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cercle du bonheur et Ceuçantylecerdede Tinfini; sur la nature des êtres tous émanés d'Annwn, abîme ténébreux et monde des germes au centre d'Aired*; sur l'astronomie, avec l'étude du soleil, de la lune, de sept planètes et de sept éléments; sur le calcul, les Celtes donnant aux nombres un sens mystérieux, et comptant pour la naissance, pour la mort, pour les expéditions militaires, non par jours, mais par nuits; sur la géographie, pour connaître la grandeur et. les cinq zones de la terre et ses trois parties; le premier rang étant réservé à l'Asie, d'où les Celtes étaient originaires, le second à l'Afrique, par où étaient venus les Ibères, et le troisième à l'Europe ; sans oublier l'étude des montagnes et des cours d'eau, pour la plupart divinisés, ni celle des oppides ou forteresses, des forêts, des confluents et des marais de
1. César, de Bello gallico, 1. vi, c. 14, et les Triades. Les Triades, dont nous ne prenons ici que la partie vraiment druidique pour le fond, celle qui concerne les cercles tChylcli et Cylcban en gallois], sont renfermées dans un manuscrit en partie inédit et intitulé Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain, c'està-dire : Mystère des bardes de l'ile de Bretagne, Nous reviendrons ailleurs sur le manuscrit complet des Triades, Beaucoup de triades ne sont encore connues qu'à Tétat oral dans les montages du pays de Galles.
10 VERCINaÉTORIX.
la Gaule, derrière lesquels les guerriers devaient se retrancher à l'approche de l'ennemi. Le druide expliquait alors ces différents points, tantôt par des dialogues avec ses élèves, tantôt par des discussions. Ce dernier mot est de César, disfutani et juventuti tradunt^ les druides, dit-il, discutent ces doctrines et les transmettent à la jeunesse*. Mais ces Triades et ces discussions roulaient bien plus encore sur la transmigration des âmes, sur la nature de la divinité et sur ses formes diverses *. sur l'autre vie qui était le prolongement et la continuation de celle-ci dans un autre monde', sur les justes qui se rendaient au moment même de leur mort, dans ce monde plus heureux de Groin fyd sans perdre la mémoire*, sur les coupables qui retombaient dans cet abîme ténébreux à^Ànuron'', mondes des germes, pour recommencer, avec la perte de la mémoire, une existence nouvelle dans
1. César, de Bello gaîlico, vi, p. 14, c. 5. M. de la Villçmarquô, Barzaz breiZy Âr rannout les Séries, p. 2.