XVI INTRODUCTION
personne qui apprend une heureuse nouvelle, a créé la cabalette. Les Italiens ont transporté dans le drame lyrique cet épisode du drame humain.
Le drame musical, comme le drame parlé, est de pure convention. Celui-là est le meilleur qui se rapproche le plus de la nature. Les élans de joie, les éclats de rire chez Mozart, chez Rossini sont-ils moins vrais que les sanglots dans les œuvres des mêmes Mozart et Rossini ? Et pourtant a-t-on jamais reproché à Mozart et à Rossini dramaturges, l'intensité sublime de leur douleur, de leur tendresse, de leur héroïsme ? Laissons donc aux maîtres italiens cette gaieté expansive qui est le contrepoids de la souffrance humaine.
Du reste, dans le débat dont il s'agit, il ne s'agira plus bientôt de la cabalette et même de la mélodie. Il s'agira delà voix, cet instrument divin, absolument relégué par le maître