‹ Vers l'abîme (volume 2)Chapitre 58 sur 102 · Archevêché de Québec · texte numérisé non relu

Archevêché de Québec

4 juin 1883.

Très Révérend M. T.-E. Hamel, Prêtre, Vicaire Général. — Québec.

Monsieur le Grand-Vicaire, Quoique dans mon mandement du premier courant j'aie déjà fait connaître implicitement ce que je pense de la manière injuste, déloyale et peu chrétienne dont vous avez été traité par des personnes de qui on était en droit d'attendre plus de justice, je crois devoir dire aujourd'hui explicitement que vous n'avez rien perdu de mon estime et de ma confiance. Je vous connais de trop vieille date, et vous ai vu de trop près à l'œuvre pour ne pas continuer de croire à votre orthodoxie et à la vérité de votre parole. Et tous ceux qui vous connaissent seront de mon avis.

On m'a si souvent prêté à moi-même des intentions auxquelles 5e n'ai jamais songé, des paroles que je n'ai jamais proférées, des actes qui n'avaient pas même le mérite de la vraisemblance, que pour ce qui me regarde, je ne m'étonne ni me soucie guère de tous ces cancans. On va même jusqu'à m'en faire un reproche.

Ce n'est pas que je reste indifférent aux brèches que font à la vérité, à la charité et à la justice, ceux qui inventent ou propagent des accusations mal fondées. C'est toujours un grand malheur, et souvent un véritable scandale qu'on ne saurait assez déplorer. La renommée aux cent bouches les colporte et les amplifie, de sorte que bon nombre de personnes d'ailleurs bien intentionnées finissent par dire : 11 faut bien que ce soit vrai, puisque tout le monde le dit. C'est aussi sur quoi l'on compte pour le succès de ces œuvres de ténèbres.

Oui! œuvres de ténèbres, car pendant des mois et même des années entières, on confie à tout venant le secret perfide, et l'on se garde bien de le dévoiler à celui-là seul à qui l'on pourrait le dire sans péché et avec espoir de faire cesser le désordre que l'on croit exister. On se fait étrangement illusion en croyant de servir la religion de cette manière. . '

Quand par hasard l'autorité en entend parler, c'est sous forme de rumeur vague qui ne saurait donner lieu à une action. On ne peut raisonnablement exiger qu'elle soit toujours à guetter les cancans qui circulent et à les juger.

Je vous permets de publier cette lettre, si vous le jugez à propos.

Veuillez agréer, etc.

(Signé) f E -A., Archevêque de Québec,

trop honnête pour plaider devant les congrégations romaines; » sans doute M. Hamel nierait.

Cela devrait être suffisant pour S. G., qui pourrait dire à M. Hamel : Je vous connais de trop vieille date pour ne pas croire à la vérité de votre parole!

Supposons que dans une autre occasion, devant au moins deux prêtres, M. Hamel ait exprimé l'espoir que Pie IX, de sainte mémoire, ne serait pas assez fou pour amener devant le Concile du Vatican la question de l'infaillibilité du Pontife Romain; nul doute, M. Hamel nierait ce propos, et S- G. d'ajouter : Je vous connais de trop vieille date pour ne pas croire à votre orthodoxie et à la vérité de votre parole I

Supposons, puisque nous sommes sur le terrain des hypothèses, que l'on accuse M. Hamel d'avoir tenu la proposition suivante : « Qu'à Rome, surtout depuis l'occupation de la Ville Eternelle par les troupes de Victor-Emmanuel, on avait fini par comprendre qu'il était désormais inutile de se battre à coups de principes, et qu'on avait inauguré une politique de concessions réciproques », nous entendons le s avant a.bbc opposer une dénégation énergique, et S. G. l'Archevêque lui dire : « Je vous connais de trop vieille date pour ne pas croire à la vérité de votre parole! »

Une dernière supposition, car nous ne voulons pas abuser de la patience du tribunal.

