DES JEUNES FILLES
Nous avions tout là bas un chaume sur ces crêtes, Un nid qu'on voit d'ici dans la gorge, en ces monts, S'il faut changer de foi, s'il faut changer de noms, Nos pères veulent fuir : à les suivre étant prêtes Nous partons... près de nous marchent nos fiancés Mais nos pieds sont déjà par la fuite lassés. Pour que l'exil moins lourd sur nos fronts d'enfants pèse.
La plaine, à ce qu'on dit reste terre française
Oh I n'allons pas plus loin que la France! — Le soir Les sourires du jour mourant sur nos demeures,
A nos yeux paraîtront ceux mêmes de l'espoir
Et les ailes des vents, dans les funèbres heures,
byGoogk
ieuil porteront comme un chant de la cloche connue, laut, qui remplira la nue absente et nous cherchant :
se à ses poussins venue...
printemps, quand le buisson fleurit, ital parfumant leurs haleines ; boirons, mêleront en ces plaines îurs des fleurettes d'Avril...
CHOEUR d'exilés
sons en garde à qui demeure,
e ! Adieu ! sombres sommets,
[lie et ne s'endort jamais !
3r la mémoire en nous meure,
Strasbourg, dont on voit au lointain
e un mont dans les feux du matin !
^és ! forêts séculaires !
s vents n'agitent les colères !
rs rochers lavés des vertes eaux,
es cieuxnous suivront vos tableaux:
byGoogk