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guerre comme son ennemi, il sut trouver un plan de campagne, qui aboutit à des succès, et qui changeait en défaites les avantages même 4e son adversaire. Il ne songeait pas seulement au présent ; il préparait l'avenir. Il voulait établir une grande assemblée de toute la Gaule, où auraient eu le droit de suffrage, non seulement les nobles et les druides, comme dans les sénats oligarchiques des cités, mais tous les guerriers gaulois, avec un brenn unique, qui aurait été un lien de plus pour toutes les cités, « pour avoir à jamais, leur dit*il, l'indépendance et la liberté*. » C'était aussi le sens du mot hardi qu'il prononça avec un enthousiasme tout gaulois, au camp sous Avaricum. « Je réunirai une seule Assemblée de toute la Gaule, et quand elle sera réunie, le monde entier ne pourra lui résister. » Tout ceci ressortait d'ailleurs de cette idée de l'unité poUtique, dont il était avant tout pénétré, et vers laquelle aspirait la Gaule ; idée qui lui fit des ennemis, en changeant cette espèce d'État féodal en un État unitaire, mais qui lui semblait nécessaire d'abord pour le sauver, et ensuite pour le maintenir dans
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eon indépôttdâncé reconquise. Avec cette unité puissante, la Gaule eut résisté aux invasions germaniques. On a dit que César, par la conquête de la Gaule, les avait reculées de plusieurs siècles. Bien au contraire, c'est lui qui, par deux expéditions stériles en Germanie, et en incorporant dans son armée des corps de cavalerie germanique, attira les Barbares en Gaule par l'appât du pillage et de la victoire. D'ailleurs, les invasions des Barbares ne viennent que quatre siècles plus tard, avec les hordes asiatiques, d'où descendent les Allemands. Les peuplades d'une toute autre race, qui erraient alors sur les bords du Rhin, et qui prirent plus tard le nom de Franks, auraient pu, émigrations pacifiques ou armées, se mêler, dès ce moment, comme elles le firent plus tard, à la race gauloise. Dans tous les cas, Vercingétorix les combattit alors dans les armées romaines, et les arrêta par sa confédération.
Commencée pacifiquement avant Vercingétorix, par la force des choses, par le besoin de progrès particulier à la race celtique, suivant Strabon*, et par les colonies, surtout les colonies grecques