Que répondrait M. Hamel, s'il était accusé d'avoir dit à un jeune homme, sur le ton du persiflage, qu'il y avait maintenant des crucifix dans toutes les salles de l'Universitrs Laval, et d'avoir ajouté, lui prêtre, Grand Vicaire, haut fonctionnaire ecclésiastique, ces paroles qu'un impie ne désavouerait pas : « D'après ce que m'a dit Mgr Conroy, il paraît qu'on jugeait que c'était une condition d'orthodoxie 1 1 La jeunesse n'a plus rien à craindre maintenant, il y a des crucifix partout, même dans la salle de droit ! ! ! »

Sans doute, M. Hamel se récrierait et opposerait à L'idée de lui prêter ce langage quasi blasphématoire, la plus éner-

gique des dénégations, et S. G. l'Archevêque de Quéhe: pourrait lui dire : « Je vous connais de trop vieille date, et je vous ai vu de trop près à l'œuvre pour ne pas continuer de croire à votre orthodoxie et à la vérité de votre parole. »

Et forcément, toutes ces suppositions devraient s'évanouir, disparaître à jamais.

Et pourtant, ces suppositions n'en sont réellement pas, et aussitôt que S. G. l'Archevêque de Québec nous le permettra, nous lui prouverons que M. Hamel a émis toutes, et chacune de ces opinions, qu'on ne pardonnerai!: certainement pas à un laïque qui se dit bon catholique.

Rien ne sert à S. G. de connaître M. Hamel depuis si longtemps, et. de l'avoir vu de si près, si réellement elle le connaît enecre assez peu pour vanter son orthodoxie et proclamer l'infaillibilité de sa parole.

Malgré sa foi robuste en M. Hamel, S. G. l'Archevêque a cru qu'il valait mieux ne pas exposer son Grand Vicaire aux ennuis d'une enquête judiciaire; et à nos demandes répétées de citer M. Hamel devant le tribunal de son Officialité, S. G. a censtamment répondu par un refus-

Après avoir attaqué le Dr Landry, après l'avoir faussement dénoncé à tout son archidiocèse, après l'avoir, en un mot, indignement diffamé dans sa réputation, S- G. l'Archevêque de Québec ne pouvait mieux perpétrer l'acte injuste qu'il avait commencé, qu'en refusant ensuite au Dr Landry le droit sacré de se défendre, de prouver son innocence, de confondre ses 'calomniateurs, en faisant, contre eux et contre M- Hamel en particulier, une enquête destinée à les mettre sous leur vrai jour-

5° — Déni de justice. — L 'histoire de ce déni de justice est consignée dans les trois réponses données par S- G. l'Archevêque aux trois lettres que j'avais l'honneur de lui écrire le 18 juin, le 8 et le 19 juillet-

Trois f;;i:s bien importants ressortent de cette correspon-

dance : le premier, c'est la déclaration de l'Archevêque luimême que sa lettre du 4 juin, écrite à son Grand Vicaire, est un jugement prononcé, ex parte, par S. G. dans l'affaire Landry-Hamel.

Or, sa. lettre est l'explication de son mandement, c'est la déclaration de la portée qu'il faut donner à cette importante pièce.

Donc, Mgr l'Archevêque affirme lui-même qu'il s'est prononcé contre le Dr Landry lorsqu'il écrit : « Je me suis prononcé dans une lettre destinée à devenir publique- »

La culpabilité de l'Archevêque, et son incontestable partialité ne sauraient être mieux établies : nous avons son propre aveu.

Un deuxième fait qui ressort de cet échange de lettres, c'est la précipitation avec laquelle S. G. l'Archevêque de Québec se hâte, en déclarant son incompétence, d'écarter ou -d'étcuffer toute procédure qui pourrait être dirigée contre son Grand Vicaire. Il n'attend même pas que la dénonciation juridique du Dr Landry soit filée au tribunal régulier; de suite, sans savoir ce qui en est, ignorant complètement la nature de l'action que doit porter le Dr Landry, il décrète que,

« S'il s'agit de quelque chose se rapportant au démêlé entre le Dr Landry et M. Hamel, c'est au Saint-Siège que l'on doit s'adresser, vu qu'il s'est prononcé dans cette affaire et que l'Offieialité ne saurait réformer son jugement. »

La prudence la plus élémentaire condamne une telle précipitation; le droit canon indique une toute autre ligne de conduite à suivre.

