‹ Vernon: Vingt minutes d'arrêt; heures noires et nuits blanches. Poésies d'unChapitre 36 sur 45 · DES ENFANTS · texte numérisé non relu

DES ENFANTS

Qui sur nos fronts joyeux a fait notre ciel morne ? Quelle main dans l'espace ouvre un désert sans borne Et ferme sur nos pas comme un Eden perdu.

Le val où labourait notre père éperdu ?

byGoogk

s NOIRES ET NUITS BLANCHES

an funèbre à nos jeux nous arrache ébris le sol et les tombeaux ?

, plein de rubans, de flambeaux, uel pervers à ton pied met la hache?

dont les bras pliaient sous les cadeaux, et nus, que stériles rameaux ?

foudre ardente à terre est descendue, at passé comme des tourbillons, ant eux fuyaient dans l'étendue, rêtés, là bas, vers ces sillons...

long jour un horrible vacarme, 'es, nos sœurs tremblantes et sans voix, muets, dans les antres des bois...

•s la nuit ; alors un père en larme accouru, le feu couvrant nos toits.....

:a et sanglants semaient dans les ravines conduit au village en ruines...

is manqué de lit comme de pain,

ûr-là nous avons froid et faim

la crainte oppressent nos poitrines, n'ont plus dans leurs regards si doux, fois si charmant sur leur lèvre :

byGoogk

UN CHŒUR d'exilés 231

De Teau des yeux trempés, de baisers on nous sèvre ; On ne nous parle plus qu'en pleurs ou qu'en courroux... — Est-ce qu'on nous punit? — Et quel mal faisons-nous? — Qui sur nos fronts joyeux a fait notre ciel morne ? Quelle main dans l'espace ouvre un désert sans borne Et ferme sur nos pas, comme un Éden perdu.

Le val où labourait notre père éperdu ?

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