‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 48 sur 71 · César, dé Mto gatlico, vu · texte numérisé non relu

César, dé Mto gatlico, vu

2. Voyez M. de Saulcy, Monnaies des chefs gauloiSi—li, Duchalais, Description des monnaies gauloises, — M. Httclicr, Révision des monnaies de la Gaule^ et Art gaulois.

VERCINÔÉTORU. Hl

tional, dans ces divers petits États, tous ces jeunes chefs, à peu près de l'âge de Vercingétorix, n'aspiraient plus seulement aux dignités dans leur cité ; leur vue s'étendait au delà. Ils se voyaient ensemble ; ils se donnaient l'hospitalité de l'un de ces petits Etats à l'autre ; ils se mariaient entre eux; ils s'entendaient* Ainsi, Dubnorix, le frère de Divitiac, était intimement lié avec Castic, vergobret des Séquanais, à Vesuntio (Besançon); il avait donné sa mère en mariage au vergobret d'Avaricum ; il avait épousé la fille d'Orgétorix qui avait organisé l'émigration des Helvètes vers les borda de l'Océan, En s'unissant ainsi, ces jeunes chefs avaient tous la môme pensée dans l'esprit, donner à une cité la plus capable de remplir utilement ce rôle pour le bien de toutes les autres, la primauté de la Gaule, créer ainsi politiquement « l'Unité de la Gaule' »« A cet agrandissement dans les institutions correspondait, comme toujours et par la force des choses, un travail latent dans les esprits, qui tendait à faire reconnaître des droits non seulement aux deux classes privilégiées, comme le

1. César, de BelJo gallico^ i, 2, totius Galliœ imperio poliri, et ibid,, 3, regno totius Galliss potirl sperant.

dit César*, qui tenait cette doctrine des druides éduens, ses amis, mais au peuple, jusque-là si dédaigné. On a vu que Vercingétorîx, au camp devant Noviodunum (Nouan-le-Fuselier), s'était adressé à tout le peuple, au camp de Sainte-Radegonde, avait été réélu par tout le peuple (omnis multitudo). Ces grandes assemblées n'étaient pas nouvelles en Gaule; mais on ne les avait réunies jusque-là qu'avant d'entreprendre de grandes expéditions militaires. Orgétorix, Luctère, Induciomar, Ambiorix, Vercingétorix, tous ces brenns courageux qui dirigèrent le mouvement contre les Romains, s'appuyaient sur le peuple, muUitudo ou wXijôoç. On a vu aussi que les concilia putlica des cités, désignées souvent sous le simple nom de Civitas, tendaient à se substituer aux anciens sénats où ne figuraient que les deux classes dirigeantes. Ne venons-nous pas de voir tout à l'heure même, que les Éduens, c'est-à-dire, la cité celtique la plus obstinée dans la conservation de ses vieux privilèges decastes, s'était justifiée de sa conduite à Châlon en faisant dire à César que rien ne s'était fait dans une réunion publique, nil factum cm-

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