Sl^rabon, Géographie^ iv
du sud, la civilisation gauloise se fût, par les mêmes moyens, continuée librement après lui, surtout à la suite de ce grand progrès versTunité, tandis qu'elle fut étouffée par les Romains, quoi qu'on en ait dit, et suivant la remarque profonde de Tacite*, avec leur nationalité. Pour tout esprit sérieux qui voit la civilisation dans la puissance des œuvres de l'esprit, dans la fécondité des institutions, dans la grandeur des caractères et dans l'élévation morale d'un peuple, la période galloromaine ne fut et ne sera jamais qu'une époque de décadence. On cite les lois romaines, mais le ' Code Théodosien ne fut donné aux Gallo-Franks, que quatre siècles plus tard, et il eut pu leur être aussi utile, quand même ils n'eussent pas été asservis, comme les Pandectes le furent aux Français, très indépendants, sous saint Louis. D'ailleurs, ces lois romaines contribuèrent à rendre l'unité à la France, mais c'était justement cette unité que Vercingétorix avait donnée à la Gaule. Voilà ce que le jeune brena voulait faire, ce qu'il fit à moitié, la partie qu'il acheva éclairant celle qui resta dans l'ombre.