‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 53 sur 71 · César, de Bello gallico, vit · texte numérisé non relu

César, de Bello gallico, vit

couverte de flots de sang, les Romains eux-mêmes avaient toujours cru, jusque-là, qu'ils n'y étaient que campés. Mais il y avait la Narbonnaise et la Province, dont les Romains étaient maîtres depuis quatre-vingts ans, avec de grandes villes où l'on pouvait jeter de bonnes garnisons, Aix, Nîmes, Narbonne, Toulouse. Il y avait surtout la république des Massaliotes, avec leur capitale phocéenne. Massa ou Massilia (Marseille), alliée depuis une haute antiquité au peuple romain, au point qu'à la prise de Rome par les Gaulois, en 380, bien loin d'applaudir, en gauloise, à cet éclatant fait d'armes, unique dans l'histoire de l'ancien monde, elle avait pris le deuil, et envoyé à Rome des députés avec une somme considérable, pour contribuer, de son opulence, à payer la dette de Rome, la rançon du Capitole*. Il en était de même pour d'autres populations, surtout les Helves et les Allobroges, situées le long du Rhône; les unes, déjà énervées et en décadence par leur contact avec la civilisation romaine, qui n'était plus que corruption ; les autres, absorbées par des querelles int-dstines, toutes intimidées par le voi-

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