DE A.-C.-P.-R. LANDRY
M- Landry ne veut rien dissimuler de la cause qu'il traite et il poursuit ainsi :•
49. Et pour plus ample réfutation apportée à la Réponse de S- G. l'arch. de Québec, nous reproduisons textuellement cette réponse elle-même, ayant soin de faire suivre chaque assertion de S. G. de quelques observations qui en feront connaître le peu de valeur. Voici cette réponse : j
I. Injustice et imprudence dans le mandement du 1er juin 1883;
II. Injustice et imprudence dans une lettre du 4 juin 1833, adressée à M. le Grand-Vicaire Hamel et publiée dans les journaux :
III. Déni de justice dans le refus de l'archevêque et de son officialité de recevoir la plainte de M. Landry contre M. le Grand- Vicaire Hamel. »
Mgr oublie ici une quatrième accusation des plus graves, celle de sa complicité avec son Grand-Vbaire (Nos. 2 et 3).
Le mandement est non seulement injuste et imprudent, mais nous prouvons (Nos. 6, 7, 8, 9, 16 et 17) qu'il est diffamatoire, en même temps qu'il est une protection efficace accordée à la franc-maçonnerie. Le déni de justice n'est pas dans le refus de recevoir la plainte, mais de l'étrange détermination de ne vouloir plus procéder après l'avoir reçue-
51. « Avant d'entrer on matière il est bon de remarquer que M. Landry publie avec complaisance des extraits du cinquième
Concile de Québec et une lettre de S. Em. le Cardinal Barnabe-, 23 mars 1873, recommandant aux écrivains la modération, la charité, le respect envers les adversaires et particulièrement envers les autorités ecclésiastiques et civiles.
Or, comment M. Landry a-t-il observé ces prescriptions envers son archevêaue? »
S- G. ne doit pas ignorer que les prescriptions du 5e Concile provincial et celles de S- Em. le Cardinal Barnabo regardent les écrivains qui font ce que M- Hamel a fait, qui discutent dans la presse; elles ne s'appliquent nullement au style des pièces judiciaires. J'ai parfaitement le droit d'accuser mon archevêque, de le traduire devant le tribunal compétent et de prouver là la vérité de mes accusations-
S. G. elle-même m'a donné l'exemple en plus d'une occasion et je suis encore loin de cette perfection qu'il a su 'atteindre, dans le genre, lorsqu'elle a écrit ses « remarques ^ur le mémoire de l'Evoque des Trois-Rivières sur les difficultés religieuses en Canada. » J'avais donc raison d'invoquer l'autorité du 5e Concile de Québec et celle de S. Em. le Card. Barnabo contre M. Hamel, parce que celui-ci écrivait dans les journaux. D'un autre côté, Mgr l'archevêque ne peut pas invoquer les mêmes autorités que moi, pour la simple raison que je n'écris pas dans les journaux; je plaide devant un tribunal compétent. Tout ce qui suit est conséquemment hors d'œuvre :
Il l'appelle un diffamateur public, un imprudent, un malveillant, un homme à qui la froide raison manque, un homme qui a usé de son autorité pour dénaturer les faits, répandre l'erreur, attaquer injustement M. Landry en se faisant le complice de M. Hamel. Le mandement de Mgr l'archevêque, selon M. Landry, est un bien triste document qui a causé une stupéfaction impossible à décrire; contraire aux règles élémentaires de la justice et de la charité; une protection efficace pour la franc-maçonnerie. Voilà quelqu s échantillons des aménités de M. Landry. »
Nous sommes bien navré qu'irs ne soi3nt pas du goût de
S. G., mais il est une chose qui doit attrister encore plus l'archevêque, c'est le fait que nous ne nous contentons pas de dire de telles aménités, mais que nous prouvons les graves accusations qu'elles comportent.