‹ Vernon: Vingt minutes d'arrêt; heures noires et nuits blanches. Poésies d'unChapitre 32 sur 45 · APRÈS UNE CONVERSATION S · texte numérisé non relu

APRÈS UNE CONVERSATION S

Oui, vous avez raison, Madame, Ne vaut pas un bienfait sur nos Être envié n'est rien, c'est beau( Malgré l'envie, aimé sans résen

Par le bonheur d'autrui c'est be De suivre sa pensée au but sans C'est un rare trésor qu'un cœur Qui, tout aux maux d'autrui, re

Être ainsi le rayon qui, consolai Vient luire aux sombres yeux, li Songer du sein du luxe aux sou]

A de suaves dons, charme exqui Joindre un si frais bouquet de si C'est sentir qu'un vrai luxe est Is

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Et je disparaîtrai du milieu de la fête^ Victor Hugo.

Victor Hugo m'avait dit : « Chante !

« Ton œuvre ingénue est touchante « Tes accents m'ont empli d'émoi ! »

Mais je n'eus pas dit deux paroles Qu'avec des haussements d'épaules Cent crétins m'ont crié : « Tais-toi ! »

Au moment où sa voix immense Se tait, où pour elle commence Le morne silence éternel Est-ce à ma voix grêle et chétive A troubler d'une hymne plaintive Un deuil muet et solennel ?

Puisqu'en ma nuit, puisqu'en ma fièvre Je n'ai trouvé que sur sa lèvre

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De cri répondant à mon cri, C'est le moins qu'en revanche, à l'heure Où son tombeau s'ouvre, je pleure Sur celui qui m'avait souri I

Et d'ailleurs qui m'entend, si ce n'est lui peut-être : Oui, connaissant tout mieux , en mon cœur mieux pénètre Depuis que devant lui tout voile se leva ; Lui qui m'avait rendu le salut, l'accolade, Et tout attendri mit en marge à ma ballade 'Une larme et son nom paraphant un vivat !

Aussi, — tant qu'a duré là bas, son agonie, —

Au chevet de son lit de lutte et d'insomnie

"Ma pensée inquiète et pieuse a veillé.

Attentif j'ai gémi, sous l'angoisse plié,

Morne et me retraçant les scènes douloureuses

Dont j'épiais les bruits pendant ces nuits affreuses ;

Et de l'affliction des siens je m'affligeais,

Et de pleurs aveuglé, le front bas, je songeais :

Quand l'hiver partout s'offre en mille aspects funèbres,

Oue les cieux et nos cœurs se voilent de ténèbres.

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lui qui malgré soi demeure, )laiit sa mère absente qui le pleure, t d'endurer le baiser qui meurtrit Tennemie : une marâtre en joie, il peut mourir, ou, devenu sa proie, Dr te envie au fiévreux qui périt, r mon seuil un père infirme, un frère \ eut été le convoi funéraire ; ire « au revoir » j'ai monté jusqu'ici, lous voit tous, criez pour moi merci !

;, je reste et ma tâche finie, erte, et close, et du prêtre bénie, - il lui tarde ! — au ciel rapatrié, l'un devoir, aux autres mieux lié, re : «Enfin, c'est à mon tour!...»— Espère, ons délivrer ta cendre un jour, ô père !

quérir une patrie aussi !

n vous suivant, en s'éloignant d'ici, nos pieds, à la terre chérie te attaché, nul joug ne nous flétrit...

qui peut partir, avec elle proscrit, 1 paternel s'exile la patrie !

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Celle-là que j'ai fait ta marraine ! Espérance I Peut-être vivrons-nous quand on nous vengera î

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