I II
Sable 300 300
Carbonate de soude 100 100
Carbonate de chaux 50 50
Oxyde de fer des battitures .10 30
Oxyde de cobalt 0,300 1
WH. — Verres verts. — Il semblerait que la coloration verte soit une de celles qui sont le plus facile à obtenir, puisqu’elle se manifeste, à un degré plus ou moins élevé, dans la fabrication de tous les verres blancs.
11 n’en est rien cependant, et on éprouve, au contraire, les plus grandes difficultés à préparer un verre d’une belle teinte verte franche et régulière, surtout si l’on opère en pots découverts, car dans ce cas il est difficile d’éviter la réduction partielle des sels de cuivre qui entrent dans la constitution de ces verres.
Voici des compositions qui donnent de bons résultats:
Pots découverts
Pots couve
Sable
Carbonate de soude . .
Carbonate de chaux. . .
Carbonate de potasse . .
Minium
Nitrate de potasse. . . .
Nitrate de soude ....
Oxyde noir de cuivre . .
Oxyde de fer
Bichromate de potasse .
On obtient un verre vert très foncé en fondant :
Verre blanc 100 kil. »
Oxyde noir de cuivre 250 gr.
Oxyde de chrome ou équivalent en bichromate de potasse 100 à 150 gr.
Le réchauffage des verres verts, de même d’ailleurs que celui de tous les verres colorés, demande à être conduit convenablement si l’on veut que le verre reste transparent. On voit, en effet, quelquefois se produire, pendant la recuisson des verres fort chargés en oxyde, la séparation d’une quantité plus ou moins considérable de ces oxydes, ce qui produit des verres plus ou moins opaques à veines colorées.
On a utilisé cette propriété pour obtenir la reproduction de certains produits naturels. C’est ainsi que la malachite est imitée par un verre tenant en suspension dans sa masse du cuivre à divers degrés d’oxydation.
On obtient un verre d’une couleur émeraude en alliant le bioxyde de cuivre à l’urane; la teinte verte résulte de l’union de la couleur jaune donnée par l’urane avec la couleur bleue du bioxyde de cuivre.
Les verres à l’urane présentent un double reflet : ils sont dichroïques. L’urane ne peut être alliée aux verres plombeux, mais elle réussit fort bien avec les verres à base de potasse.
La composition ci-dessous est fréquemment employée :
119. — Verres violets. — Ils sont tous obtenus avec l’oxyde de manganèse qu’on maintient au maximum d’oxydation par addition de nitrate de potasse.
Sable
Carbonate de potasse.
Chaux éteinte
Nitrate de potasse . . .
Urane
On compose généralement :
Sable
Carbonate de soude . . . .
Carbonate de potasse. . . .
Minium
Carbonate de chaux
Nitrate de soude
Nitrate de potasse
Peroxyde de manganèse . .
Groisil
On obtient un très beau violet améthyste en fondant :
Verre blanc 100
Bioxyde de manganèse. . . 2 à 2,500
Nitrate de potasse 4 à 4,500
120. — Verres jaunes. — On les obtient de différentes façons. Ceux qui sont colorés dans leur masse sont préparés en ajoutant du soufre ou du charbon à du verre blanc fondu. Avec 2 0/0 de soufre on obtient un très beau jaune.
Voici d’ailleurs quelques compositions :
Sable
KOCO2
CaO éteinte
Ecorce de bouleau . .
Soufre en fleur. . . .
Le verre à la soude se colore également, mais la teinte est moins belle qu’avec le verre à la potasse. En -employant du charbon de bois blanc : bouleau ou peu-
plier, on obtient un beau jaune avec les deux compositions :
Sable
NaOCO2 . . .
CaOCO2 . . .
Charbon. . . .
Jaune 'par cémentation.
— Nous avons dit que le verre
pouvait se colorer par une action réductrice prolongée s’exerçant à sa surface. On utilise quelquefois cette propriété pour lui communiquer une teinte jaune superficielle.
A cet effet, la feuille de verre blanc est enduite d’une barbotine formée en délayant dans l’eau une poudre provenant de la fusion de :
Argent fin 1
Régule d’antimoine. 1 Oxyde de fer 3
poudre à laquelle on ajoute de l’oxyde de fer en quantité telle que, pour une partie d’argent, il y ait dix parties, d’oxyde de fer.
Après dessiccation on porte au moufle pendant un quart d’heure; on brasse ensuite pour mettre le verre à
nu.
L’oxyde de fer agit ici simplement en jouant le rôle de médium, de véhicule à la matière colorante. Son mode d’action est le même avec la composition suivante dont on peut encore faire usage :
Chlorure d’argent . . 2 à 25
Oxyde de fer 10
Sulfure de cuivre . . . 0,5
Acide stannique. ... 1
On a remarqué que les verres qui sont les plus susceptibles de prendre le jaune sont ceux qui contiennent de l’arsenic ou du Na Cl.
Préparation des verres teintés jaunes et rouges. — D’après M. Scola, on prépare une dissolution de 6 grammes de gélatine, 1 gramme de nitrate d’argent et 100 grammes d’eau ; on étend ce mélange sur des verres qu’on laisse sécher dans l’obscurité ; on expose ensuite ces verres à la lumière pendant un temps suffisant pour réduire le sel d’argent contenu dans la gélatine, et l’on voit alors se développer une teinte d’un beau jaune clair.
Si l’on prend 2 grammes de nitrate d’argent, la couleur finale peut être d’un jaune foncé.
Si le mélange contient 4 grammes de la même substance, on obtient le rouge foncé et même le brun rouge.
Quand des verres sont préparés avec la solution à 4 0/0 de nitrate, séchés, conservés dans l'obscurité pendant huit jours, puis lavés soigneusement, séchés dans l’obscurité, et enfin exposés au soleil, la gélatine n’offre pas la moindre coloration.
Quand les verres recouverts du mélange à 4 0/0 sont encore humides, exposés à l’action de la lumière, la réduction est tellement complète que la surface gélatinée prend tout à fait l’aspect d’un miroir métallique imparfait. Il est assez curieux que l’argent puisse servir à se défendre lui-même de l’action de la lumière, car la coloration rouge produite est la même que le rouge rubis employé dans ce but.
On pourra peut-être utiliser les réactions mentionnées ci-dessus. En tout cas, c’est un moyen d’obtenir des verres jaunes ou rouges à bon marché.
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