‹ VergniaudChapitre 60 sur 113 · DEVANT LE TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE · texte numérisé non relu

DEVANT LE TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE

PROCÈS DES GIUONDINS

Nous arrivons aux notes préparées par Vergniaud pour sa défense.

Où furent-elles écrites ?

11 est probable qu elles furent commencées à la Force, Champagneux le dit expressément [loc. siiprà citato), et Icnnmées à la Conciergerie. Bailleul, qui était détenu dans cette prison, atteste (1) que Ducos, Fonfrède et

' Almanach des Bizarreries humaines, ou Recueil d'anecdotes sur la Révolution, etc. Paris, Antoine Bailleul, an V (1796). « Ducos, Fon» frrde, Vergniaux (sic), le célèbre Vergniaux, espéraient parfois qu'ils seraient rendus j\ la vie, bien plus, à la liberté. Et par (jui? Par le Tribunal Révolutionnaire, j)arce qu'ils entendaient bien aussi démontrer leur innocence, et ils recueillaient toutes leurs forces pour se bien défendre, ils notaient toutes les anecdotes qui IKiuvaient dévoiler l'absurdité, les contradictions, l'infamie et la scélératesse de leurs dénonciateurs. Ils étaient contents, quand ils avaient fait quelque bonne découvei^te contre Robespierre, contre Barrere (sic). Ils s'en félicitaient et trépignait ni « omme des i||

enfants. »

Vergniaud s'occupaient très activement de préparer leur défense. Suivant Riouffe, qui était aussi renfermé à la Conciergerie, plusieurs Girondins avaient réuni entre des mains fidèles les notes qu'ils avaient préparées pour leur justification et que le décret du 7 brumaire rendit inutiles. [Mémoires d'un détenu, p. G 6.)

Les notes que nous publions sont aujourd'hui classées dans le dossier des Girondins, W. n° 292, 3' section..

Elles se composent de deux parties distinctes.

Un cahier formé par deux feuilles de papier coupées, pliées en quatre et soigneusement cousues : hauteur, 0'",20^ largeur, 0",16^

Ces feuilles sont écrites à mi-marge.

On remarque, soit à la marge, soit dans le texte, des lettres suivies de chiffres.

Nous supposons que les lettres indiquaient les enveloppes ou cotes contenant des pièces justificatives que Yergniaud comptait invoquer à l'appui de sa défense. Les chiffres désigneraient les numéros d'ordre de ces pièces.

La seconde partie du manuscrit, consistant en un simple feuillet, pourrait être le fragment d'une de ces cotes. Elle ne renferme que des citations textuelles empruntées à des discours de Cambon ou de Barere, à des pétitions de Sections, etc., etc.. Ces citations, toutes préparées, auraient servi à l'orateur à prouver ce qu'il avançait, s'il était contredit, et, dès lors, il les classait avec les pièces justificatives. Il y renvoie expressément. V. §2, n°2%p. 266.

Un fac-slmile^ exécuté par M. Pilinsky, c'est-à-dire avec une reUgieuse fidélité, donne une idée du manuscrit et complète sa description.

^VOOUSATIONS

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