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tant d'années, après avoir écouté avec patience les adversaires comme les partisans de la succursale, après avoir pesé avec scrupule leurs raisons diverses, que la Sacrée Congrégation, afin de rétablir la pais dans tous les rangs et dans toutes les classes de notre société catholique, a émis en termes si formels et si absolus le Décret dont suivent le texte original et la traduction :
(Ici est. inséré le décret, texte latin avec traduction anglaise et française).
En face de paroles aussi solennelles et de commandements aussi précis, que nous reste-t-il à faire, sinon obéir? Filii obedientiœ, fils d'obéissance, comme dit saint Pierre, nous saurons obéir avec générosité, avec promptitude, avec constance. Obéir, on l'a souvent répété, c'est commander à son esprit de croire, à sa volonté de se soumettre, à ses passions de se taire, à ses préjugés de s'effacer, à ses goûts et à ses inclinations de se sacrifier sur l'autel du devoir : autant de victoires nobles et héroïques remportées sur les répugnances de la nature : Vir obédiens loquetur victorias (Prov, 21, 28). Le Pape est l'Evoque des évèques; nous devons, d'après saint Jérôme, lui être soumis connue au père de nos âmes : Esto subjectus pontifici tuo, et quasi animse parentem suscipe, et saint Ignace, martyr : l'écouter comme Jésus-Christ lui-même écoutait son Père céleste : Omnes sequimyii. episcopum, ut Christus Patrem.
Nous n'insistons pas davantage, N. T. C. F., sur cette nécessité de l'obéissance; car Xous savons que, dans le Vicariat, partout ce document apostolique sera reru avec la plus grande vénération et exécuté avec la fidélité la plus exacte. Prions Dieu qu'il en soit ainsi dans toutes les parties du pays. Puissent dorénavant tous les fidèles, abandonnant pour toujours la voie des discussions acerbes et des divisions stériles, marcher dans la paix, l'entente et la confiance mutuelles, unir avec mie entière bonne foi les forces de leur volonté, les lumières de leur intelligence et les ressources
leur fortune, pour établir sur des bases solides cette succursale que le Saint-Père a à cœur de voir se développer et fleurir dans la métropole commerciale du Canada. Que notre jeunesse instruite, fuyant les sources plus ou moins empestées du poison de l'erreur, aille s'y abreuver comme à la fontaine de tous les bons principes. Que l'Université, par la beauté de ses édifices, par l'esprit d'abnégation de ses directeurs, par la science de ses professeurs et par la solidité de son enseignement, devenue un objet d'orgueil national, brille comme un phare de vérité sur cette terre d'Amérique.
A ces causes, le Saint Nom de Dieu invoqué, Nous ordonnons ce qui suit :
1° Le Décret, Cum Universitas Lavallensis ejusque Succursaîis, sera lu et promulgué en langue vulgaire dans toutes les églises et chapelles de ce Vicariat où l'on célèbre l'office divin, le premier dimanche après la réception des présentes.
2° Le clergé et les fidèles de ce Vicariat sont invités à unir leurs prières pendant les exercices du mois de Marie qui va commencer, dans l'intention que les desseins et les volontés du Souverain Pontife sur la succursale de l'Université Laval aient leur plein et entier accomplissement.
Donné à Pembroke, sous notre seing et sceau et le contreseing de Notre Secrétaire, ce vingtième jour d'avril mil huit cent quatre-vingt-trois.
(Signé) t N. Zéphirin, Evêque de Cithère
Par Mandement, et Vicaire Apostolique de Pontiac.
(Signé) F. M. Devine, Secrétaire.
Rome avait parlé, donc pour les évêques la cause était finie.
Mais pour les médecins incompris, déconsidérés et menacés de ruine?... Point!