UNE VIEILLE
Femme, résigne-toi. Gomme toi je fus mère,
Comme toi je suis veuve et... tous mes fils sont morts !
Nul espoir de vengeance à ma douleur amère
Les ulhans ont tué le dernier sans remords.
Nos champs sont dévastés, ma chaumière est en cendre,
La flamme et les rôdeurs m'ont tout détruit, tout pris.
De mon rêve et des monts il me faut redescendre.
Je voudrais ne trouver ni de pain, ni d'abris,
Pour avoir une excuse à finir ma torture.
Pour retourner sans crime au père de mes fils
En ce lit nuptial si froid : la sépulture !