‹ Vernon: Vingt minutes d'arrêt; heures noires et nuits blanches. Poésies d'unChapitre 24 sur 45 · UNE PLAINTE · texte numérisé non relu

UNE PLAINTE

L*homme est la vision qui surgit et s'efface. Vers l'espoir il se tourne, au destin il fait face, Fait choix d'un vaste but, marche à quelque néant. Enfante un vain projet qu'il caresse sans trêve, Souffre, lutte et s'affaisse au seuil de son beau rêve Comme Moïse meurt au seuil de Chanaan.

J'ai trop mal distingué, trop épris du mensonge, Le vrai du chimérique et le réel du songe :

Pour moi rêver fut vivre et vivre était rêver. réveil du tombeau, fais-moi tout mieux comprendre : En mon œuvre il est temps que je sache m'y prendre Quand sonne l'heure d'achever...

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immeat ? A quel prix ? — Est-ce vivre îsirs et sans trêve poursuivre 5 en des labeurs grossiers, iplir une tâche insipide goujat vicieux et stupide, légoût des seuls écrivassiers !

îuls ont ces rigueurs sans borne î et meurtrir d'un joug morne ts et le bœuf du sillon ; îspoir, le martyre et la honte ; rampe, aile qui plane et monte, id immonde et l'aiglon !

is nos maux, de miel l'absinthe :

linqueur, amitié pure et sainte furtif comme un jour des hivers ; dévoûments, héroïsme rompeurs que revêt l'égoïsme e, en sœur, nous a couverts.

ectre au doigt farouche

j yeux et fermer notre bouche,

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