VERCINGÉTORIX. IS
unes se rallièrent pour résister, ou peut-être un parti de soldats gaulois se trouvait-il dans le voisinage, car on a retrouvé, dans le gué, des tronçons d'épées et des fragments d'armes gauloises et romaines. On a retrouvé aussi dès armes celtiques et romaines entre l'île Saint-Germain et l'île Séguin. Le passage achevait de s'effectuer vers quatre heures du matin*.
Vers la même heure, Camulogène, dans son camp de la montagne Sainte-Geneviève, avait appris trois choses : d'abord, qu'une grande agitation régnait dans le camp romain, ensuite, que des forces qui paraissaient considérables, remontaient le fleuve, et enfin que des soldats romains le passaient un peu au-dessous de la ville. S'imagînant alors, ce qui d'ailleurs était vraisemblable, que les Romains passaient la rivière sur trois points différents, il divisa en trois corps son armée déjà peu considérable, acceptant ainsi le champ de bataille de son ennemi, au lieu de se choisir le sien, comme il l'avait fait au marais de l'Orge, et d'attendre du moins des nouvelles certaines. Au petit jour, les légions romaines étaient en bataille