogonie ou les trois cercles de l'univers, Abred, cette terre, Owinfyd, le