‹ Vernon: Vingt minutes d'arrêt; heures noires et nuits blanches. Poésies d'unChapitre 34 sur 45 · DES CONSCRITS · texte numérisé non relu

DES CONSCRITS

Nous devenir Prussiens ! nous de nos adversaires Revêtir la défroque et, pour comble d'affronts. Du casque visigoth couvrir, souiller nos fronts ! Non 1 Plaignons qui souscrit aux hontes nécessaires!

byGoogk

UN CHŒUR d'exilés 247

Celui dont le fardeau pour la force est trop lourd I

Celui qui par devoir au devoir reste sourd !

Si jamais la revanche aux trahisons succède,

Nous, sûrs de leur concours, eux certains de notre aide,

Au propice moment ceux-là nous reverront,

.Et, reconnus par nous, ils nous reconnaîtront !

— La haine couve aux cœurs, l'éclair dort dans la nue.

La terre où naquit Ney prussienne est devenue

Depuis mil huit cent quinze*! Aujourd'hui c'est Kléber

-Qui perdant sa patrie en change au gré du fer. ..

Kléber ! — Prusse, c'est là ce qu'aux fils tu demandes?

Dans le fond de notre âme, à la face des cieux,

Tu veux nous voir Prussiens ! — Mais rends donc allemandes

Les ombres de Kléber et de Ney, nos aïeux !

Page 1