‹ Vers l'abîme (volume 2)Chapitre 27 sur 102 · V. — Vers TAbime. , a · texte numérisé non relu

V. — Vers TAbime. , a

et qu'une décision en date du 23 août 1884, rendue par la S. Congrégation de la Propagande et confirmée par S. S. Léon XIII sur l'appel de notre Ecole, a enjoint à l'Archevêque de Québec et à l'évêque de Montréal de laisser l'Ecole catholique de Médecine de Montréal et ses hôpitaux 'dans le statu quo, c'està-dire dans l'état où elle était avant cette condamnation.

En conséquence de cette décision, le Saint-Père et la S. Congrégation de la Propagande ont annulé la sentence que Sa Grandeur l'Archevêque avait portée Tannée dernière contre la dite Ecole, et particulièrement l'interprétation doctrinale qu'il avait faite des décrets pontificaux en déclarant la -dite Ecole rebelle à l'Eglise. Il suit encore évidemment que la censure ecclésiastique jointe à la dite condamnation et qui n'était qu'une conséquence de cette condamnation, est également annulée. Bien plus, le Saint-Siège reconnaît notre école comme catholique et lui donne ce titre.

En promulguant la sentence de l'Archevêque, Votre Grandeur a fait à l'Ecole des dommages incalculables, surtout cà sa réputation comme Ecole catholique; n'est-il pas juste et nécessaire de réparer publiquement ces dommages?

Voilà pourquoi je prends la liberté, comme Président de cette école, de demander en son nom à Votre Grandeur, de faire connaître à tous les fidèles de votre diocèse, que cette condamnation a été désavouée à Rome par la décision susdite. Votre Grandeur reconnaîtra sans doute la justice de cette demande que nous croyons basée sur un principe indiscutable de droit naturel et de morale chrétienne, à savoir que chacun est tenu de réparer le tort et tout le tort causé au prochain. Il ne nous conviendrait pas d'insister davantage 'sur ce point auprès de Votre Grandeur.

En attendant l'honneur d'une réponse, je vous prie d'agréer, etc.

Ths.-E. d'Odet d'Orsonnens, Prés. E. M. C. M. Montréal, 31 octobre 1884.

]\I. d'Odet d'Orsonnens, président de l'Ecole, reçut de Mgr Antoine Racine, évêque de Sherbrooke, la réponse que voici :

Sherbrooke, 5 novembre 1884.

Ths. E. d'Odet d'Orsonnens, Ecr., Président E. M. C. M.

M. le Président, En réponse à votre lettre en date du 31 octobre dernier, je puis vous donner l'assurance que les fidèles de mon diocèse seront informés sous peu et en temps opportun de la dernière décision du Saint-Siège sur la question universitaire et du fait des nouvelles conditions dans lesquelles se trouve maintenant, par le décret du 23 août 1884, l'Ecole de Médecine dont vous êtes le Président.

J'ai l'honneur d'être, M. le Président, etc.

f Antoine, Ev. de Sherbrooke.

Et de Mgr L. Z. Moreau, évêque de Saint-Hyacinthe, la

suivante :

Saint-Hyacinthe, 5 novembre 1884.

A M. le Président de l'Ecole de Médecine de Montréal.

Monsieur, J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 31 octobre, qui m'est parvenue ce matin, et de vous informer en réponse, qu'en publiant comme je l'ai fait le Décret du 14 août dernier, relatif à Laval et à votre Ecole, j'ai accompli tout ce que les circonstances pouvaient demander de moi. Je ne vois pas ce que j'aurais à faire de plus.

Veuillez me croire, M. le Président, etc.

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