Eh bîen^ sachez, ami, que du bassin géant
Ou des monts de Bourgogne aux bords de l'Océan . La Seine en longs circuits se creuse, obstrué d'îles, Un lit dans les prés verts et les glèbes fertiles...
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La vallée qui s'étend de Vernon par les Andelys aux portes de Louviers, accidentée et pittoresque, renferme cette chaîne de coteaux rocheux dont parlent les Guides et qui donnent en cet endroit aux rives de la Seine tout le charme particulier aux bords du Rhin.
9. Nulle vallée aux yeux n'étale en ses pli3>erts Plus d'espace et d'aspects, ravissants et divers,
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; n'a mieux conservé tant d'empreinte et de traces ss peuples et des rois, des faits, des jours, des races...
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lontre dans la plaine de Bernières un mouvee terrain qui serait un des vestiges du fossé de vallationdu camp de Philippe-Auguste assiéa forteresse des Andelys. Il y a à Portmort un r célèbre et dans la forêt de Bray un autel celtrès connu sous le nom vulgaire de la Table, les fouilles ont mis à nu aux Andelys Templace- [ un camp romain et on retrouve aux environs de lies traces de trois autres de ces camps. On ssi qu'il y avait encore un autel celtique près de aine si anciennement révérée dite de Sainte-CIo- Lux Andelys.
«'est là le Vieux Château célébré par Fontanes : ue ces lieux désolés ont de fastes sanglants I
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t en effet le château de la Roche-Gaillard, près idelys, que Fontanes a célébré dans son élégie \x Château et dont il se plaisait à parcourir les
ruines en rêvant à tous ceux qui les avaient hantées : de Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc de Normandie, qui bâtit, habita et défendit cette forteresse, à Nicolas Poussin et à Pierre Corneille, lesquels tous deux en ont très certainement parcouru souvent les débris ; le premier dans son enfance et le second à diverses dates de son âge mûr.
Le Château-Gaillard soutint un siège de neuf mois contre l'armée du roi Philippe-Auguste. Disputé pied à pied, il fut enlevé d'assaut et, dans le courant des siècles suivants, pris et repris après des fortunes diverses par les armées des deux peuples et les partis belligérants de nos luttes civiles, il serait demeuré malgré les dévastations des guerres et celles du temps un des spécimens les plus complets et les mieux conservés des fortifications au moyen âge, si Henri lY et Louis XIII n'en avaient autorisé la destruction, sur la proposition des États de Normandie. Le donjon presque entier et la plupart des défenses de la seconde enceinte restent encore debout et font l'admiration des visiteurs et la joie des archéologues.
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normand et prenant Dieu pour juge, K Normands y demander refuge .
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tFroissard, en 1334, selon le contiume de Nangis, en 1332, selon pluniqueurs, David Bruce, roi d'Ecosse, ice, vint se réfugier en France et [ta le Château-Gaillard, que le roi ; avait mis à sa disposition, lui lais- B toutes les résidences royales d'alors.
5ul, d'une famille normande, soutenu terre, s'était emparé du patrimoine ans.
rouva des geôliers, des bourreaux.
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scension, en l'année 1315, des sicaire»
oi de France, Louis le Hutin, péné- 3hot où sa femme, la reine Margueî, était renfermée au Château -Gailient « de par le Roy ». Le même Eloy », Enguerrand de Marigny, mi-
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nistre disgracié, était suspendu à une potence « jusqu'à ce que mort s'ensuyve » ; coup double comme on voit. Enguerrand et Marguerite gênaient le fils du bourreau des Templiers : bon chien chasse de race. — La jeune reine lâchement assassinée avait vingt ans.