Le troisième fait que met à nu la correspondance en question, c'est, il nous fait peine de le dire, le peu de mémoire de S. G. L'Archevêque commence par m'écrire :

« S'il s'agit de quelque chose se rapportant au démêlé entre le Dr Landry et M. Hamel, vous devez vous adresser au Saint-

iège, parce que je me suis déjà prononcé sur cette affaire, et ae l'Officialité ne peut réformer mon jugement. »

Je demande à S. G. où est ce jugement que l'Officialité e peut réformer. Elle me répond :

« Le recours au Saint-Siège, dont je vous ai parlé dans ma ttre du 21 juin, n'est pas un appel contre un jugement de ma irt. Voyant l'affaire portée devant le public, je me suis prononcé ins une lettre destinée à devenir publique. »

Le motif donné par Monseigneur pour expliquer son jnsrvention, n'est rien moins qu'étonnant : « Voyant, dit-il, l'aflire portée devant le public, je me suis prononcé. »

Il y a un fait bien grave que Sa Grandeur ne doit pas oublier, est que l'affaire a été portée devant le public par S- G. ellelême. C'est M. Hamel, du moins, qui nous l'affirme lorsqu'il sait au Dr Landry qu'il va faire publier sa lettre du 30 avril, laquelle il a soumise à Mgr l'Archevêque avant de la lui îvoyer. »

M. Myrand, écrivant sous la dictée de M. Hamel n'est pas icins explicite : « M. l'abbé Hamel, « après avoir antérieuiment soumis » à l'Archevêque la correspondance échangée itie lui et le Dr Landry, à ce sujet, la publia tout entière ans le Journal de Québec- »

Une seconde fois, M. Myrand nous informe de ce même fait : Quand M. le Grand Vicaire s'est présenté devant Mgr Taslereau « pour lui soumettre la correspondance qu'il jugeait écessaire de publier, etc. »

L'affaire n'a donc été portée devant le public qu'après ue Mgr l'Archevêque eut été consulté sur l'à-propos de ce rooédé. C'est l'Archevêque lui-même qui a. autorisé M. Hamel

en agir ainsi.

En définitive, et c'est évident, c'est l'Archevêque lui-même ni a porté l'affaire devant le public. Nous avons donc raison admirer tout l'aplomb de cette affirmation : « Voyant l'af-

faire portée devant le public ( ! !), je me suis prononcé dans une lettre destinée à devenir publique. »

Pareille assertion ne saurait toutefois en imposer à qui que ce soit.

III. — L'intervention de l'Université Laval. — Le Dr Landiy, pendant vingt-sept ans, avait été professeur titulaire de l'Université Laval. Depuis la fondation de cette institution, il occupait une chaire des plus importantes dans la Faculté de médecine, et toute la ville de Québec peut l'attester, la province entière peut le proclamer, la présence du Dr Landry à l'Université Laval faisait rejaillir sur elle un vif éclat de science, comme elle en était en même temps un gage d'orthodexie dans ses enseignements sur les matières de la Faculté.

Il y a deux ans et demi, le Dr Landry, devenu paralytique, ne pouvant plus marcher, demanda à se retirer de l'enseignement. En réponse, le Recteur de l'Université Laval lui éciivit la lettre suivante :

« J. -Etienne Landry, Ecr. M. D.

» 13 avril 1881.

» Monsieur, J'ai l'honneur et le regret d'accuser réception de la lettre par laquelle vous demandez votre retraite de l'enseignement universitaire.

» Je vous assure que je serais heureux de vous répondre par un refus, mais je comprends trop que votre âge, vos longs services et vos souffrances vous donnent droit au repos.

