‹ VerlaineChapitre 10 sur 12 · RIME A FORCE AUGMENTEE · texte numérisé non relu

RIME A FORCE AUGMENTEE

Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison,

Voici venir, pareil aux tlèches, le soupçon...

Tu le sais, courage pa yen.

Si nous en fîmes des campagnes.

Si nous avons travaillé bien!...

Sous le sens banal des choses pesées Mon amour courait après vos pensée»...

Plutôt des bouges Que des maisons.

Quels horizons De forges rouges !

Des sèves qu'on hume Des pipes qu’on fume...

Et votre regard qui mentait lui-méme Flambait comme un feu mourant qu’on prolonge,

El de votre voix vous disiez : Je Vaime 1...

De mes « malheurs » selon le moment et le lieu,

Des autres et de moi, de la route suivie Je n’ai rien retenu que la grâce de Dieu (1).

. . , . J’aime Dieu dont l’amûur et la foudre

M’ont fait une âme neuve,

Et maintenant que mon orgueil réduit en poudre , (2) Humble, accepte l 'épreuve...

Vous reviendrez après ces glorieux exils,

Après des moissons d'âmes,

Après avoir prié pour ceux-ci, fussent-ils Encore plus infâmes...

Pourtant je me meurs,

Pourtant ces deux cœurs!...

(1) Rime déjà employée par Musset :

L’herbe que je voulais arracher de ce lieu C’est ton oisiveté, ta douleur est à Dieu .

(2) Rime employée par Corneille.

Imbécile et niant le soleil qui l'aveugle;

Tout ce que les temps ont de bêle paît et beugle Dans ta cervelle .

Prodigue et dédaigneux, sur tous, des choses eues, Mais accumulateur des seules choses sues...

Moi ce pécheur-ci, ce lâche,

Ce superbe qui fait le mal comme sa tâche!..

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