e Décret, 13 sept
3e Décret, 27 fév. 1882.
Mandement de Mgr Fabre, 25 mai 1883.
Lettres de Mgr Fabre à l'Ecole de Médecine, 25 mai 1883.
Déclaration de l'Ecole, 6 avril 1883.
L'Ecole eu appela de. ce jugement aux évêques de la Province chargés par le Saint-Siège d'organiser la succursale en union avec Laval; elle fit servir en même temps un protêt à l'Hôtel-Dieu pour violation de contrat. L'appel cette fois-ci fut accepté, et le comité noimmié par les évêques, ayant cité l'Ecole à son tribunal et écouté ses raisons, confirma la décision de Mgr Fabre. '
Le 27 juillet 1883, Mgr Fabre, Mgr Moreau, et Mgr Racine publièrent un Mandement déclarant que l'Ecole était « en rébellion » avec le Saint-Siège et qu'en conséquence : 1° l'Hôtel-Dieu était libre de tout engagement avec elle; 2° les Processeurs et les élèves de l'Ecole ne pouvaient être admis aux sacrements. L'Ecole envoya aussitôt le Dr Desjardins présenter un appel au Saint-Siège, et peu de temps après, le Cardinal Siméoni signifia à Mgr Fabre « l'ordre de laisser l'Ecole subsister en paix et jouir du droit de desservir l'Hôtel-Dieu et la Maternité comme par le passé. »
Mgr Fabre permit aussitôt à l'Ecole d'annoncer le fait clans les journaux et de continuer ses cours sans être moleslée. Puis, vint le nouveau déljgaé apostolique, Mgr Smeudeis, avec plein pouvoir d'examiner par lui-même l'état des choses et de décider ce qu'il y avait à faire. Il étudia la question pendant plusieurs mois, acquit la conviction : 1° que le décret de 1883 ne devait point être interprété comme voulant la destruction de l'Ecole, 2° qu'il fallait, par conséquent, la laiss c in statu quo ou l'affilier à la succursale en lui laissant son autonomie.
Dès que l'Archevêque connut ces dispositions de Mgr Smeulders, il partit pour Rome et obtint le décret du 14 août 188 J '.
Ce décret déclare : 1° que le Saint-Siège maintient la succursale; 2° qu'il regrette que l'union de l'Ecole avec la succursale et sa séparation d'avec Victoria n'aient pas eu lieu;
1. Appel au Saint-Père, 24 avril 1883. Appel au Saint-Père, 22 mai 1883.
lité épiscopal, etc., 27 mai 1883.
Condamnation, etc., 25 juin.
3° que vu les circonstances, on laisse l'Ecole in statu quo; 4° qu'enfin, en vue des besoins extraordinaires de la Succursale, on retiendra sur chaque messe basse, payée dans la Province et dite à l'étranger, pour le bénéfice de la Succursale, cinq centins (25 centimes) 1.
Dans ce décret, il n'est dit mot de révocation des Mandements qui avaient frappé de censures l'Ecole de Médecine. Laval et ses journaux s'empressèrent donc de publier partout que « l'Ecole n'était que tolérée ad duritiam cor dis, et en attendant. » L'Ecole réclama auprès des Evoques et de Mgr Smeulders contre cette interprétation. Les Evèques ne tinrent nul compte des plaintes de l'Ecole, et Mgr Smeulders, qui avait pu lire dans les journaux ce que Mgr l'Archevêque avait écrit de lui (c'est-à-dire qu'il était « un uom-o cucinato ») fut rappelé peu de temps après et renvoyé dans son couvent sans qu'on lui permît de rendre compte de sa mission ni de se justifier de sa disgrâce. Et Catholiques et Protestants stupéfaits de dire d'une voix : Est-ce possible! Quant à l'Ecole de Médecine, elle se demande avec douleur pour quel crime elle a mérité d'être traitée de la sorte, c'est-à-dire d'être déshonorée et ruinée, car elle comprend très bien que, malgré la faveur que lui conserve le public, elle est condamnée a mouiir dans un prochain avenir, et ses membres, tous pères de famille, à être réduits à l'indigence.
Et à présent, clergé et fidèles demandent avec anxiété et la honte sur le visage : « Que devons-nous répondre aux Protestants qui ricanent? » Et le clergé encore plus affligé, demande : « Que devons-nous répondre aux fidèles qui se disent scandalisés de voir Laval faire usage de l'argent des messes pour ruiner des pères de famille inoffensifs? »