frimaire). Discours de Robespierre
» Voici un spécimeu de la basse adulatiun «jn.- r Anti-Fédiralitte ne cesse de prodiguer à Robespierre :
K N. B. — N'ayant pu avoir que très tard le nipport de Robespierr»*, il s'est glissé plusieurs fautes auxquelles le lecteur est prié de suppléer.
« Nous eu donnons aujourd'hui la suite, couvaincus de l'empressément qu'ils auront de lire et de uiéditer cet ouvrage intéressant.
« Ils y auront vu avec plaisir une analyse rapide et suhinnede» principaux événements de notre Révolution, des causes qui les oui 'r-' duits et de leurs rt'sultnts inattendus. O tableau niaiestueux. sant, élève l'&nie et doit imprimer aux nations étrangères la vi-n idée de la grandeur de uotre République naissante. L'auteur a dr\«loppé avec finesse et précision plusieurs réflexions qui doivent pniduire les meilleurs effets dans toute l'F^urupe. Elles doivent leur ouvrir les yeux sur leurs véritables intérêts. {S" 35, du 29 brumaire an II.) »
3 II est probable que rarticle' re<;ut l'approbatiou de Robespierre,
prie de m'en instruire; plus au fait des événements, vous jugerez mieux que moi.
Je vous prierais de me faire accorder une loge à la Convention pour notre preneur de nottes, et de faire en sorte que je puisse puiser dans la correspondance du Comité ce qu'il peut y avoir d'intéressant... Communiquez, je vous prie, ma lettre au citoyen Barrere.
Salut et fraternité. Payan.
Fréron a écrit au bas de cette lettre et de deux autres qui l'accompagnent, mais qui sont étrangères à notre sujet :
J'atteste l'authenticité de ces trois lettres. (Archives nationales, A. F., II, 38/,,.)
Autre preuve de la servilité de Payan :
Lettre à Robespierre,
Le an II.
... Je n'ai pu entendre hier sans attendrissement plusieurs morceaux de votre rapport ; le caractère de sensibilité avec lequel vous l'avez prononcé lui donnent un nouveau prix; c'est sans contredit le rapport le plus parfait qui ait été fait; les idées en sont grande^, neuves et sublimes. L'ironie est maniée avec une noblesse, une finesse qui serviront de modèle à nos orateurs. {Papiers inédits, vol. H, p. 355.)
Enfin, le Comité de Salut public, où règne Robespierre avec sa toute-puissance, accorde sous l'apparence d'une souscription une somme considérable à V Anti-Fédéraliste :
Le Comité de Salut public arrête que le ministre de la guerre et celui de l'intérieur sont autorisés à souscrire pour la quantité de mille exemplaires chacun du journal intitulé V Anti-Fédéraliste ou
car le lendemain 28 septembre 1793, VArdi-Fédéraliste publiait un long article contre Thuriot et sous ce titre : avis fraternel a m. thuriot, commençant ainsi :
«< M. Thuriot veut-il permettre à un pauvre diable de sans-culotte de lui dire deux petits mots à l'oreille et pour son plus grand avantage..., etc. »