‹ Vernon: Vingt minutes d'arrêt; heures noires et nuits blanches. Poésies d'unChapitre 23 sur 45 · RÉPONSE A UNE OFFRE DE C · texte numérisé non relu

RÉPONSE A UNE OFFRE DE C

La vie aux meilleurs se f Ingrate au talent qui sur Mieux souille et dévore c Qui pense mieux et mier Allant au conflit qu'on i Il faut qu'on sache et qu A qui la gloire, à qui la Butin au hasard recueill

Si j'insulte à vos espérances Pourquoi provoquer mes souffrances ?

Amis, vous irez à mes transes !

Nous allons ensemble à l'oubli !

Ames hautes à la voix fraîche,

Quand vous me voyez lâcher pied

Ne descendez pas de la brèche,

Ne renoncez pas au trépied I

A peine à la robe virile

J'avais droit, votre élan fébrile,

Me secoua... flamme stérile I

Aux yeux éteints tous cieux sont noirs.

Frères, je succombe aux épreuves :

La gloire récuse mes preuves ;

Notre amante a fait bien des veuves...

Mais votre aube est loin de mes soirs I

Luttez donc, sans borner vos rôles A du bruit, des cris, des concerts ; Sans dépenser rien qu'en paroles Votre énergie et vos pensers

HEURES NOtRES ET NUITS BLANCHES 125

Citoyens non moins que poètes Ne rêvez pa^ seulement... faites ; Cœurs éloquents et voix discrètes Occupez votre âme et vos mains Les hommes n'ont pas que la lèvre ; Il est, ferments d'une autre fièvre, D'autres instincts dont l'orgueil sèvre...

— Quant aux rapsodes surhumains

Le seul chemin n'est pas leurs traces Ni leur gloire le plus haut but ; Les talents, quoi qu'en dise Horace, Sont dons de luxe et de rebut.

C'est vraiment une ignominie Qu'on exalte ainsi le génie Et qu'on voue autant d'ironie Et de mépris aux dons meilleurs ; Qualités plus humbles, plus saines, Non moins divines, plus humaines.

Qui rendent les âmes moins vaines Et qui fécondent mieux les cœurs.

La vertu sifflée et proscrite

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blera-t-on d'honneurs vains ?

savoir, un faux mérite, leurs ou des écrivains ?

Iste qui nous enchante ?

n qui danse ou qui chante ?

3 apôtre sycophante...

i le socle ? à qui le dais ?

luté suspectée ;ure, pontife athée ?

)ur Zeuxis ou Tyrtée ?

lore ou Naucydès ?

ce temps la terre ingrate own : — Falstaff en rit ; — s pleurent sur Socrate at frapper Jésus-Christ, ant, chacun semble apprendre les hauts faits d'Alexandre ; demande sans comprendre it Godrus ou Gécrops...

) est un dieu pour son ère en la vôtre vénère

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Presque un poète en Lacenaire, En Bazaine presque un héros !

Ainsi va le monde et l'histoire, Écume flottante d'horreurs, Surnage en ton goufl're, ô mémoin Lourd d'épaves et noir d'erreurs !

Vices, vertus, crimes sans nombre Tout pêle-mêle y croule, y sombre L'oubli recouvre de son ombre L'héroïsme et la lâcheté ; La vérité, comme un vain songe, D'abord s'éclipse ; le mensonge Plus lent s'efface... enfin tout plor Sous le flot à peine agité.

Mais à l'écart s'ouvre une voie, Étroit chemin, fort peu hanté.

Où, meurtri, s'avance avec joie Le renoncement insulté.

Maint sage s'y traîne et n'existe Que pour les souffrants qu'il assist

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Plus d'un génie obscur et triste S'y réfugie, effarouché, Illustre y croupit dans la fange Et le pain qu^il gagne et qu'il mange, Fruit de quelque labeur étrange.

Est accordé moins qu'arraché.

Triomphez ! Moi, rien ne m'abuse ;

Morts sont mes vœux, morts mes désirs ;

Et je ne demande à la Muse

Que des travaux, mes seuls plaisirs.

Jetant les saints germes voraces

Au sein fécond des fortes races.

Je rattache mes pas aux traces

Des penseurs et des agissants ;

Des vertus l'aspect seul m'anime ;

La plus humble est une âpre cime.

Avec elles tout est sublime,

Sans elles tout n'est que néants.

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Et toi, tendre Zéphyr, Ta lui. dire à l'oreilli Que les vœux de son cœur vont bientôt s'acc Baise ses blonds cheveux et sa bouche vern Ton message est doux à remplir.

Reine Garde.

A RISETTON

Ton souvenir en ma mémoire Toujours renaît, plus doux toujours ; De tes beaux yeux, qu'un rayon moin Je sens les regards de velours.

Émue ou tremblante d'ivresse Ta voix vibrante me caresse ; Son doux accent, chaste et vainqueur, Ainsi qu'un doigt vivant me touche ; Tes refrains, ton rire moqueur,

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Tes baisers, mon oiseau farouche, Pêle-mêle errants sur ta bouche Vont de tes lèvres à mon cœur.

Comme d'un pur lis qui s'entr'ouvre

S'exhalent parfums et splendeur,

Quels trésors d'amour, de pudeur.

En ton âme l'âme découvre,

Et quel rayonnement te couvre

D'éclat, de charme et de candeur !

Ta douce prunelle limpide

Au bleu si pur et si profond

Où la pensée, aile rapide,

Passe et laisse un éclair au fond,

Ta lèvre fine et demi close

Où, comme un papillon furtif

Qui revient sans cesse à sa rose,

Glisse un sourire fugitif

Qu'on voit moins qu'on ne le soupçonne...

— En ta grêle et douce personne

Tout est charme, perfection

Et native distinction.

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A RISETTON

D'un chaud regard de tes p Rassure mon cœur agité ; Laisse-moi toucher tes mai Tes blanches mains d'enfai Permets à mes vœux, à mi Non ? tu crains mon souffl Ah ! rigueurs sans cause e1 Mon respect lui-même te b Du moins laisse à ton cou i Au linon blanc qu'il froisse Aux blonds frisons de ton < Aux rubans roses de ta coi Eh quoi î non encor, toujoi Ah ! que je meure ou je t'ei De mes désirs, de mes arde De mes tourments, de mes Fais-moi partager tes froidi Ou partage enfin mes tend

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ki^:.

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Omnia sicuti est.

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