‹ Vers l'abîme (volume 2)Chapitre 40 sur 102 · Requête des Evêques à la E.eine, . 4 nov · texte numérisé non relu

Requête des Evêques à la E.eine, . 4 nov

Réponse, 20 janv. 1881.

Lettre de Mgr Laflèche, 9 avril 1881.

Lettre de Mgr Bourget, 6 mai 1881.

Lettre de Mgr l'Arch. de Québec, 12 mai 1881.

Déclaration de Mgr Bourget, 20 oct. 1881.

à l'exception de Mgr Laflèche qui déclara ne pouvoir le faire en conscience.

Cependant, dès la première annonce que ce bill allait être présenté au Parlement, Montréal se leva comme un seul homme pour protester et pétitionner contre un monopole si exorbitant qui foulait aux pieds tous les droits des écoles existantes.

L'Archevêque alors déclara que les dépu'és « manqueraient à leur devoir, s'ils rejetaient le bill, vu que le Saint-Si<èjge avait hautement déclaré vouloir qu'on le passât. »

Les députés, ainsi trompés, votèrent le bill, bien qu'à regret et en déclarant qu'ils croyaient que c'était ultra vires et peu respectueux envers leur gracieuse souveraine d'accorder une faveur qu'elle venait de refuser.

Quelques mois plus tard, le Cardinal Siméoni, questionné là-dessus, déclara que le Saint-Siège « n'avait nullement urgé la passation de ce bill, et que les députés n'auraient nullement désobéi au Saint-Siège en le rejetant. »

Eh bien ! n'est-ce pas là cependant toute l'existence légale que la succursale possède; « un bill extorqué au Parlement par les fausses déclarations de l'Archevêque. » C'est triste à dire1.

Le clergé et les laïques s'unirent alors à l'Ecole de Médecine pour demander au Saint-Siège justice en faveur de l'Ecole et révocation du Décret de 1876.

Un décret du 3 septembre 1881 vint au contraire fe confirmer en tous points.

C. La Faculté de Médecine de la Succursale ne prospère pas. Décret de 1883. Interprétation que lui donnent les Êvêques. U École est frappée de censures, puis remise par le Saint-Siège dans le statu quo (1881-86).

La succursale avait triomphé sur toute la ligne; la Faculté

1. Nous verrons, à l'occasion do la division du diocèse dos Trois- Ulvières, que Le cardinal Taschereau a poussé son ait d.' fourbe e! do fauss: ire jusqu'aux limi'os du gi'-nio.

de Médecine avait son Hôpital, la moitié des dispensaires et plus que sa part légitime de la Maternité; malgré tout cela, deux ans après l'obtention du bill, elle n'avait encore qu'une trentaine d'élèves, tandis que l'Ecole de Médecine en avait 150.

L'Archevêque obtint alors un 3,ne décret, celui du 27 février 1883. En vertu de ce décret, qui renouvelait et confirmait les deux précédents, le Saint-Père défend vigoureusement de rien tramer contre l'Université Laval et sa succursale, et ordonne à tous de favoriser selon leurs forces la dite institution.

Ce décret fut immédiatement publié par les évèques de la Province, et presque tous en conclurent avec l'Archevêque « qu'il y avait obligation stricte pour l'Ecole de se séparer de l'Université Victoria, et de cesser de faire concurrence à ]a Faculté de la succursale et par conséquent qu'elle devait se dissoudre. » Mgr Fabre intima de plus à l'Ecole qu'à moins qu'elle ne se désaffiliât immédiatement il défendrait absolument aux Sœurs de l'Hô tel-Dieu et de la Maternité de la recevoir plus longtemps dans leurs murs. L'Ecole répondit : 1° que ce n'est point elle qui a mis obstacle a l'exécution du décret de 1876, ni violé les contrats passés entre elle et la succursale; 2° que bien qu'elle eût été chassée injustement et ignominieusement de la succursale, elle n'en était pas moins déterminée à remplir tous ses engagements envers cette succursale; 3° qu'elle attendait toujours la réponse à l'appel qu'elle avait fait au Saint-Siège, il y a 4 ans, et qu'en attendant, elle s'en tenait au Statu quo.

Mgr Fabre, ne faisant en cela qu'exécuter l'ordre de l'archevêque, déclara alors l'Ecole « rebelle au Saint-Siège », et força les Sœurs de l'Hôtel-Dieu, de la Providence et de la Maternité, ainsi que les Sœurs Grises de la renvoyer de leurs différents établissements1.

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