Justin, 1. XL, c, 4, Ç. Cicéron, Pro Fonteio
surtout depuis la colonisation de la ville celtique d'Aix par le proconsul C. Sextius, en 124 avant notre ère, surtout encore depuis la défaite, en 121, de la grande ligue des Arvernes, des Allobroges et des Ruthènes, sous Bituit, grand chef des Arvernes, et où l'armée de cette ligue de la Gaule méridionale, armée forte de 200,000 hommes, avait été écrasée par le consul Fabius au confluent de risère et du Rhône. La Narbonnaise étant ainsi soumise, et les vaincus tellement affaiblis qu'ils ne purent même se joindre aux Belges contre les Cimbres et les Teutons, les Romains s'étaient répandus, tantôt de vive force, tantôt et le plus souvent par le commerce, dans toute la vallée du Rhône,, dans les plaines de la Saône et dans les vallées adjacentes. Ainsi, les chefs gaulois dont ou a parlé plus haut, n'avaient pris à la civilisatioa romaine, par ce contact, que son luxe, son esprit d'intrigue et de domination et ses vices. Ces chefs formaient daii« toutes les cités situées sur ce parcours, ce qu'on appelait le parti romain. Leur but était de conserver la Gaule morcelée en un certaia nombre de petits États séparés, où chacun d'eux pourrait jouir de plus en plus des richesses, des privilèges de caste, et des dignités, soit dans les
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sénats, soit dans le gouvernement de chaque cité*.
D'autres chefs gaulois, au contraire, voulaient suivre ce mouvement de transformation qui s'opérait depuis un siècle en Gaule, et, à l'inverse de leurs adversaires, ils reconnaissaient des droits au peuple en transportant la décision sur les affaires importantes, non plus seulement dans le sénat de chaque cité, mais dans le Concilium publicum, où chaque gaulois était admis, et qu'on appelait aussi la Civitas. Ils voulaient, pour changer un besoin social en une institution politique, réunir toutes les cités celtiques autour d'une cité plus importante, celle des Arvernes, celle des Séquanàis, celle des Bituriges , celle des Helvètes, celle des Éduens. C'était le parti national ou antiromaîn. De plus, tous les chefs de ce parti, dans les grandes cités, aspirant à une certaine unité gauloise, s'étaient rapprochés les uns des autres parla communauté d'un même dessein, par l'amitié, par de mutuelles alliances. Keltil, le chef du parti national chez les Arvernes, ayant donné à sa cité le premier rang, principatum, la primauté, Gergo.vie était devenue