‹ Vernon: Vingt minutes d'arrêt; heures noires et nuits blanches. Poésies d'unChapitre 17 sur 45 · LES DEUX MUSES · texte numérisé non relu

LES DEUX MUSES

LA MUSE DU SIÈCLE

La haine au cœur surgit quand Toeil au

La vertu discrète se cache, Le crime impose, affreux, son révoltant Faut-il livrer son âme et fermer sa prui Et quand Dieu même à l'homme est d( Quand la manne a fait place à Tivraie é1 Prostituer l'estime et vautrer le respect"

LA MUSE ANTIQUE

Nul n'a soif d'autant de même Que le stupide ou l'insensé.

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Un temps fut où, par sa victoire, L'impuissant était renversé ; L'imposture était avilie ; La déraison était folie, Le vin pur surmontait sa lie, Et c'est en vain que s'agitait La sottise, qu'orgueil suscite ; La nullité, qu'envie excite...

Sa lâcheté souillait Thersite Tout sophiste et roi qu'il était I

LA MUSE DU SIÈCLE

L'outrage atteint, flétrit tête blonde et front chauve, Rien n'arrache à l'opprobre et du mépris ne sauve : Ni gloire ni génie, obscurcis tour à tour ; Rien... fût-ce la vertu, rien, fût-ce l'innocence.

Tout est à prix d'or : la puissance, Droit, honneur, liberté, la prière et l'amour 1

LA MUSE ANTIQUE

A toi l'estrade I à toi le socle, Pasquin 1 — Godrus éclipsé,

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