» Je serai donc forcé de mettre votre lettre devant le prochain Conseil, qui aura lieu, la semaine prochaine.

» Agréez, Monsieur, l'assurance des sentiments tout dévoués avec lesquels je demeure, votre très obéissant serviteur,

» M. E. Méthot, Pire, R. U. L. »

Quelques jours plus tard, la démission de M. Landry fut acceptée et, dans une séance solennelle, publique, le Recteur, dans son rapport académique pour l'année 1830-81, preiionça,

dans la grande salle de l'Université LavaL les paroles suivantes, gui soulevèrent d'enthousiastes applaudissements :

« Un de nos plus tunciens professeurs, M. le Dr Landry — à raison de son âge ett de ses infirmités — a cru devoir résigne? la chaire importante qu'il occupait dans la Faculté de médecine depuis la fondation de l'Université. Remplie d'estime et d'admiration pour sa science profonde, pour son dévouement et son noble caractère, pénétrée aussi de la plus vive reconnaissance pour ses longs services, l'Université n'a pas consenti à rompre tous les liens qui attachaient M. le Dr Landry, et elle l'a nommé professeur honoraire de la Faculté de médecine. » (Voir An. de l'Université Laval. Année 1881-82, p. 48).

Cette vive reconnaissance ne devait pas être de bien longue duiée, et ceux qui en étaient si pénétrés s'assemblèrent le quatrième jour de juin dernier pour passer la résolution suivante :

« Que vu la conduite tenue par M. le Dr J. E. Landry à l'égard de M. le Grand Vicaire Hamel, ancien recteur de l'Université, le titre de professeur honoraire cesse d'être attribué au dit M. le Dr J. E. Landry. »

L'Electeur, cet organe libéral que l'on connaît, annonçait le 5 juin cette nouvelle au public, en même temps que le Dr Landry recevait la notification officielle du fait :

4 Le Conseil universitaire a décidé, dit-il, à une réunion tenue hier matin, d'expulser M. le Dr Landry comme professeur honoraire de l'Université Laval. » (Electeur, n° 5 juin 1883).

L'Université Laval, volontiers nous l'admettrons, est un ccips puissant dans notre pays, occupant une position élevée et commandant l'attention du public. Aussi la censure qu'elle a infligée au Dr Landry a-t-elle une gravité considérable et constitue-t-elle une diffamation du caractère le plus tranché?

Et peurquoi tant de rigueur? Pourquoi cette vengeance? Ah ! c'esl parce que M. Hamel était un des membres du

Conseil universitaire! On a épousé sa querelle; on s'est autorisé de la conduite elle-même de l'Archevêque de Québec et, sans pitié comme sans justice, on a frappé. On a frappé sur l'une des gloires, j'ose le dire, les plus pures de l'Université Laval et, sans forme, de procès, on a mis à la porte l'un des fondateurs de cette institution.

Et jl s^est trouvé un journal officieux qui, puisant ses renseignements aux sources les plus autorisées, a affiché cette humiliation en la publiant dans ses colonnes-

La lettre que le Dr Landry a écrite dans cette circonstance, en réponse au secrétaire de l'Université Laval, qui avait eu l'honneur (1) de lui annoncer cette tristesse, contient la meilleure appréciation qui puisse être faite de cet acte arbitraire et essentiellement injuste.

IV. — La conduite de l'Officialité. — Considérons-la avant et après la dénonciation juridique du Dr Landry.

1° — Avant la dénonciation. — Le premier acte officiel qu'ait fait, le tribunal de l'Officialité, c'a été de confier à son prcmoteur une mission spéciale en date du 30 octobre 1882.

M. l'abbé Lemieux, qui avait eu une conversation avec le Dr Landry sur la franc-maçonnerie, la crut assez grave peur allei la rapporter à M. le Grand Vicaire C Et. Legaré. Celui ci écrivit à M. Bégin, promoteur de l'Officialité, lui enjoignant d'aller chez le Dr Landry et d'obtenir de lui certains renseignements.

M. Bégin obéit. Il alla chez le Dr Landry, eut avec lui cette cenversation qui incrimine M. Hamel et accomplit ainsi celte première partie de la mission qu'il avait reçue- Mais il lui incombait un autre devoir, celui de faire officiellement rapport de sa mission au tribunal même qui la lui avait officiellement donnée. Comment s'en aequitta-t il?

Les documents sont là pour l'établir.

Ive 23 juillet, j'écrivis à M. le chancelier de l'Officialité, lui

demandanl une copie du rapport qu'avait dà faire M- l'abbé Bégin.

M. le chancelier me répond :

« Il n'existe pas de rapport fait par le Révérend L. N. Bégin, promoteur de l'Officialité, au président de ce tribunal, sur le résultat de la mission officielle remplie par ce Monsieur auprès du Dr Landry, de Québec, vers la fin d'octobre ou au commencement de novembre dernier * ».

El voilà comment on procède à l'Officialité de Québec..., surtout quand on veut qu'il n'existe pas de pièces compror mettantes pour un Grand Vicaire.

Il est évident, en effet, que le président de l'Officialité, voyant que l'enquête commencée par lui menaçait de mettre en relief les opinions plus qu'étranges de M. le Grand Vicaire Hamel, a cru plus prudent de ne pas exiger de M. Bégin qu'il fît un rapport régulier sur le résultat de sa mission.

1. lre Réponse du Chancelier à M. Landry. OfficialitJ mttropolitame de Québec

Québec, le 23 juillet 1883.

. A.-C.P.-R. Landry Ecr., M. P., Villa Mastaï. — Québec

Monsieur, En réponse à votre lettre d'aujourd'hui :

1° Il n'existe pas de rapport fait par le Révérend M. L.-N. Bégin, promoteur de l'Officialité, au président de ce tribunal, sur le résultat de la mission officielle remplie par ce Monsieur auprès du Dr Landry de Québec, vers la fin d'octobre ou au commencement de novembre dernier.

2» Vous trouverez ci-joint une copie certifiée authentique du Mandement de Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque de Québec, en date du 1er juin de la présente année, sur les sociétés secrètes.

3'-> Je vous transmets également, après les avoir reconnues et scellée.-; du sceau de l'archidiocèse, les copies des différentes lettres composant la . correspondance échangée entre Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque, le Très Révérend M. Cyrille-Etienne Legaré, le Chancelier de l'Oifî-* cialité et vous même jusqu'à ce jour, ainsi . que la copie de la lettre écrite par S. G. Mgr l'Archevêque le 4 juin dernier, au Très Rév. M. Thomas-Etienne Hamel, Vicaire-Général.

Agréez, Monsieur, l'assurance de mon entier dévouement.

(Signé) C.-A. Marols, Prêtre, Chancelier.

Pour vraie copie, L.fS.

(Signé) C.-A. Marois, Prêtre, Chancelier. Québec, 26 juillet 1883.

C'est un moyen comme un autre d'étouffer la vérité. Ce n'est pas seulement une fois que nous voyons l'Officialité y avoir recours.

Quand nous nommons l'Officialité, qu'il soit bien compris que nous n'entendons parler que de son président-,

2° — Après la dénonciation- — Le président de l'Officialité ayant reçu le 23 juillet la dénonciation juridique du Dr Landry, régulièrement produite avec une lettre du soussigné expliquant toute la cause, donna la réponse suivante, en date du 25 : « Comme S. G. Mgr l'Archevêque vous l'a déjà déclaré à diverses reprises que c'est au Tribunal suprême de Rome que vous devez nous adresser dans le cas actuel, vous n'avez pas d'autre voie à suivre 1. »

Je demandai alors au président de vouloir bien, puisqu'il se récusait, me donner un document juridique établissant ce fait et énumérant les motifs d'une telle récusation %

,1. Lettre de Cyrille Légaré, Officiai, au Dr Landry, 25 juillet 1883.

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